Après 5 ans la Commission Juncker est arrivée au terme de son mandat: un bref bilan de l'action


Lors de sa prise de fonction à la tête de la Commission européenne en 2014, le président Jean-Claude Juncker s’était fixé 10 priorités qui guideraient sa mandature, touchant l’emploi, l’investissement, la démocratie, la justice, mais aussi l’obtention par l’Union européenne (UE) d’un « triple A social ». Quel bilan en tirer au moment où Ursula von der Leyen succède à Jean-Claude Juncker?

Au niveau économique, Jean-Claude Juncker a réussi le défi d’inverser la tendance et de redresser la barre. Entre 2014 et 2018, plus de 1,5 million d’emplois ont été créés, faisant reculer le taux de chômage de 4 %. Autre bonne nouvelle : la dette publique a diminué de 6,8 points. On peut ainsi y voir les résultats du plan d’investissement européen (lancé en 2014), injectant près de 400 milliards d’euros dans 945 000 PME, accélérant alors la croissance.

Le président Juncker s’est attaché à accentuer le soutien à l’innovation. En 2019, par exemple, a été lancé le Conseil européen de l’innovation pour soutenir les talents européens ayant des idées novatrices dans les nouvelles technologies. L'Union européenne a prouvé sa capacité à se faire une place sur le marché très concurrentiel des nouvelles technologies.

Une priorité de la Commission Juncker a été de relancer l’Europe sociale. On notera ainsi l’accord obten

u sur le Socle européen des droits sociaux en 2017. Ce dernier se décline en 20 principes visant l’égalité des chances et l’égalité dans l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables ainsi que la protection sociale et l’inclusion sociale. De fait, la France bénéficie de la Garantie Jeunes, découlant d’une directive européenne visant à proposer à tous les jeunes de moins de 25 ans sans emploi et ayant une formation initiale limitée, une formation continue, un stage ou un emploi de qualité. Financée grâce au Fonds social européen, elle a permis d’offrir un accompagnement pendant un an aux jeunes avec des immersions en entreprises, et une aide financière de près de 500 euros/mois. Attentive au respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, l’UE permet aux pères, depuis 2019, de bénéficier, eux aussi, d’une dizaine de jours de congés parentaux, rémunérés, et prenant effet dès la naissance de l’enfant.

Sur un plan plus large, ces cinq dernières années ont vu se succéder d’importantes crises internationales : avant tout, l’urgence climatique. En octobre 2016, l’Union européenne a ratifié l’Accord de Paris pour limiter l’augmentation de la température moyenne à 2°C d’ici 2100 et s’est ainsi attachée à financer des projets soutenant les énergies renouvelables. Concernant la crise migratoire, l’UE est parvenue à restreindre de manière substantielle les flux migratoires, souvent meurtriers, en Méditerranée.

Enfin, l’Union européenne a dû faire face à la demande de départ du Royaume-Uni. Le Président Juncker a toujours réclamé clarté et pragmatisme de la part des Britanniques, mais de nombreuses incertitudes demeurent sur cette sortie, qui ne cesse d’être reportée.

La nouvelle mandature qui s’annonce devra ainsi relever de sérieux défis pour protéger et répondre aux attentes de ses 450 millions de citoyens (sans le Royaume-Uni), de manière tangible. Elle pourra prendre appui sur un socle solide grâce au travail de la Commission Juncker. qui l'a précédée

Source principale: Représentation en France de la Commission européenne


Coordonnées

46-48 rue de la République
30900 NÎMES (France)
+33 (0) 4 66 21 77 50
info@maison-europe-nimes.eu

horaires

Du Lundi au Vendredi
de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h00

  • Wix Facebook page
  • Wix Twitter page
  • Icône sociale YouTube
  • Instagram

Principaux partenaires

Région_Occitanie_2017.jpg
logo_gard_CMJN_1000X1000.jpg
alès agglo.jpg
Nîmes.jpg
640px-Erasmus+_Logo.svg.png