Lettre Europe Avril

I have a dream....*



J'ai fait un rêve..... J'ai rêvé que les États européens se mettaient d'accord pour appliquer les mêmes mesures sanitaires, j'ai rêvé qu'ils mettaient en commun un stock de masques et de tests, j'ai rêvé qu'ils se portaient au secours de l'Italie, j'ai rêvé qu'ils se coordonnaient pour appliquer des mesures à leurs frontières, j'ai rêvé qu'ils votaient un budget très ambitieux pour l'Union européenne, ... Mais l'égoïsme, le manque de solidarité, l'absence de coordination sont revenus à l'ordre du jour ! Un certain nombre de questions sont posées sur ce que l'Union européenne fait ou ne fait pas. Vous verrez un article sur son action dans les pages qui suivent. Dans ces temps où les « yakafokon » fusent, il faut se rappeler à qui sont réellement attribuées les compétences pour chaque sujet. L'Union européenne n'a pas la compétence en matière de santé, celle-ci est uniquement sous la responsabilité des États. De même, l'espace Schengen n'implique pas une gestion des frontières par l'Union mais uniquement un appui de Frontex (l'agence européenne de contrôle des frontières) pour les seules frontières extérieures. En matière de budget européen, l'Union dépend du bon (ou mauvais!) vouloir des États membres. Par contre, la précédente crise a montré ce qu'une institution européenne dotée de compétences est capable : la Banque centrale européenne a bien géré la crise financière en utilisant tous les moyens à sa disposition et quelquefois bien au delà, au grand dam des États les plus frileux. La BCE agit d'ailleurs actuellement pour ne pas ajouter une crise économique à la crise sanitaire. L'Union européenne et ses États membres ont affronté déjà plusieurs crises : celle de la sidérurgie (années 60 et 70), celle du pétrole (1974 et 1979), la crise dite de la vache folle (à partir de 1986), la crise financière (début en 2007), la guerre en Géorgie (2008), la crise des finances de la Grèce (début en 2009), l'invasion de l'Ukraine (à partir de 2014), l'afflux de migrants aux frontières extérieures (début en 2015), le divorce britannique (Brexit, depuis 2016). A chaque fois, les réponses ont été lentes, parfois désordonnées, souvent insuffisantes mais, au bout du compte, des outils, des agences et des procédures ont été mises en place souvent dans la douleur. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort dit le proverbe. Espérons que ce sera encore le cas et, qu'une fois de plus, le bon sens l'emportera : nous sommes toujours plus forts ensemble qu'isolés. Nous vous souhaitons à tous une excellente santé! Ce n'est pas, comme souvent, une formule convenue mais un souhait très sincère et très opportun. Prenez soin de vous ! * J'ai fait un rêve : Martin Luther King, militant américain pour les droits civiques des Noirs, Washington, 28 août 1963

La Maison de l’Europe de Nîmes – Centre Europe Direct en période de confinement


Comme la majorité des structures ouvertes au public, la Maison de l’Europe de Nîmes a fermé ses portes mardi 17 mars, jusqu’à nouvel ordre. Toutes nos actions impliquant dans les prochaines semaines des regroupements de personnes ou des déplacements sont reportées. Ce n'est pas simple... Tous les membres de notre équipe travaillent à temps partiel depuis chez eux et assurent une bonne continuité de fonctionnement de l'association. Les bénévoles échangent beaucoup entre eux et avec l'équipe des salariés par téléphone, courriels, réunions téléphoniques (une occasion de tester les avantages et les limites des très nombreux systèmes disponibles!). Nous avons accueilli le 16 mars (c'était la date prévue... on ne pouvait pas prévoir la situation!) une jeune fille venant faire avec nous un Service civique de 6 mois. Elle a accepté de reporter le début de ce Service civique.

  • Langues:

Tous nos formateurs de langues sont en "chômage technique" depuis le 16 mars et attendent impatiemment la fin du confinement, en espérant pouvoir rattraper les cours qui n'ont pas été faits. Réunions, rencontres, manifestations publiques, mobilités en Europe

- Fin mars, nous devions recevoir les 27 jeunes qui ont bénéficié récemment des stages Erasmus de professionnalisation à Prague, Barcelone et Kecskemét (Hongrie) et leur remettre les diplômes Europass en présence de la Région Occitanie et des Missions locales jeunes référentes. - Début avril, nous devions recevoir les 25 jeunes de 12 établissements scolaires du Pôle métropolitain Nîmes-Alès qui ont bénéficié du séjour linguistique à Bristol en février 2020. Cette soirée devait leur permettre de se retrouver et de faire un bilan de ce séjour, devant des responsables du Pôle métropolitain Nîmes-Alès qui a financé le séjour. - La conférence sur le style populiste, programmée le 24 avril en collaboration avec Le Grand Continent (Ecole normale supérieure de Paris) sera reportée. - Toutes les mobilités programmées jusqu’au mois de juillet sont actuellement reportées au deuxième semestre. Vu l'épidémie, l’agence Erasmus autorise une extension de 6 mois pour tous les projets qui devaient se terminer en 2020. Il y a donc espoir que les 7 aides-soignants de l’Institut de formation de la Croix Rouge pourront partir à Francfort sur Oder, que les 9 jeunes de la Mission locale jeunes de l’Aveyron pourront débuter leur stage à Barcelone et que 2 jeunes français pourront réaliser leur volontariat en Grèce... Ce ne sont que quelques exemples, il y en a bien d’autres (Salons Travail – Avenir – Formation, formations proposées sur la mobilité en Europe, réunions d’information ou soirées Multi-Kulti, etc).

  • La période de retour progressif à une activité normale

Dans la mesure du possible, nous allons nous efforcer de rattraper toutes les actions qui n'ont pas pu être faites. Jusqu’ici le mot ANNULÉ n’a pas été prononcé par la Maison de l’Europe! Pour l’équipe de la Maison de l’Europe, le travail continue (partiellement) pendant la période de confinement. Nous répondons au téléphone, aux courriels (mails), préparons la suite des projets et créons de nouvelles actions, réalisables aussi en période de confinement. A ce sujet, voir dans cette Lettre Europe l'article sur"Découvrir l'Europe autrement".

  • Europe Direct

Bien que nous ne puissions pas en ce moment vous accueillir physiquement à la Maison de l’Europe, notre service d’information Europe Direct est disponible. Posez vos questions par courriel, téléphone ou en vous connectant sur nos réseaux sociaux. Vous avez également la possibilité de consulter à distance : - Le service Europe Direct https://europa.eu/european-union/contact_fr et appeler gratuitement le 0 800 6 7 8 9 10 11 - Le site L’Europe est à vous https://europa.eu/youreurope/citizens/index_fr.htm qui informe les citoyens européens et leurs familles de leurs droits et fournit des conseils utiles pour se déplacer dans l'Union.... quand ce sera possible!! Nos jeunes volontaires français actuellement en Europe témoignent

Ces volontaires, envoyés et suivis par la Maison de l'Europe de Nîmes, ont tous décidé de rester dans le pays de leur volontariat. Ils témoignent de la situation là où ils sont.



Maxence, 21 ans, de Nîmes. Il est en volontariat de 9 mois à Rujiena, à l'extrême nord de la Lettonie (cercle rouge sur la carte). Son projet est censé se terminer le 30 avril mais risque d'être prolongé à cause de la crise sanitaire. Ses missions concernent les médias et la communication.

Comment vis-tu le confinement à l'étranger loin de ta famille ?

Honnêtement mis à part le fait que je m'inquiète pour ma famille, je le vis bien. Au vu de la situation actuelle en France comparée à la situation de la Lettonie, je me sens plus en sécurité ici que chez moi.


Qu'est-ce qui t'a poussé à rester à l'étranger pendant un telle crise sanitaire ?

Le fait qu'il y ait moins de personnes infectées ici qu'en France et aussi qu'en restant en Lettonie je mets moins en danger ma famille, en plus de moi-même.

Quelles sont les mesures de protection dans ton pays d'accueil ?

Aux dernières nouvelles, le gouvernement letton préconise les gestes simples, lavage de mains et maintenir une distance de sécurité entre les individus. De plus si mes souvenirs sont bons, la Lettonie a fermé ses frontières pour éviter la propagation mais autorise malgré tout les ressortissants de pays étrangers à retourner dans leur pays respectif. Quant aux volontaires, les différentes organisations ont placé la majorité des volontaires pour ne prendre aucun risque.


Que penses-tu du rôle de l'UE dans cette crise sanitaire ?

Je pense que l'Europe devrait aider à prendre des mesures pour faire face à cette pandémie, peu importe le coût financier. L'UE devrait aussi créer un groupe scientifique rassemblant des membres de plusieurs groupes de chercheurs de toute l'Europe pour pouvoir faire front commun contre ce Covid-19.


Loïck, 24 ans, de Codognan (30). Il est en volontariat de 10 mois à Kielce en Pologne. Son projet concerne l'éducation et la promotion du volontariat. Il intervient dans un centre de loisirs sur diverses missions: activité collage, ateliers d'anglais et de français, activités artistiques autour de la France, etc...


Comment vis-tu le confinement à l'étranger loin de ta famille ?

Vivre le confinement loin de ma famille n'est pas si dur car je suis en contact avec eux tous les jours et je sais qu'ils vont bien, qu'ils font attention.


Qu'est-ce qui t'a poussé à rester à l'étranger pendant un telle crise sanitaire ?

Ce qui m'a poussé à rester, c'est bien sûr l'envie de terminer ma mission en Pologne, car j'aime ce que je fais ici, et aussi pour l'instant la situation est meilleure ici qu'en France. Je ne voudrais pas mettre en danger ma famille ou d'autres personnes en revenant maintenant.


Quelles sont les mesures de protection dans ton pays d'accueil ?

A partir du 24 mars le gouvernement polonais a renforcé ses mesures de restrictions pour limiter la propagation de l'épidémie du COVID19.


Jusqu'au 11 avril inclus, il est interdit de se déplacer librement sauf pour aller au travail, faire des courses, aller à la pharmacie, sortir son chien, prendre l'air (seuls) ou s'occuper des proches.


Les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits, sauf pour les familles.


Le transport public national/municipal fonctionne normalement mais seule la moitié des sièges peut être occupée dans un bus, un tramway ou un métro.


Les restrictions sur le nombre de personnes ne s'appliquent pas aux lieux de travail. Cependant, les entreprises devraient appliquer des recommandations particulièrement strictes pour le maintien de la distance entre les employés et pour la disponibilité de désinfectants.


Concernant les messes et autres célébrations de sacrements qui rassemblent des fidèles, cinq personnes au maximum peuvent y participer.


Vous pouvez être condamné à une amende de 5 000 zlotys (un peu plus de 1 000 € !) pour avoir violé ces restrictions.


Par ailleurs, le gouvernement a restreint l'activité des grands centres commerciaux: seuls sont ouverts dans ces centres les magasins de produits alimentaires, les pharmacies, les drogueries et les banques. Tous les autres types de commerces qui sont en dehors des galeries marchandes restent ouverts.


Les restaurants, les clubs et les bars restent aussi fermés. Les restaurants peuvent cependant continuer à offrir le service "à emporter" ou "livraison à domicile".


Tous les événements de masse sont annulés ; tous les cinémas, théâtres, salles de concerts, musées et autres sites touristiques, seront fermés jusqu'à nouvel ordre.


Toutes les écoles (crèches, maternelles, primaires, secondaires et supérieures) sont fermées jusqu'à la fête de Pâques.


Que penses-tu du rôle de l'UE dans cette crise sanitaire ?

Je pense que l'UE a un grand rôle à jouer dans cette crise sanitaire. On voit que, dans tous les pays européens, le nombre de cas augmente chaque jour et qu'il faut se montrer solidaire si l'on veut tous s'en sortir plus rapidement. La situation est la même pour tout le monde, on est tous confinés mais si l'on respecte les règles, la situation sera bien meilleure pour tout le monde. Je pense qu'il y aura un avant et un après, car on voit bien que les modèles actuels ne fonctionnent plus vraiment. Peut-être que cette crise va montrer à beaucoup de gens à quel point l'UE est importante et à quel point elle doit être solidaire.



Théo, 24 ans, habite à Anduze. Sa candidature a été proposée par la Mission locale jeunes d'Alès, il va finir son projet de volontariat court terme en Grèce à Xylokastro. Ses missions concernaient la protection de l'environnement (nettoyage des plages, protection de la pinède en soignant les arbres malades, en plantant des jeunes pins, en nettoyant les sentiers). C'est le même projet que Cassandra, 20 ans, qui habite Mende.


Théo.

Comment vis-tu le confinement à l'étranger loin de ta famille ?

Je n'ai pas de problème avec le fait d'être loin de ma famille pendant plusieurs semaines, je suis habitué. Nous sommes en contact et j'irai certainement prêter main-forte chez ma sœur quand je rentrerai en France.


Qu'est-ce qui t'a poussé à rester à l'étranger pendant un telle crise sanitaire ?

Je reste en Grèce car la situation est meilleure ici qu'en France, je prends moins de risque pour les autres en restant ici plutôt qu'en voyageant (même si je vais quand même finir par rentrer en faisant attention) et je ne sens pas encore le besoin de partir.


Quelles sont les mesures de protection dans ton pays d'accueil ?

La Grèce a pris comme mesure de protection le confinement, la fermeture des frontières avec certains pays à risque, et la fermeture des lieux touristiques et de restauration (musées, hôtels, restaurants ...).


Que penses-tu du rôle de l'UE dans cette crise sanitaire ?

Je pense que l'UE a pour rôle de faciliter la communication entre les pays afin de gérer au mieux la crise actuelle. Puisque c'est une grande instance sociale, elle doit être en mesure d'apporter un soutien matériel et financier aux pays qui n'ont pas de système de santé suffisamment efficaces, et peut-être dans le futur inciter à adopter des mesures politiques protectrices des personnes au sein des institutions nationales.



Cassandra

Comment vis-tu le confinement loin de ta famille à l'étranger ?

Je vis bien le confinement à l'étranger pour le moment, même si ma famille me manque beaucoup. Les autres volontaires et moi on se serre les coudes dans cette période difficile. On s'occupe avec des activités (puzzles, films,etc...)


Qu'est-ce qui t'a poussée à rester à l'étranger pendant une telle crise sanitaire ?

Ce qui m'a poussé à rester est pour ma part la santé de ma famille et la mienne car avec les transports que je devais prendre pour rentrer (avion, bus, train, etc) je pouvais attraper le virus et le transmettre à ma famille. C'est pour cela que j'ai décidé de rester pour ne pas transmettre ce virus à d'autres personnes et pour me protéger moi-même car je suis par ma santé considérée comme une personne à haut risque.


Quelles sont les mesures de protection dans ton pays d'accueil ?

Les mesures de protection dans mon pays sont:


- De porter des gants et des masques à chaque sortie.


- D'écrire un papier pour justifier notre sortie (docteur, sport individuel ou à deux, supermarchés, pharmacie)


- Dans chaque supermarché il y a des gants à dispositions.


- Le nombre d'entrées dans les magasins est contrôlé, pour éviter trop de monde en même temps.


Que penses-tu du rôle de l'UE dans cette crise sanitaire ?

Faire partie de l'UE joue un rôle essentiel pendant cette crise car cela me permet de rester dans un pays où il y a moins de cas et où il y a plus de sécurité, le temps que tout redevienne normal dans mon propre pays.


Et si l’on découvrait l’Europe autrement pendant le confinement…


Difficile de trouver de nouvelles activités en cette période de confinement ? Nous vous conseillons vivement deux ressources qui permettent de découvrir l’Europe de façon intéressante, informative et ludique sans sortir de chez soi.

Campagne réseaux sociaux : CanapEurope Chaque jour les 49 Centres d’Information Europe Direct répartis en France vous proposent, pour vos enfants et pour vous-mêmes, de découvrir des jeux et autres activités pour en apprendre plus sur l’Europe… des puzzles, des quizz, des mots croisés, des informations sur les films européens à ne pas manquer, des "vrai / faux" sur l’action européenne et plein d’autres choses à découvrir ici …. Avec #CanapEurope retrouvez toutes les propositions sur Facebook et Twitter pour découvrir l’Europe sans sortir de chez soi. L’ensemble des propositions seront aussi progressivement mises sur notre site Internet www.maison-europe-nimes.eu. Pour les découvrir dès leur publication, rendez-vous sur les réseaux sociaux du Centre Europe Direct le plus proche de chez vous avec #CanapEurope sur Facebook ou Twitter ! Pour vous faciliter les choix nous avons établi des catégories pour les jours de la semaine et le week-end… Lundi : Que fait l’Europe pour toi ? Mardi : A la découverte de l’Europe ! Mercredi : L’Europe ludique ! Jeudi : Sortir en Europe ! Vendredi : Quizz, jeux et baromètres ! Week-end : Vivre l’Europe (Séries, musique, recettes de cuisine) "L'Europe à la maison" pour apprendre l'Europe en s'amusant ! #EuropeMaison Pour occuper et divertir vos enfants pendant le confinement, Toute l'Europe vous propose de nombreux jeux dans sa rubrique "l'Europe à la maison". Rendez-vous sur les pages "l'Europe à la maison" sur Touteleurope.eu, Facebook et Twitter pour le quart-d'heure européen. Tous les matins, découvrez l'Europe avec deux nouveaux jeux. Et aussi chaque mercredi, le samedi et le dimanche jouez en famille avec le quatre-heures européen, votre rendez-vous culinaire pour élaborer avec vos enfants de nouvelles recettes européennes. Pays, capitales, personnalités, sports, monuments emblématiques, faune et flore,... découvrez une multitude de thématiques adaptées à chaque âge dans nos deux pages : "L'Europe à la maison pour les 7-11 ans" et "L'Europe à la maison pour les 12-15 ans".

Maison de l'Europe de Nîmes - Agenda d'avril 2020

L'agenda était bien garni jusqu'à ce que le confinement devienne obligatoire.


Dans la très grande incertitude pour tout le monde sur un retour (qui sera probablement progressif) à une situation normale, il nous est impossible de faire des prévisions réalistes sur de nouvelles dates pour les actions qui étaient prévues.



Pour ce mois-ci l'agenda est donc... une page blanche. Nos lecteurs le comprendront facilement!

L'Europe contribue à la rénovation d'une médiathèque à Nîmes

La médiathèque Marc Bernard, dans le quartier de Pissevin (partie ouest de Nîmes, où une grande opération de renouvellement urbain est prévue), est une annexe de la médiathèque de Carré d'Art. Par son apport culturel elle favorise le lien social dans ce quartier où chômage et pauvreté sont élevés. Une orientation privilégiée de cette médiathèque est la pédagogie, les apprentissages et la petite enfance.



La médiathèque va rouvrir après 18 mois de travaux de rénovation en profondeur, nécessaires sur cette structure créée il y a 35 ans. Les espaces intérieurs ont été redistribués pour être plus ouverts sur le quartier et pour tenir compte de l'entrée en force du numérique, notamment avec un Espace public numérique. L'effectif de la médiathèque sera porté à 18 personnes.


Le coût des travaux, 860 000 €, a été apporté par l'Etat (50 %), la Ville de Nîmes (20 %), l'ANRU - Agence nationale pour la rénovation urbaine (15 %) et le FEDER - Fonds européen de développement régional (15 %).


L'Europe s'engage donc dans ce quartier où, parmi d'autres, l'association Les Mille Couleurs mène un travail important pour l'inclusion sociale, la jeunesse et les familles, la culture et la citoyenneté.


QUE FAIT L'UNION EUROPEENNE FACE A LA PANDEMIE DU CORONAVIRUS ?


En janvier, l’Union européenne avait fait parvenir des tonnes d’équipements de protection et de soins à la Chine, sans communiquer sur le sujet, la Chine ayant fait savoir qu’elle ne le souhaitait pas, pour ne pas "perdre la face". Ce que l’Europe a accepté. En revanche, la Russie puis la Chine ont fait grand bruit de leur aide récente, pourtant modeste, à l’Italie.


La communication de l'Union n'est que peu relayée par les grands médias mais l'Union agit !


Nous avons repris (voir ci-dessous) des informations publiées par la Fondation Robert Schuman et qui, arrêtées à la date du 26 mars, recensent les principales décisions prises par l'Union européenne face à la pandémie du coronavirus.


L'Union européenne ne reste donc pas inactive bien que la santé ne soit pas de sa compétence exclusive. D'autres mesures sont en discussion comme l'émission d'obligations européennes (« coronabonds ») dont un autre article explique quel serait le fonctionnement Par ailleurs, les Etats membres ont pris des mesures nationales de solidarité entre pays européens (comme l'accueil de malades français et italiens dans des hôpitaux allemands et suisses); elles ne sont pas recensées dans les informations ci-dessous, qui indiquent: la date et le nombre de cas de Covid 19 dans l'Espace économique européen[1] à cette date (la progression est impressionnante), puis la nature des décisons européennes prises ce jour-là.


A la date du 26 mars les montants cumulés correspondant à ces décisions sont:


- Total pour la recherche : 267,5 millions d'€


- Total pour le soutien à l’économie : 947 milliards d'€


28 janvier - 4 cas


Activation du mécanisme de réaction de l'U.E en cas de crise (dispositif I.P.C.R - Integrated political crisis response, en français dispositif intégré de l'UE pour une réaction au niveau politique dans les situations de crise) en mode "partage de l'information".


31 janvier - 17 cas


Envoi de 12 tonnes d’équipements de protection et de soins en Chine.


1er février - 21 cas


Mobilisation de 10 millions d'€ pour la recherche contre le virus dans le cadre du programme Horizon 2020


24 février - 177 cas


Annonce d’un soutien financier de 232 millions d'€ pour l'OMS, les pays partenaires en Afrique et la Chine, la recherche de vaccins, et pour aider les Etats membres à rapatrier leurs citoyens.


2 mars - 2 166 cas


Passage à l’«activation totale» du dispositif I.C.P.R.


6 mars - 5 544 cas


Mobilisation de 37,5 millions d'€ supplémentaires pour la recherche sur les vaccins, les diagnostics et les traitements, portant le total pour la recherche à 47,5 millions d'€.


10 mars - 14 890 cas


Levée de l'obligation faite aux compagnies aériennes d'utiliser leurs créneaux aéroportuaires et de voler ainsi même à vide pendant la pandémie.


Mobilisation de 140 millions d'€ de fonds publics et privés (Horizon 2020 et industrie pharmaceutique) pour financer la recherche sur les vaccins, les diagnostics et les traitements.


Proposition d’un plan d'investissement de 25 milliards d'€ pour contrer les effets économiques de l'épidémie.


12 mars - 22 105 cas


Déblocage de 120 milliards d'€ par la BCE d'ici la fin de l'année pour des rachats de titres afin de soutenir l'économie.


13 mars - 28 297 cas


Annonce de l’assouplissement budgétaire pour les Etats membres (en particulier la limitation du déficit public à 3 % du PIB). Augmentation du plan d’investissement à hauteur de 37 milliards d'€ au total, au titre de la politique de cohésion, dont 8 milliards de fonds structurels non dépensés en 2019.


Déblocage de l’accès au Fonds de solidarité de l'UE (normalement prévu pour des catastrophes naturelles de grande ampleur: incendies de forêts, inondations, ...).


Lancement d’une procédure conjointe accélérée de passation de marchés pour les équipements de protection médicale et les médicaments.


15 mars - 39 768 cas


Restrictions sur les exportations hors UE des équipements de protection individuelle (masques, etc.).


16 mars - 51 771 cas


Soutien financier à hauteur de 80 millions d'€ à l’entreprise allemande CureVac pour la recherche d’un vaccin (Nota: cette entreprise avait reçu une offre de rachat par une entreprise américaine).


Mobilisation par la BEI, jusqu’à 40 milliards d'€, de financements potentiels pour les entreprises européennes touchées par la crise, sous forme de prêts-relais ou de suspensions de remboursements de crédits.


17 mars - 61 098 cas


Instauration de restrictions pendant 30 jours à l'entrée dans l'Union de personnes venant des pays tiers, pour les voyages non essentiels.


Lancement d’un comité consultatif européen d’épidémiologistes et virologues pour formuler des lignes directrices.


18 mars - 70 989 cas


Lancement par la BCE d’un nouveau Programme d’achat d’urgence face à la pandémie, permettant le rachat de titres à hauteur de 750 milliards € d’ici fin 2020.


19 mars - 82 869 cas


Création d’une réserve commune de matériel médical à l’échelle européenne (rescEU), consacrée à l'acquisition de respirateurs et de masques de protection, avec un budget de 50 milliards d'€.


23 mars - 160 233 cas


Les Etats membres approuvent la clause dérogatoire générale (annoncée le 13 mars) pour suspendre les obligations du Pacte de stabilité et de croissance.


24 mars - 182 470 cas


Conclusion de la passation conjointe de marchés lancée le 13 mars. Les équipements médicaux commandés par 25 pays seront disponibles sous 2 semaines après signatures des contrats.


26 mars - nombre des cas non connu pour cette date, le 30 mars il y avait 399 000 cas!


Vote positif du Parlement européen sur le plan d’investissement de 37 milliards d'€ et l’extension du Fonds européen de solidarité à hauteur de 800 millions € en 2020.


[1] - Source: Centre européen de prévention et de contrôle des maladies/European Center for Disease Prevention and Control. Ces chiffres concernent les pays de l’Espace économique européen (Etats membres de l’Union, Islande, Liechtenstein et Norvège) et le Royaume-Uni : https://qap.ecdc.europa.eu/public/extensions/COVID-19/COVID-19.html


LES CORONABONDS, QU'EST-CE QUE C'EST ?


Face à l’ampleur et à l’urgence de la crise du coronavirus, l’idée d’émettre des obligations paneuropéennes, permettant de mutualiser les dettes des pays membres de la zone euro, ressurgit. Un article de "La Tribune" du 24 mars 2020 fait le point sur ce mécanisme.

Un néologisme a fait son apparition dans la presse et sur les réseaux sociaux : les « coronabonds ». Il a été employé par Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien: le 14 mars, lors d’un sommet européen en visioconférence, il a exprimé à ses homologues l’urgence d’une réponse commune face au tsunami économique et social provoqué par la crise du coronavirus. Parmi les instruments possibles, Giuseppe Conte a suggéré la création de « coronabonds », une catégorie particulière d’obligations paneuropéennes (ou eurobonds) permettant de répondre à la crise économique engendrée par l’épidémie du Covid-19.


Également soutenue par Paris, cette idée n’aurait pas été rejetée d’emblée par l’Allemagne, Angela Merkel a promis de « continuer à discuter » du sujet. Elle n’est pas écartée non plus par la Commission européenne: questionnée par l’hebdo allemand der Spiegel, sa présidente Ursula von der Leyen n’a pas exclu cette possibilité, « Nous examinons tout. Tout ce qui est utile dans cette crise sera utilisé ».


Si elle était acceptée, cette proposition briserait un tabou dans l’Union européenne. Comment fonctionne un eurobond ? Cette idée est-elle nouvelle ? Quels en sont les avantages ? Quid des arguments de ses détracteurs ? Les coronabonds ont-ils une chance de voir le jour ? Dans quelles conditions ? Éléments de réponse.


Qu’est-ce qu’un eurobond ?

Pour comprendre le fonctionnement d’une obligation européenne, il faut comprendre comment les États financent leur déficit. Actuellement, chaque État de la zone euro émet sur les marchés des obligations (des titres de dette auxquels peuvent souscrire des investisseurs publics ou privés: compagnies d’assurance, banques, fonds d’investissement) libellées en euros, mais avec des garanties nationales. Un eurobond serait, lui, émis au nom de l’Union européenne et non plus au nom des différents gouvernements nationaux. Autrement dit, il s’agirait d’emprunts émis en commun sur les marchés par les pays de la zone euro.


Comment fonctionne-t-il ?

Une structure ad hoc émet une dette au nom de tous les États européens. Ensuite, dans un système de mutualisation complète, un mécanisme commun permet une allocation des fonds levés vers les différents pays de la zone euro. Le taux d’intérêt serait une moyenne pondérée suivant les solidités financières des différents États. « De quoi rassurer les marchés en atténuant les difficultés que rencontre un pays qui se voit allouer les ressources sur le risque supporté par l’investisseur, les autres États se portant garants », précise Laurent Quignon (BNP Paribas).


Quel avantage présente-t-il ?

Le principal avantage est de mutualiser la dette et d’empêcher la spéculation sur les États en difficulté, dont les taux d’intérêt des obligations nationales sont beaucoup plus élevés.


Par exemple, en Italie, où le taux d’endettement a grimpé à 136 % du PIB fin 2019, le taux d’intérêt des obligations à dix ans se situe à 1,69 % — après un maximum récent de 2,40 %. Tandis que l’Allemagne, qui s’emploie depuis dix ans à ramener son endettement sous la barre des 60 % de son PIB (une des conditions du pacte financier de la zone euro), affiche des taux d’intérêt négatifs, à -0,39 %. Les marchés sont très discriminants entre les pays présentant des déficits importants et l’Allemagne, considérée comme le point de référence. L’arbitrage des investisseurs obligataires en faveur de la dette allemande au détriment des pays jugés plus risqués conduit à élargir encore le spread [écart de taux d’intérêt par rapport à l’emprunt d’État allemand] renchérit encore le financement des pays jugés plus risqués.


« Il s’agirait d’utiliser la puissance collective pour émettre des obligations communes en bénéficiant de la bonne note de la zone euro attribuée par les agences de notation », complète Alexandre Baradez, analyste chez IG France.


L’idée d’emprunts communs à l’échelle européenne est-elle nouvelle ?

L’idée n’est pas nouvelle, mais il n’y a jamais eu de véritable instrument de dette mutualisée entre les États européens. Après la crise des subprimes en 2008, la France et l’Italie avaient plaidé pour la création d’obligations européennes, qui n’avaient pas vu le jour en raison d’une farouche opposition de plusieurs pays, dont l’Allemagne et les Pays-Bas.


Pourquoi une telle réticence ?

Le principal écueil évoqué par l’Allemagne et les Pays-Bas était "l’aléa moral" « Les pays qui, en l’absence de mécanisme de mutualisation, devraient emprunter à taux élevé, bénéficieraient avec un tel dispositif d’un coût de financement plus bas, trop faible par rapport aux risques qu’ils présentent. Les plus orthodoxes, en Allemagne ou aux Pays-Bas, redoutaient un certain laxisme budgétaire », explique Laurent Quignon. Vient s’ajouter un obstacle politique, car « un tel mécanisme implique des transferts budgétaires d’États qui dégagent des excédents vers des pays qui ont des déficits ».


La création d’eurobonds spécifiquement dédiés à la relance de l’activité affectée par le coronavirus est-elle plus probable ?

Avec l’ampleur de la crise et à l’urgence, la création d’eurobonds semble bien plus probable aujourd’hui que douze ans auparavant. « L’urgence peut être un élément favorable à la mise en place d’un tel dispositif. Le risque derrière la crise du coronavirus est une crise de la dette souveraine (= garantie par l'Etat) dans certains pays. Les responsables politiques de la zone euro en ont conscience et veulent absolument éviter ce genre d’enchaînement », relève Laurent Quignon. « Aujourd’hui, l’Allemagne n’est pas farouchement opposée à ce type de solution, en tout cas moins qu’en 2008. Mais il faut rester prudent, car les oppositions à l’époque étaient assez marquées ». Surtout, les États comprennent que les graves conséquences de la crise du coronavirus en Italie peuvent avoir d’importantes répercussions sur leur propre économie. «Aujourd’hui, les pays sont face à un choc mondial. Il n’est plus question de bons ou de mauvais élèves », abonde Alexandre Baradez. « Si chaque pays répond de manière non coordonnée, il y a un risque de concurrence au sein même de la zone euro entre ceux qui ont la capacité de réagir, comme l’Allemagne, et ceux qui peuvent moins le faire, comme l’Italie ».


Dans quelles conditions ?

Pour que l’Allemagne soit favorable à l’utilisation de cet instrument, il faudrait que les fonds alloués soient circonscrits aux dépenses liées aux conséquences du coronavirus, même si ce périmètre pourrait être assez large. La durée devra également être limitée, quelques trimestres tout au plus, avant de repartir sur d’autres bases.

Albanie et Macédoine du Nord: un pas vers l'entrée dans l'UE


L'Albanie et la Macédoine du Nord viennent d'obtenir, le 26 mars, l'accord des chefs d'Etat ou de gouvernement européens pour l'ouverture des négociations en vue de leur adhésion à l'Union européenne. Cette ouverture leur avait été refusée en octobre 2019, certains pays de l'UE (France, Allemagne, Danemark et Pays-Bas) s'y étant opposés.


Cet accord a entraîné des critiques virulentes de certains partis d'extrême-droite (qu'ils critiquent l'UE ne vous étonnera pas, tout leur est bon!), au motif à leurs yeux que "en période de crise du Covid 19 la Commission européenne a mieux à faire que négocier sur l'entrée de ces pays des Balkans dans l'UE".


Qu'en est-il? En fait ces critiques ne reposent sur aucune réalité!!


Actuellement 5 pays (dont 4 des Balkans de l'ouest) sont reconnus comme candidats à l'adhésion à l'Union européenne:


- la Turquie depuis... 1999. Les négociations en vue de l'adhésion, qui avaient débuté en 2005, sont aujourd'hui au point mort.


- la Macédoine du Nord (appelée jusqu'en 2019 Ancienne République yougoslave de Macédoine) depuis décembre 2005.


- le Monténégro depuis décembre 2010. Les négociations en vue de l'adhésion ont démarré en juin 2012


- la Serbie depuis mars 2012. Les négociations en vue de l'adhésion ont démarré en janvier 2014.


- l'Albanie depuis juin 2014.



En quoi consistent ces "négociations"?

On voit par les dates ci-dessus que les négociations durent de longues années, sans aucune garantie qu'elles aboutissent: il ne s'agit pas de véritables négociations mais de la vérification, domaine par domaine (il y a 35 chapitres!), que le pays candidat progresse suffisamment vite vers l'intégration de "l'acquis européen" (toutes les règles et processus européens) dans son propre système économique et institutionnel, et que ces progrès se traduisent par des résultats concrets. Exemples: l'efficacité de la lutte contre la corruption, l'égalité femmes-hommes, ou l'économie de marché.


Le rythme des "négociations" dépend du degré de préparation de chaque pays candidat, une bonne préparation diminuant la complexité des questions à traiter.


Pour familiariser le pays candidat avec les procédures et les politiques de l'UE, dès qu'il est candidat (donc avant les négociations) un pays peut participer à des programmes européens et recevoir une aide financière: c'est la "stratégie de pré-adhésion". Ce soutien est destiné à aider ce pays à entreprendre les réformes politiques, économiques et institutionnelles nécessaires pour respecter les règles européennes.


Cette période de pré-adhésion est évidemment scrutée avec attention par la Commission européenne, comme une période-test. Cela assure une bonne continuité entre la période avant négociations et la période des négociations. et c'est cette période-test, si elle est positive, qui permet à la Commission européenne de proposer aux Etats membres de démarrer des négociations. Cette proposition a été faite il y a 11 ans pour la Macédoine du Nord et il y a 2 ans pour l'Albanie.


Jusqu'en 2019 la Grèce s'est opposée à toute négociation avec la Macédoine du Nord tant que ce pays revendiquait de porter le nom de Macédoine tout court, qui est aussi le nom d'une province grecque. Le nom de Macédoine du Nord a permis d'aplanir ce différend historique.


Quel est le poids de ces pays par rapport aux 27 ?

Les populations de ces deux pays sont respectivement:


- à peine plus de 3 millions d'habitants pour l'Albanie


- à peine plus de 2 millions d'habitants pour la macédoine du Nord.


Au total à peine plus de 1 % de la population totale des 27 (un peu moins de 450 millions d'habitants depuis le départ du Royaume-Uni).



Le démarrage des négociations gênera-t-elle les actions de l'Union européenne contre les effets de l'épidémie de Covid19 ?

Evidemment non, d'une part ce ne sont pas du tout les mêmes équipes qui sont concernées, d'autre part donner le feu vert au démarrage de négociations ne signifie absolument pas que ce démarrage sera rapide!


Au début le travail est d'ailleurs plutôt du côté des deux pays candidats. La Commission européenne a en plus déjà une bonne évaluation de la situation de ces deux pays, puisqu'il y a eu la période de pré-adhésion.


De toute façon l'action pour le Covid19 sera évidemment hautement prioritaire!!


Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage...

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