Les Européens trouvent un accord sur un allégement de la dette grecque

Six heures ont été nécessaires jeudi 21 juin pour trouver cet accord. Le compromis donne de l'oxygène à Athènes au moment où le pays s'apprête à s'affranchir de la tutelle financière de ses créanciers.

Ce sont les modalités de l'allégement de dette qui ont donné le plus de fil à retordre aux ministres des finances de la zone euro, qui sont aussi, à travers le mécanisme de sauvetage, le MES, les principaux créanciers de la Grèce. L'équation était complexe : il fallait rendre la dette soutenable et convaincre les investisseurs que le pays ne ferait plus défaut dans les décennies à venir. Mais il ne fallait pas se montrer trop généreux pour ne pas inciter les futurs gouvernements grecs à relâcher leurs efforts.

Allongement des maturités

L'accord porte sur 96 milliards d'euros de la dette contractée en 2012 auprès de l'instrument de sauvetage créé à l'époque, le FESF. L'Eurogroupe a consenti un allongement de 10 ans de la maturité moyenne de cette dette qui devrait passer de 32,5 ans à 42,5 ans. Le délai de grâce durant lequel ni le capital ni les intérêts ne seront payés est également prolongé de 10 ans.

Cela veut dire que les premiers remboursements sur cette portion de dette n'interviendront qu'en 2033 et que la charge de remboursement sera largement étalée dans le temps, jusqu'en 2069 pour les plus lointaines. Pendant cette période de grâce, la Grèce devra toutefois rembourser les prêts du FMI et ceux des Etats européens, contractés en bilatéral.

Un matelas de sécurité de 15 milliards d'euros

La Grèce devrait également recevoir une dernière tranche de prêt de 15 milliards d'euros dont une partie (3,3 milliards d'euros) l'aidera à constituer une réserve de trésorerie de 15 milliards d'euros. Ce « matelas de sécurité » doit permettre au pays, qui a refusé tout prêt de précaution supplémentaire de la part de ses créanciers, de se financer au cas où le recours au marché deviendrait trop coûteux.

« Je considère que cet accord est solide et que le problème de la dette grecque est désormais derrière nous » a commenté le ministre français Bruno le Maire.

La France a accepté de renoncer à son idée de lier pour les prochaines décennies, le calendrier de remboursement de la dette grecque à son rythme de croissance économique. L'Allemagne a jugé que cette proposition laissait trop de discrétion à la Grèce. Finalement, les ministres ont retenu l'idée d'une « clause de revue » en 2032, au moment où la Grèce verra sa charge financière monter en puissance. Les Etats jugeront à ce moment-là si elle est capable ou non d'assurer ses remboursements.

Athènes sera, après sa sortie du programme, sous le coup d'une surveillance beaucoup plus stricte que celle mise en place ces dernières années pour le Portugal, Chypre ou l'Irlande. L'importance de la dette à rembourser (elle atteint aujourd'hui 180 % du PIB) justifie ce régime, selon ses créanciers.

Deux autres mesures d'allégement de dette, dont le remboursement des profits que la Banque centrale européenne (BCE) a tirés de sa détention de titres grecs (environ 1,2 milliard) seront conditionnées au maintien par la Grèce de sa ligne réformatrice pendant 5 ans. La mesure doit inciter Athènes à ne pas relâcher ses efforts de compétitivité.

D'après lesechos.fr

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