"Le populisme, c'est dire au peuple ce qu'il veut entendre, même si on sait que ce n&#3


L'ESPOIR FAIT VIVRE

Les pays de l'ex-Yougoslavie et l'Albanie suivent le même chemin vers le même objectif mais selon un rythme très différent selon les pays: objectif l'entrée dans l'Union européenne.

La Slovénie, la plus riche et quasiment épargnée par la guerre en ex-Yougoslavie, est entrée dès 2004 dans l'Union ; la Croatie, sérieusement impliquée dans cette guerre, a suivi sa voisine en 2013.

Les autres républiques ex-yougoslaves accusaient déjà un retard de développement avant cette guerre et, de plus, ont été des champs de bataille pendant une décennie. Enfin, elles n'ont pas résolu leurs problèmes de cohabitation conflictuelle entre ethnies et religions.

De plus, pendant des périodes plus ou moins longues selon les États, des gouvernements nationalistes ont exacerbé les passions xénophobes, mettant de l'huile sur des braises mal éteintes.

Tito, dirigeant entre 1945 et 1980, disait déjà: la Yougoslavie c'est 6 républiques, 5 nations, 4 langues, 3 religions, 2 alphabets et 1 seul parti!1.

Quant à l'Albanie, elle ne s'est pas encore remise de 50 ans d'une dictature communiste paranoïaque qui l'avait complètement isolée du reste du monde.

La perspective d'une adhésion à l'Union européenne oblige ces pays à se réformer, à régler tant bien que mal leurs problèmes de cohabitation entre ethnies, de relations avec leurs voisins, de corruption endémique. Tout cela prend du temps mais seule cette lointaine perspective les fait avancer dans la bonne direction.

Or, cette quête du Graal européen est remise en question pour la Macédoine du Nord et l'Albanie par le veto de la France! Il ne s'agissait pas de décider d'une adhésion immédiate mais simplement d'autoriser la Commission à ouvrir des négociations qui, de toute façon, prendront une dizaine d'années et ne déboucheront pas obligatoirement sur l'adhésion. Les arguments avancés ne sont guère convaincants : les réformes ne sont pas suffisamment avancées, les procédures de négociation ne sont pas adaptées, l'Union doit se réformer préalablement... Certes, c'est vrai mais les dix ans ou plus que nous avons devant nous auraient permis d'avancer dans ces tâches ; approfondissement et élargissement ont toujours marché de pair.

En voyant s'éloigner la carotte de l'adhésion, ces pays risquent de remiser les réformes au placard puisque ces dernières, toujours douloureuses, ne leur apporteront rien à un horizon perceptible. Comme un certain nombre de mauvais génies se penchent avec intérêt sur cette région depuis quelque temps pour leur vendre des infrastructures clé en main et la dette qui va avec (Chine), des rêves d'une communauté des peuples slaves orthodoxes luttant contre la décadence de l'Occident (Russie) ou encore l'Islam politique comme solution à tous les problèmes sociétaux (Turquie, pays du Golfe), la place laissée libre par l'Europe ne restera pas longtemps vide !

Or, les Balkans occidentaux ne sont pas une lointaine marge de l'Union que l'on peut laisser de côté mais une enclave de l'autre côté de l'Adriatique ou du Danube dont nous ne pouvons pas nous désintéresser.

Frédéric Bourquin, président de la Maison de l'Europe de Nîmes.

1.Six républiques (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine), cinq nations (Slovènes, Croates, Musulmans, Serbes, Kosovars), quatre langues (slovène, serbo-croate, macédonien, albanais), trois religions (catholique, orthodoxe, islamique), deux alphabets (latin et cyrillique), un parti (le parti communiste, à l'époque).

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