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Journée européenne des langues : Conférence sur le plurilinguisme européen

La Journée européenne des langues s’est déroulée sur deux jours ! Deux conférences de Christian Tremblay, président de l’Observatoire européen du Plurilinguisme le 26 septembre et deux animations dans les lycées nîmois le 27 !


Le 26 septembre, la Maison de l’Europe recevait Christian TREMBLAY, président de l’Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP) pour une conférence sur le plurilinguisme européen.


Il s’est attaché à faire découvrir à son auditoire les textes européens fondamentaux qui officialisent la pratique du plurilinguisme dans les rouages des instances européennes.


Le tout premier document est le règlement n° 1 portant fixation du régime linguistique de la Communauté économique européenne (JO 17 du 6.10.1958, p. 385) qui reconnait comme langues officielles chacune de la ou des langues officielles de chaque état membre, ce qui représente aujourd’hui 24 langues officielles. Le journal officiel de l’Union européenne parait dans chacune de ces langues.


Vient ensuite en 2000 la Charte des droits fondamentaux qui déclare dans son article 21 : « Est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. »


Le traité de Lisbonne en 2007 reconnait les principes de participation et de transparence, éléments importants dans le fonctionnement démocratique afin que les représentants des états-membres et les citoyens puissent comprendre et participer aux processus de décision.


Le Conseil de l’Europe a quant à lui adopté la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires en 1992.


Voilà donc le panel des principes juridiques reconnaissant le plurilinguisme, mais qu’en est-il dans les faits ?

La jurisprudence européenne reconnait le principe de non-discrimination pour les affaire portées devant les tribunaux et donc le plurilinguisme.


Le Parlement européen respecte l’utilisation des différentes langues européennes dans ses documents et dans les réunions des différentes commissions. Le médiateur européen reconnait également l’application de ces principes lors des requêtes qui lui sont présentées. Les consultations publiques sont aussi le plus souvent présentées dans les différentes langues de l’UE.


Ce n’est vraiment le cas de la Commission qui communique très majoritairement en anglais, langue aujourd’hui très minoritaire dans l’UE depuis le brexit.


C’est davantage au niveau des états et des relations internationales que la suprématie de l’anglais s’exerce dans l’enseignement, dans le monde du travail et dans la communication en général.


Cependant au niveau mondial, l’anglais est certes important mais les sphères hispanophones, arabophones et même francophones tiennent aussi une place importante. Si le chinois et l’hindi ont de nombreux locuteurs ces langues sont beaucoup moins parlées en dehors de leurs frontières.


L’arrivée des traducteurs automatiques de plus en plus performants vont bouleverser la règle du jeu, affaire à suivre !


Le plurilinguisme, ce n’est pas seulement apprendre d’autres langues, c’est aussi s’ouvrir aux autres cultures. S’intéresser aux autres peuples, c’est aussi s’intéresser à leur langue, et à travers elle, leur histoire, leur culture, et c’est toute une âme collective qu’on découvre.

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