1966, UNE ANNEE CHARNIERE POUR L’EUROPE SPATIALE


1966 va marquer un basculement dans l’histoire de l’Europe spatiale. Ce seront les derniers succès de la fusée Europa I avant une série d’échecs qui conduiront à une réorientation vers un nouveau lanceur de satellites, Ariane.

Le 23 mai 1966, le CECLES (Centre européen pour la construction de lanceurs d'engins spatiaux) ou en anglais ELDO (European Launcher Development Organization) lance avec succès la fusée Europa 1 (il s’agit du 4e lancement réussi depuis 1964) depuis la base de Woomera en Australie. Pour la première fois, le premier étage est complété par une maquette de ce que sera l’étage supérieur du lanceur complet. Le 14 novembre la performance est rééditée, toujours depuis Woomera.

Les Européens, pour lancer leurs satellites, devaient jusqu’alors avoir recours aux deux seuls fournisseurs de lanceurs, les Etats-Unis et l’Union soviétique. Pour s’affranchir de ces contraintes, certains Etats européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Belgique) et l’Australie (qui fournira la base de lancement de Woomera) créent le CECLES/ELDO (ancêtre de l’Agence spatiale européenne) et décident, au cours des années 60, de construire le lanceur spatial Europa.

Les trois principaux Etats-membres se chargent chacun d’un étage :

  • Le Royaume-Uni qui, pour des raisons financières, avait décidé d’arrêter en 1960 le développement de son missile Blue Streak ; les concepteurs d’Europa décident de réutiliser ce missile comme premier étage.

  • La France, qui avait mené avec succès le programme de fusées Diamant, fournit le second étage baptisé Coralie.

  • L’Allemagne construit le troisième étage Astris.

Mais, après les succès de 1966, l’avenir s’obscurcit. Des moyens limités et surtout une absence de coordination entre les différents contributeurs conduisent à une série de 5 échecs de lancements entre 1967 et 1970. Le Royaume-Uni et l’Italie quittent le projet. L'évolution rapide du marché des satellites de télécommunications nécessitait de pouvoir placer en orbite géostationnaire une plus grande charge utile. Une nouvelle version de la fusée, Europa II, est conçue pour lancer 360 kg au lieu de 200. Un premier exemplaire est lancé le 5 novembre 1971 depuis Kourou en Guyane: nouvel échec qui amène les Européens à mettre fin au programme Europa en 1972.

Les leçons tirées du déroulement de ce projet et l'expérience acquise sur le plan technique seront à l'origine d’une réorientation du programme spatial européen :

  • Un nouveau cadre institutionnel est créé avec l’Agence spatiale européenne (1975) ;

  • Le développement d’un nouveau lanceur est confié au Centre national d’études spatiales français (CNES) ;

  • La France prend la plus grande part du financement (62,5%) ;

  • De nouveaux partenaires seront associés au fil du temps (les pays nordiques, l’Autriche, le Canada) ;

  • Une nouvelle fusée, plus simple, Ariane, sera développée avec le succès que l’on connaît ; le premier lancement aura lieu le 24 décembre 1979.

Cette nouvelle naissance de l’Europe spatiale sera, elle, couronnée de succès.


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