Brexit encore: Galileo et le Royaume-Uni


La participation du Royaume-Uni à la constellation européenne Galileo de géolocalisation par satellites est devenue l'un des principaux points de friction des négociations sur le Brexit.

Avec 22 satellites en orbite et bientôt 26, Galileo offre un service bien plus précis que le GPS américain. Il a déjà été sélectionné par Samsung et Apple pour leur dernier modèle de téléphone et répond au souhait de l'Union européenne de s'affranchir de sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis pour la géolocalisation.

D'après des informations publiées le 26 mars, la Commission européenne aurait demandé à l'Agence spatiale européenne de se préparer au scénario d'une exclusion totale du Royaume-Uni de ce programme. Objectif pour l'UE: s'assurer que son programme spatial pourra continuer sans encombre après la date officielle du Brexit en mars 2019, même en l'absence d'un accord préalable avec Londres.

Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, menacerait désormais de « saboter » la constellation de satellites Galileo, en bloquant un transfert de technologie sur la cryptographie entre l'entreprise CGI UK (implantation britannique d'une entreprise canadienne) et Thalès. Le ministre de l'Economie, Greg Clark, brandissait déjà la menace d'une réclamation de 1,4 milliard d'euros, le montant qu'aurait investi le Royaume-Uni dans Galileo, si l'accès lui en était refusé après le Brexit.

Pour compléter le tableau, le gouvernement de Theresa May laisse croire que faute d'accès à Galileo, il pourrait lancer un ensemble de satellites concurrent.

L'agence européenne chargée d'exploiter les satellites de Galileo confirme que ce programme, entièrement financé par la Commission européenne, pourrait être moins ouvert aux entreprises britanniques après le Brexit.

Elle souligne aussi que le Royaume-Uni n'aura plus accès au PRS (public regulated service), la combinaison de fréquences cryptées et sécurisées du système Galileo qui sert aux opérations militaires. Le téléport de Swanwick en Angleterre, chargé de la sécurité des satellites Galileo, a déjà été transféré en Espagne.

Galileo offre plusieurs services ouverts et libres d'accès pour les utilisateurs de mobiles, certaines applications commerciales, et les services publics de sauvetage pour géolocaliser les personnes en détresse. Par contre le service PRS n'est pas libre d'accès et réclame des codes militaires.

Si Londres veut utiliser le PRS pour son armée, cela peut certainement se négocier. Mais Bruxelles ne veut pas que les Britanniques restent dans les instances de gouvernance du PRS et gardent voix au chapitre sur son utilisation. Bruxelles n'a pas investi 10 milliards d'€ dans cet outil lui permettant de devenir autonome par rapport à Washington pour en confier la clé aux Britanniques...

D'après lesechos.fr


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