LE PARLEMENT EUROPÉEN SE MET EN ORDRE DE MARCHE


747[1] députés européens élus ou réélus fin mai 2019 ont eux-mêmes élu le 3 juillet :

  • Leur président pour un mandat de 2 ans et demi, David Sassoli, italien et membre du groupe socialistes et démocrates européens.

  • Leurs 14 vice-présidents, élus pour 2 ans et demi, dont aucun n'est français.

  • Leurs 5 questeurs, chargés des affaires administratives (organisation des travaux, etc), dont deux Français, Anne Sander (Les Républicains, groupe P.P.E.) et Gilles Boyer (La République en marche, groupe Renaissance Europe).

Les députés se sont répartis en 20 commissions et 2 sous-commissions permanentes où s'effectue l'essentiel du travail parlementaire:

  • affaires étrangères ;

  • droits de l'Homme ;

  • sécurité et défense ; Nathalie Loiseau (L.R.E.M.) en est la présidente

  • développement ;

  • commerce international ;

  • budgets ;

  • contrôle budgétaire ;

  • affaires économiques et monétaires ;

  • emploi et affaires sociales ;

  • environnement, santé publique et sécurité alimentaire ; Pascal Canfin (L.R.E.M.) en est le président

  • industrie, recherche et énergie ;

  • marché intérieur et protection des consommateurs ;

  • transports et tourisme ; Karima Delli (E.E.L.V) en est la présidente ;

  • développement régional ; Younous Omarjee (La France insoumise) en est le président

  • agriculture et développement rural ;

  • pêche ;

  • culture et éducation ;

  • affaires juridiques ;

  • libertés civiles, justice et affaires intérieures ;

  • affaires constitutionnelles ;

  • droits des femmes et égalité des genres ;

  • pétitions.

La diversité des intitulés montre l'étendue des préoccupations des parlementaires, même si leurs pouvoirs sont limités dans certains de ces domaines !

Les groupes politiques, auxquels se sont affiliés les députés, sont les suivants :

  • Le Parti populaire européen (P.P.E.) comprenant 182 députés (président Manfred Weber D) dont les 8 députés français Les Républicains (L.R.).

  • L'Alliance progressiste des socialistes et démocrates européens (S.& D.) regroupant 154 députés (président Iratxe Garcia -E-) dont 5 d'Envie d'Europe écologique et sociale (liste de Raphaël Glucksmann).

  • Renaissance Europe (ex A.L.D.E.) rassemblant 108 députés (président Dacian Solos -RO-) dont 21 de La République en marche (L.R.E.M.).

  • Les Verts/Alliance libre européenne (A.L.E.) sous la bannière desquels se retrouvent 74 députés (co-présidents Ska Keller -D- et Philippe Lamberts -B-) dont 12 d'Europe écologie les Verts (E.E.L.V.).

  • Le groupe Identité et démocratie (ex-Europe des nations et des libertés E.N.L.) a 73 députés (président Marco Zanni -I-) dont 22 du Rassemblement national (R.N.) ; l'un des vice-présidents du groupe est Nicolas Bay (R.N.).

  • Les Conservateurs et réformistes européens (C.R.E.) ont 62 députés (Co-présidents :Ryszard Legutko -POL- et Raffaele Fitto -I-) dont aucun Français.

  • Groupe confédéral de La Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (G.U.E./N.G.L.) se compose de 41 députés (président Martin Schirdewan -D-) dont 6 de La France insoumise.

  • et 57 non-inscrits, essentiellement les Britanniques du parti du Brexit et les Italiens du Mouvement 5 étoiles. Ils n'ont pas réussi à reconstituer l'ancien groupe de l'Europe de la liberté et de la démocratie directe (E.L.D.D.).

Le bilan de la chasse aux postes de responsabilité est maigre pour les Français : 2 postes de questeurs, 1 vice-présidence de groupe, 3 présidences de commissions parlementaires et 1 de sous-commission. Cela s'explique par l'éparpillement des députés français entre 6 groupes, leur forte représentation dans les groupes europhobes ou eurosceptiques (28 sur 74 soit 38%), traditionnellement exclus des postes de responsabilité par une coalition des groupes euro-constructeurs.

Rappelons que 4 élus français (2 L.R.E.M., 1 Envie d'Europe écologique et sociale et 1 R.N.) sont « sur liste d'attente » et ne prendraient leur poste de député qu'en cas de départ des 73 députés britanniques, ce qui ramènerait le total des députés européens de 751 à 705 et porterait le nombre des députés européens élus en France à 79.

Il reste maintenant à élire le président de la Commission européenne ; les parlementaires vont-ils ratifier le choix du Conseil européen, l'allemande Ursula von der Leyen ? La réponse a été positive, de justesse d'ailleurs, le 16 juillet.

A noter que Nicolas Barnier, fils de Michel Barnier, négociateur de l'accord sur le Brexit et dont le nom avait été évoqué comme président de la Commission européenne, a été candidat sur la liste belge francophone du Mouvement Réformateur, dirigé par Charles Michel[2]. Il était en troisième position sur cette liste... et premier à ne pas avoir été élu. Depuis 2017 il est collaborateur parlementaire d'un député LREM de l'Assemblée nationale française.

[1]Le nombre est de 751, mais 4 députés européens manquaient encore à l'appel: 1 Danois et 3 Espagnols, indépendantistes catalans)

[2]Charles Michel a été choisi comme président du Conseil européen (ensemble des chefs d'Etat ou de gouvernement, selon l'organisation politique des pays), pour un mandat de 2,5 années renouvelable une fois


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