Retour sur le débat du 17 mai sur "L'Europe et l'éducation" organisé par FCPE - ME

Où il apparaît clairement que les euro-constructeurs veulent construire, tandis que les eurosceptiques font la fine bouche… …et que les euro-destructeurs jouent les abonnés absents.

Échange édifiant du vendredi 17 mai à la Maison de l’Europe : 7 représentants de listes qui se disent toutes « pour l’Europe » (même si certaines ajoutent « mais pas cette Europe-là ») débattaient en public sur « l’Europe et l’éducation », un thème sur lequel ils avaient été invités à donner leur éclairage et surtout leur projet dans le cadre du Parlement européen. Notons au passage que le RN et Debout la République, également invités, soit n’ont pas répondu, soit se sont annoncés…pour faire faux bond au dernier moment.

Sans grande surprise, il n’a pas été bien difficile de distinguer entre deux types de propos (la représentante de la liste LR s'étant, elle, peu exprimée sur le thème de débat) :

- d’un côté un discours se situant vraiment dans la perspective européenne comme véritable horizon du changement et du progrès, porté notamment par LREM (liste Renaissance), PS-Place Publique (Envie d’Europe) et Europe-Écologie/les Verts, avec des ambitions, des propositions concrètes, et la reconnaissance de la valeur de l’acquis alors même (cela a été rappelé plusieurs fois) que l’éducation n’est pas, selon le terme amusant utilisé par une personne du public, une « primo-compétence » de l’Union européenne.

- de l’autre (listes PCF, Générations, LFI) beaucoup de dénonciation des mesures Blanquer, qui n’ont pourtant rien à voir avec des obligations européennes, quoi qu’en ait dit une des intervenantes (qui soutenait purement et simplement que « la loi Blanquer » -sic- était prise « en application d’une directive européenne » : on serait curieux de savoir laquelle!! Et toujours la reprise ad nauseam des mêmes incantations sur l’Europe « ultra-libérale », la dictature des banques,... assorties de quelques propositions carrément ubuesques : aligner les salaires de tous les enseignants européens sur ceux des mieux rémunérés, rendre l’alimentation scolaire gratuite pour tous les élèves, etc. Et au passage, Erasmus est salué du bout des lèvres, mais comme un programme "qui ne profite qu’aux jeunes les plus favorisés". Ce serait donc mieux sans Erasmus, peut-être ? Ce n'est certainement pas l'avis des apprentis ou élèves de lycées professionnels que la Maison de l'Europe de Nîmes envoie en stages professionnels dans d'autres pays d'Europe!

Nuançons ce bilan contrasté : l’expérience montre qu’une fois élus, même ceux qui portent une critique « de gauche » à l’Union européenne dans son état actuel se retroussent les manches et s’insèrent sans trop de mal - pour peu qu’ils se donnent réellement la peine de travailler, ce qui n’est pas le cas de tous - dans la culture du Parlement européen faite, on le sait, de patience, d’écoute et d’esprit de compromis même si les opinions peuvent aussi s’affirmer de manière tranchée en certaines circonstances.

Il n’en reste pas moins qu’il est bien douloureux de revisiter ce débat à la lumière des résultats du 26 mai, où l’on voit que se taillent la part du lion, du moins en France (ne désespérons pas des citoyens européens, ailleurs c’est souvent moins pire), ceux-là mêmes qui, au mieux n’ont rien à dire, au pire ne pensent qu’à déchirer ce qui a été patiemment tricoté depuis 60 ans.

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