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Une résolution du Parlement européen sur le Brexit... dont le feuilleton à rebondissements s'acc


Lors de la session plénière du Parlement européen du 16 au 19 septembre, les eurodéputés ont adopté une résolution affirmant que si le Royaume-Uni ne respecte pas ses obligations financières, mais également la fluidité des échanges en Irlande, le Parlement s'opposera à tout accord de sortie.

504 voix pour, 167 contre et 28 abstentions: les eurodéputés ont largement soutenu la position de l'Union européenne dans l'épineux dossier du Brexit, en prévenant qu'ils ne ratifieraient aucun accord de sortie qui ne prévoirait pas de "filet de sécurité" pour éviter le rétablissement d'une frontière dure entre les deux Irlande, avec le risque de résurgence de troubles en Irlande du Nord.

La résolution, déposée par un éventail de groupes politiques allant de l'extrême gauche à la droite modérée, a été adoptée après un débat de trois heures en présence de Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, et de Jean-Claude Juncker, le président sortant de la Commission européenne.

En cas de sortie sans accord (no deal), les parlementaires rappellent qu'il n'y aura "ni période transitoire, ni '"mini‑accords" contribuant à atténuer les perturbations causées par un retrait désordonné".

Avant le vote, des représentants écossais, gallois et nord-irlandais avaient exhorté l'Union européenne à accepter un nouveau report de la date fatidique dans le cas où le Premier ministre britannique se résoudrait à le demander. "Nous avons besoin de plus de temps pour inverser le Brexit, éviter une erreur fatale, donnez-nous ce temps s'il vous plaît", avait ainsi prié Alyn Smith, eurodéputé écossais (écologiste), en soulignant l'incapacité de Westminster à "régler nos problèmes aujourd'hui"... sous les exclamations outrées des eurodéputés du Brexit Party, particulièrement bruyants au fil des interventions de leurs collègues.

Car pour les Brexiters, soutenus par une partie des groupes souverainistes et eurosceptiques du Parlement européen, c'est l'Union européenne qui bafouerait actuellement le droit du peuple britannique à sortir des traités européens. Par crainte, selon le Brexiter Nigel Farage, "que nous devenions plus concurrentiels en dehors de l'Union"... qui peut le croire?

Indépendamment de cette résolution, le rythme de la pièce de théâtre (tragédie ou comédie? ou les deux à la fois?) jouée par BoJo (Boris Johnson) s'est encore accéléré: après qu'il ait mis en vacances forcées les députés - qui ont tout de même eu le temps de voter une loi l'obligeant à demander un report de la date du Brexit au-delà du 31 octobre 2019 -, décision de la Cour suprême contraignant le Premier ministre à accepter une reprise d'activité des députés, annonce de BoJo qu'il proposera à l'UE que "l'Irlande du nord reste soumise aux règles douanières européennes jusqu'en 2025"... de quoi déclencher la colère des députés du parti unionistes de l'Irlande du nord pour lesquels il est exclu que l'Irlande du nord ait un statut différent du reste du Royaume-Uni.

Theresa May avait évité de s'attirer l'opposition des ces députés unionistes, dont elle avait besoin pour garder une majorité.

BoJo veut-il ainsi jouer la politique du pire: d'un côté déclencher un refus de l'UE "démontrant" qu'un accord est impossible, de l'autre déclencher un vote de défiance des députés (motion de censure) et obtenir ainsi des élections anticipées qui lui ont été refusées jusqu'ici? A la pétanque c'est "faire un carambolage": on disperse tout le jeu sans avoir ce qui en résultera...

Boris Johnson sait-il où il doit ou veut aller? Pas certain...


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