Lettre Europe Novembre 2020

Tribune



Optimisme, quand tu nous tiens….

Dans ces temps de confinement et de terrorisme bien tristes et gris, je vais essayer de vous apporter une vision positive de la pandémie actuelle de COVID 19 pour vous, pour l’Europe et pour le monde. Cela n'effacera évidemment pas les côtés négatifs, mais quand même...

Pour vous, la COVID vous permet de faire des économies, diminue les embouteillages, augmente la natalité et fait baisser les prix des loyers à Paris et dans les grandes métropoles. Elle nous fait découvrir le télétravail, et nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel ! La lecture de “La peste” de Camus a augmenté de plus de 50%, et nous semblons nous recentrer plus facilement sur une vie intérieure plus riche.

Pour la santé en France, un nouveau constat semble s’imposer : à l’hôpital comme en ville, l’efficacité passe désormais par la coopération. L’épidémie de COVID-19 peut donner un salutaire coup d’accélérateur à la création de nouvelles formes d’exercice en coopération, indispensables à la refondation de notre système de santé. Par exemple, vous pouvez enfin consulter un médecin à distance, et la réorganisation et la revalorisation de l'hôpital public semblent enfin sur les rails.

Au plan écologique, la COVID diminue significativement l’émission de gaz carbonique dans le monde, par la diminution du transport aérien et de l’utilisation de la voiture. La biodiversité est enfin devenue un sujet important, le pangolin et d’autres espèces seront probablement sauvés en Chine. Il semble probable que la diminution de la mortalité liée à la pollution de l’air ait largement compensé, dans certains pays dont la Chine, la mortalité liée au virus.

Pour l’Europe, la COVID a permis des choses jugées impossibles quelques mois auparavant. Au plan financier, l'émission d'Eurobonds est devenue possible, de même que l'abandon de l'orthodoxie budgétaire au profit d’un pragmatisme lié à l’épidémie. La mise en place d’un plan de relance européen de 750 milliards d’€ dont une bonne partie sous forme de subventions pour les pays les plus touchés, et soumis à des conditions liées à l’état de droit dans les États, est encourageante et nouvelle.

La mise en place de l’”Emergency Support” doté de 2.7 milliards d’€ (soutien direct aux populations européennes les plus touchées) et de RescEU (fonds destiné à l’achat et au stockage européen de matériels tels que respirateurs, masques, gants ...) sont de bonnes nouvelles pour l’avenir des pays de l’UE. De même l’initiative ‘TEAM EUROPE" visant à fournir des vaccins et des médicaments aux pays les plus pauvres en combinant les ressources des programmes existants (environ 11 milliards d'€), ainsi que le soutien d'institutions financières telles que la Banque européenne d'investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (5 milliards d'€) et des États membres de l'UE (4 milliards d'€) est extrêmement satisfaisante.

Au plan géopolitique l’UE a pris le leadership mondial autour des futurs vaccins et de leur distribution aux pays en difficulté, en s’alliant avec l’OMS pour une riposte contre la pandémie de 8 milliards de dollars. La Chine et de nombreux autres pays ou ONG ont rejoint cette initiative. L’Europe a aussi pris des initiatives notables dans une meilleure interconnexion de la recherche en santé publique en Europe et dans le monde.

Cette liste est loin d'être exhaustive. Je vous propose de la compléter vous-même en m’envoyant vos idées positives autour de la COVID. Cela vous aidera peut-être à développer une pensée positive dont nous avons tous besoin...

Cordialement

Charles-Antoine ROUSSY president@maison-europe-nimes.eu


Le Prix Sakharov 2020 décerné par le Parlement européen à l'opposition biélorusse


Jeudi 22 octobre, le Parlement Européen a choisi de décerner le prestigieux prix Saharov « pour la liberté de l’esprit » aux membres du Conseil de coordination de l'opposition biélorusse dirigé par Svetlana Tikhanovskaïa pour défendre la démocratie en Biélorussie. Un choix hautement politique, à l’heure où les tensions montent entre l’UE et Alexandre Loukachenko.

L'opposition biélorusse, suivie par une partie importante des citoyens, manifeste depuis de nombreuses semaines contre le régime d'Alexandre Loukachenko, notamment contre les résultats de l'élection présidentielle tenue en août dernier et qui a conduit le président sortant Alexandre Loukachenko à s'attribuer la victoire pour la 5ème fois consécutive, une victoire non reconnue par le Parlement européen. Ces manifestations sont violemment réprimées par le régime.

Le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, nommé en l'honneur du scientifique et dissident soviétique Andreï Sakharov, a été créé en 1988 par le Parlement européen pour honorer les personnes ou les organisations qui ont consacré leur existence à la défense des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Le prix est officiellement remis par le président du Parlement européen lors d'une des sessions plénières de fin d'année du Parlement, aux alentours du 10 décembre, jour anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l'Homme par les Nations Unies en 1948. Le lauréat du Prix Sakharov reçoit une somme de 50 000 €.

Plus d'information sur le prix Sakharov: https://www.touteleurope.eu/actualite/droits-de-l-homme-connaissez-vous-le-prix-sakharov.html


L'Europe est présente sur vos chéquiers, cherchez bien !


Les Français sont de très grands utilisateurs des chèques, même si leur nombre et leur part dans les paiements diminue au profit de la carte bancaire et, dans une moindre mesure, des virements.

Le chéquier est donc en France un objet familier à tous, alors qu’en Allemagne par exemple il est très peu utilisé. Probablement la gratuité des chéquiers en France (alors que le traitement des chèques est beaucoup plus coûteux pour les banques que celui des autres moyens de paiement) y est-elle pour quelque chose...

L’Europe est bien sûr présente sur les pièces et les billets en euros, tout le monde le sait et le voir facilement.

Saviez-vous qu’elle est présente aussi sur vos formules de chèques ? Pour le voir il faut au minimum une très forte loupe et de préférence un petit microscope car c’est une présence extrêmement discrète, peut-être destinée à rendre plus difficile la contrefaçon : ce n’est pas un message politique caché !

Si on peut voir en fort grossissement les lignes horizontales où l'on écrit les sommes en lettres, celle du lieu, celle de la date et les deux lignes obliques qui barrent le chèque pour indiquer qu’il n’est pas endossable au profit d’une autre personne, on voit que ces lignes sont en réalité une suite de lettres minuscules.

Si on arrive à les lire, on voit cette célèbre citation de Robert Schuman qui se répète : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait ».

L’Europe est encore plus près de vous que vous le pensiez !


Le dernier recours des Européens contre les atteintes à leurs droits



En novembre, nous fêtons les anniversaires de deux réalisations majeures du Conseil de l'Europe!

- Les 70 ans de la SIGNATURE DE LA CONVENTION Européenne DES DROITS DE L'HOMME* LE 4 NOVEMBRE 1950

- et les 60 ANS du 1er ARRÊT DE LA COUR Européenne DES DROITS DE L'HOMME LE 14 NOVEMBRE 1960.

Ces deux éléments forment le seul système juridique au Monde permettant à un citoyen de faire valoir directement ses droits contre un État. Ce mois-ci, nous vous proposons d'aborder la première pièce du dispositif, c'est à dire la Convention européenne des droits de l'Homme. Le mois prochain, nous traiterons de la Cour européenne des droits de l'Homme.

LA NÉGATION DES DROITS DE L'HOMME AVAIT ATTEINT SON ACMÉ entre 1933 et 1945, à TEL POINT QU'IL A FALLU insérer dans l'arsenal juridique un nouveau crime, celui de génocide.

QUELLES CONSÉQUENCES EN ONT TIRÉes LES EUROPÉENS ? La souveraineté illimitée des États doit être remise en cause et pour cela il fallait créer des instruments supranationaux pour mettre les droits de l'Homme à l'abri des régimes autoritaires. Un certain nombre d'événements ont marqué cette prise de conscience :

- 7 au 11 mai 1948 : Le Congrès des Mouvements européens se tient à La Haye ; il propose aux gouvernements la rédaction d'une Charte des droits de l'Homme et d'une Cour pour la faire respecter.

- 10 décembre 1948 : L'Assemblée générale de l'ONU approuve la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui est non contraignante, donc essentiellement symbolique.

- 5 mai 1949 : Le Conseil de l'Europe est créé par 10 pays européens et c'est dans cette enceinte que sera élaborée la Convention européenne des droits de l’Homme.

- 4 novembre 1950 : La Convention européenne des droits de l'Homme est signée par 13 États membres du Conseil de l'Europe et le principe d’une Cour est adopté, chargée de les faire appliquer ces droits.

- 3 septembre 1953 : La Convention entre en vigueur après 10 ratifications d'États signataires.

LA CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME

LA CONVENTION EST UN TRAITÉ INTERNATIONAL AYANT UN CARACTèRE EXCEPTIONNEL et supranational car il engage :

– les États entre eux (un État peut en attaquer un autre devant la Cour pour atteinte aux droits de ses propres citoyens ; la Turquie s'est déjà retrouvée dans cette situation !),

– les États vis-à-vis de leurs citoyens (les États doivent assurer aux citoyens la jouissance de leurs droits et mettre les tribunaux nationaux en mesure d'appliquer la Convention),

– et même les citoyens entre eux (par exemple, un particulier ne peut pas pratiquer l'esclavage domestique).

Il est applicable aux résidents (et pas seulement aux citoyens), qui peuvent s'en prévaloir directement et il prévoit un mécanisme juridictionnel (la Cour) pour sanctionner les États signataires, mécanisme qui deviendra directement accessible aux particuliers à partir de 1998.

Les textes protecteurs des droits humains sont-ils tous postérieurs à 1945 ?

Les DROITS DE L'HOMME NE SONT PAS NÉS EN 1945 ; quelques textes emblématiques ont été écrits bien avant :

- 539 avant J.C. : Le cylindre de Cyrus II le Grand, fondateur de l'Empire perse, serait le premier texte connu recensant des droits humains.

- 1215 : La « Magna Carta » est imposée au roi anglais Jean sans Terre.

- 1628 : Pétition des Droits en Angleterre.

- 1679 : Acte « d'habeas corpus » (Angleterre)

- 13 février 1689 : « Bill of Rights » (Angleterre)

- 1776 : Le « Virginia Bill of Rights » est repris par la déclaration d'indépendance des États-Unis.

- 26 août 1789 : La « Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen » est proclamée par l'Assemblée nationale française.

QUI FAIT APPLIQUER LA CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME ?

En premier lieu, ce sont les tribunaux des États signataires qui appliquent la Convention ; ce n'est qu'en ayant épuisé tous les recours nationaux qu'un plaignant n'ayant pu obtenir satisfaction peut alors saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.

QUELS SONT LES DROITS GARANTIS PAR LA CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME ?

QUE CONTIENT LA CONVENTION ORIGINELLE de 1950? D'une part un article un préliminaire : Les signataires doivent respecter les droits et libertés définis . D'autre part des articles sur les droits primordiaux :

Art. 2 : Le droit à la vie (conforté par les protocoles 6 et 13) ;

Art. 3: L'interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants ;

Art. 4: L'interdiction de l'esclavage et du travail forcé ;

Art. 5: Le droit à la liberté et à la sécurité ; les garanties judiciaires accordées en matière pénale ;

Art. 8: Le droit au respect de la vie privée et familiale ;

Art. 9: La liberté de pensée, de conscience et de religion ;

Art. 10 : La liberté d'expression ;

Art. 11 : La liberté de réunion et d'association ;

Art. 12 : Le droit au mariage (à l'âge nubile et selon les lois nationales);

Art. 14 : L'interdiction des discriminations.

Elle contient également des articles sur les droits à caractère procédural :

Art. 6: Le droit à un procès équitable ;

Art. 7: Pas de peine sans loi et non rétroactivité de la loi pénale ;

Art. 13 : Le droit à un recours judiciaire effectif ;

Art. 15 : Les dérogations aux droits acceptées en cas d'urgence ;

Art. 16 : Pas de restrictions à l'activité politique des étrangers ;

Art. 17 : L'interdiction de l'abus de droits ;

Art. 18 : La limitation de l'usage des restrictions aux droits.

LA CONVENTION A ÉTÉ AMENDÉE ET ENRICHIE au fil du temps PAR DE NOMBREUX Protocoles :

Le protocole additionnel à la Convention (ouvert à la signature des États membres le 20/03/1952, entré en vigueur en 1954) :

- La protection de la propriété ;

- Le droit à l'instruction ;

- Le droit à des élections libres ;

Le protocole n°4 (ouvert à la signature le 16/09/1963, entré en vigueur en 1968) :

- L'interdiction de la prison pour dettes ;

- La liberté de circulation ;

- L'interdiction de l'expulsion des nationaux ;

- L'interdiction des expulsions collectives d'étrangers .

Le protocole n°6 (ouvert le 28/04/1983, entré en vigueur en 1985) :

- L'abolition de la peine de mort en temps de paix (ce sera également le cas en cas de guerre avec le protocole n°13).

Le protocole n°7 (ouvert le 22/11/1984, entré en vigueur en 1988) :

- Des garanties procédurales sont accordées en cas d'expulsion d'étrangers ;

- Le droit à un double degré de juridiction en matière pénale ;

- Le droit d'indemnisation en cas d'erreur judiciaire ;

- Le droit à ne pas être jugé ou puni deux fois ;

- L'égalité entre époux.

Le protocole n°11 (ouvert le 11/05/1994, entré en vigueur le 1/11/1998) :

- Le droit de recours individuel devient obligatoire ;

- La Commission des droits de l'Homme est supprimée, les plaignants ont directement accès à la Cour sans passer par ce filtre obligatoire ;

- Le filtrage des requêtes est effectué par des comités de 3 juges au lieu de 7 ;

- Le rôle et la composition de la Grande Chambre de la Cour sont revus ;

- Le Comité des ministres du Conseil de l'Europe s'occupe désormais uniquement du suivi de l'application des arrêts (auparavant, il avait un rôle de de conciliation entre le plaignant et l’État concerné).

Le protocole n°12 (ouvert le 4/11/2000, entré en vigueur en 2005, la France est non signataire !) :

- L'interdiction générale de la discrimination.

Le protocole n°13 (ouvert le 3/05/2002, entré en vigueur en 2003) :

- L'abolition de la peine de mort en toutes circonstances.

Le protocole n°14 (ouvert le 13/05/2004, entré en vigueur le 1/06/2010) :

- Le filtrage des requêtes présentées par les plaignants est désormais fait par un juge unique (au lieu de 3) ;

- Le Comité des ministres peut demander à la Cour un arrêt si un État refuse de se conformer à un arrêt ;

- Le mandat des juges est porté de 6 à 9 ans, non renouvelable;

- L'Union européenne, désormais dotée par le traité de Lisbonne (2009) de la personnalité juridique, aura la possibilité d'adhérer à la Convention. Cela poserait de redoutables problèmes juridiques car la Cour de justice de l'Union européenne et la Cour européenne des droits de l'Homme risqueraient de se marcher sur les pieds ! En cas de divergence de jurisprudence, qui aurait le dernier mot ?

Les protocoles n°2, 5, 15 et 16 sont des protocoles techniques sur le fonctionnement de la Cour (les deux derniers ne sont pas encore ratifiés) et les protocoles n°3, 8, 9, 10 et 14 bis sont devenus obsolètes.

Quelle est la procédure d'élaboration des Conventions et Protocoles ?

1 La décision d'ouvrir des négociations est prise par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe à son initiative ou à celle de l'Assemblée parlementaire.

2 Un comité d'experts gouvernementaux élabore le texte.

3 Ce texte est soumis à l'approbation du Comité des ministres et à l'avis de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

4 Le Comité des ministres décide de l'ouvrir à la signature des États membres du Conseil de l’Europe.

5 La signature du texte par un gouvernement n'est pas suffisante, encore faut-il que son Parlement le ratifie pour que, désormais, il s'applique au pays concerné (sous réserve de ce qui suit).

6 Le texte n'entre en vigueur que lorsqu'un nombre minimum d'États membres (en général 5) l’a ratifié .

7 Les États peuvent faire des déclarations ou formuler des réserves sur certains éléments du texte, pour en limiter l'application.

8 La convention ou le protocole ne s'appliquent qu'aux États les ayant ratifiés.

Combien d’États sont concernés par la Convention ?

Quarante sept États ont ratifié la Convention ; cela représente 830 millions d'Européens et d'Ultramarins protégés, du Groenland à la Réunion, des Antilles à la Polynésie. Le seul État européen non signataire de la Convention (et non membre du Conseil de l'Europe) est la Biélorussie.

Il ne faut pas confondre les textes européens et les textes mondiaux !

Les textes suivants sont spécifiquement européens :

- La Convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des Libertés fondamentales signée le 4 novembre 1950 à Rome par 14 États membres du Conseil de l'Europe.

- La Charte européenne des droits fondamentaux adoptée le Conseil européen de l'Union européenne réuni à Nice le 7 décembre 2000. Elle est incorporée dans le traité de Lisbonne de 2009. La Charte a été rédigée de façon à ne pas entrer en contradiction avec la Convention, déjà ratifiée par la totalité des États membres de l'U.E .

Les textes suivants ont été élaborés sous l'égide de l'ONU et s'appliquent donc théoriquement aux 5 continents:

- La Déclaration universelle des droits de l'Homme approuvée le 10 décembre 1948 par 43 États sur 53 participant à l'Assemblée générale de l'ONU ;

- Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ouverts à la signature le 16 décembre 1966 par l'Assemblée générale de l'ONU.

Les textes de l'ONU sur les droits de l'Homme ne bénéficient pas d'un tribunal international pour les faire appliquer mais d'un Conseil des droits de l'Homme chargé de faire des « leçons de morale » aux États en infraction. Il s'est décrédibilisé en acceptant parmi ses membres élus pour trois ans des pays comme la Chine, l'Arabie saoudite, le Soudan...

Trois continents ont pris modèle sur l'Europe pour aller plus loin que les textes de l'ONU:

– L'Amérique avec la Convention inter-américaine des droits de l'Homme, entrée en vigueur en 1978 ;

– L'Afrique avec la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples, entrée en vigueur en 1986 ;

– A cheval sur l'Afrique et l'Asie, le monde arabe a adopté en 1994 la Charte arabe des droits de l'Homme, remaniée et entrée en vigueur en 2008.

Le continent européen se distingue par le système protecteur le plus complet et le plus supranational du Monde puisqu'un résident (même non citoyen) en Europe peut faire condamner un État pour atteinte à ses droits.

On peut légitimement se poser la question de savoir si un tel système pourrait être créé aujourd'hui, dans le climat de retour au nationalisme que nous connaissons actuellement. Il faut le défendre contre les tentatives de certains de le remettre en cause sous prétexte qu'il porte atteinte à la souveraineté des États ou qu'il gêne la lutte contre le terrorisme. Les pouvoirs « forts » mettent généralement en pièces les contre-pouvoirs qui les gênent : justice, médias, cour constitutionnelle... La Convention est pour eux une atteinte insupportable à un souverainisme et à un nationalisme exacerbés. Un autocrate peut juridiquement demander le retrait de son pays de la Convention mais ce serait un symbole tellement fort sur la scène internationale qu'aucun d'entre eux n'a encore osé le faire. Jusqu'ici la Russie, la Turquie, la Hongrie, la Pologne... restent régies par la Convention. Jusqu'à quand ?

* Droits de l'Homme avec une majuscule est synonyme de droits humains, c'est à dire concernant les deux sexes !


Europe et agriculture : il nous arrive aussi d'être déçus



Eh oui, même les euro-constructeurs convaincus que nous sommes peuvent parfois être déçus devant certaines évolutions. Un exemple.

Dans son discours sur l’état de l’Union, dont nous avons salué ici même l’ambition novatrice, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait clairement une future réforme de la Politique agricole commune (PAC) en phase avec une réelle vision environnementale. Nous sommes sans doute nombreux à avoir pensé : « Enfin » ! Depuis que la réforme de la PAC est dans les tuyaux, depuis qu’on reconnaît l’urgence qu’il y a à la « verdir » et à cesser de faire la part trop belle à certaines cultures et aux grandes exploitations, on s’attendait à ce que ce tournant se confirme.

Or la première mouture de cette réforme de la PAC, qui vient d’être présentée au Parlement européen, a de quoi décevoir. Sur de nombreux points, qui sont relevés et critiqués même par les groupes les plus engagés, le projet se révèle très en-deçà des objectifs annoncés par la Présidente.

Entrer dans le détail des mesures envisagées serait trop technique. En outre, n’oublions pas que le Parlement européen a aussi son rôle dans le processus législatif : rien ne peut se faire sans son approbation. Même si les votes du Parlement peuvent aussi, à l’occasion, nous décevoir.

Quoi qu’il en soit, certains députés européens refusaient le texte en bloc et demandaient à la Commission de revoir entièrement sa copie. D’autres se préparaient à une bataille acharnée d’amendements. D’ores et déjà, malgré quelques divergences, la majorité des députés semblent s’être mis d’accord sur des contre-propositions qui vont de toute façon conduire à des discussions serrées.

Dans le cas présent, ce qui dans le projet de la Commission peut décevoir les fédéralistes que nous sommes au Mouvement Européen France, c’est ce qu’il faut bien appeler le risque de renationalisation de la PAC. Dès l’origine, la PAC constituait le véritable germe d’une Europe fédérale à venir, puisque ses orientations se décidaient au niveau européen sur la base de l’intérêt général de tous les Européens - au prix, on le sait, de négociations parfois laborieuses.

Ce qui se dessine aujourd’hui, si le projet devait rester en l’état, c’est une PAC qui laisse aux États-membres une grande latitude pour choisir entre différentes mesures, et pour en ajouter d’autres le cas échéant.

Comme le dit Éric Andrieu, député européen socialiste et grand connaisseur des questions agricoles, « la PAC perd son C, puisque ce seront désormais, [sauf modifications], 27 politiques agricoles nationales qui vont se côtoyer au sein de l’Union ». Citons encore Éric Andrieu : « 27 politiques agricoles avec des objectifs différents, cela veut aussi dire 27 États membres qui se concurrencent. [C’est] l’institutionnalisation du dumping et une Union désunie où la rivalité sera la règle. »

Pour nous qui ne manquons jamais une occasion de saluer toute évolution allant dans le sens d’une Europe, sinon fédérale, du moins « plus » fédérale, il y a là de toute évidence un risque de régression. Une régression qui n’est pas définitive, certes, puisque, répétons-le, le Parlement se saisit maintenant du texte et ne va pas manquer de le remanier. Espérons que ce sera dans le bon sens.

Il y a quelques raisons d’y croire : notamment le fait qu’au même moment, le Parlement a adopté à une très large majorité le rapport présenté par Éric Andrieu (encore lui) sur l’Organisation commune des marchés (OCM pour les intimes). Il s’agit là encore de quelque chose d’assez technique, mais ce qui en ressort, si ces propositions se traduisent dans les textes, c’est que la Commission européenne sera davantage responsabilisée et devra enfin jouer pleinement son rôle de régulateur sectoriel en matière agricole. Pour ce faire, elle pourra s’appuyer sur un « Observatoire européen unique des marchés agricoles » destiné à alerter rapidement en cas de perturbation des marchés. Une perspective, donc, qui n’est sans doute pas encore gravée dans le marbre, mais qui indique clairement la bonne direction.

Autrement dit, s’il nous arrive parfois d’être déçus, il nous arrive aussi d’avoir du mal à suivre !

Jean-Luc Bernet, président du MEF30


Nancy, 29 ans, volontaire européenne en Pologne, apporte son témoignage



Nancy est assistante pédagogique dans un lycée de Nîmes. Elle a pris une année sabbatique pour pouvoir vivre une expérience de 10 mois dans un autre pays européen, dans le cadre du Corps européen de solidarité. Son volontariat est à Szczecin, ville de 400 000 habitants du nord de la Pologne, toute proche de la frontière avec l’Allemagne.

Ses missions sont d'ordre éducatif, dans une école: promouvoir le volontariat, la mobilité, la solidarité, développer et/ou soutenir des activités de développement social (jeux, arts plastiques, musique, …) et des activités culturelles (parler de son pays, de sa culture, soutien linguistique en français ou en anglais…).

Partie seule, elle a rejoint d'autres volontaires de divers pays, qui ont des missions différentes. Elle travaille cependant en binôme avec un de ces volontaires, qui est ukrainien.

Elle nous apporte son témoignage sur ses premiers mois en Pologne, en répondant aux questions de Léonie Ritter, de la Maison de l‘Europe.

1) Depuis ton arrivée à Szczecin fin août 2020, ton projet a eu quelques rebondissements liés à la crise sanitaire actuelle...peux-tu nous en parler ?

Le premier mois a été consacré aux ateliers et activités de cohésion pour nous permettre de mieux nous connaître et créer un esprit d'équipe entre nous car nous sommes 21 volontaires sur ce projet. Les missions de volontariat au sein de nos différentes structures d'accueil devaient démarrer début octobre. De mon côté, cela n'a pas été possible. Début octobre, Szczecin est passée en zone jaune. La plupart des cours sont passés en ligne. Une première rencontre a eu lieu mi-octobre, en visio, avec deux enseignantes d'anglais avec lesquelles nous allons majoritairement travailler avec le deuxième volontaire.

Notre planning hebdomadaire devait être le suivant : 2 jours en présence physique à l'école et 3 jours en télétravail avec les cours en visio. Nous devions démarrer la semaine suivante et nous rendre à l'école pour la première fois. Cependant, dans le week-end, l'ensemble de la Pologne est passée en zone rouge. Les écoles ont été fermées et tous les cours ont maintenant lieu en visio. Le temps que les cours en visio se mettent en place pour tous les élèves, nous avons fait notre première présentation (sur nous-mêmes et nos pays respectifs) à deux classes aujourd'hui (début novembre) et nous commencerons à participer aux cours en ligne la semaine prochaine. Certains élèves sont volontaires pour participer à des ateliers supplémentaires avec nous. Ces différentes activités ne remplissant pas une semaine de travail, nous allons également avoir des missions auprès de notre structure coordinatrice qui est également structure d'accueil.




2) Malgré l'incertitude de la situation à l'époque, tu avais quand même décidé de partir alors comment vis-tu la situation actuellement ? Te sens-tu soutenue dans ton pays d'accueil ?

Lorsque j'ai postulé et été retenue pour participer à ce projet au mois de juin, la situation était en effet incertaine pour les semaines/mois à venir mais j'ai décidé de partir car je ne voulais pas rater cette opportunité. De manière optimiste, je voulais croire que la situation allait s'améliorer.

Le mois d'octobre a été rempli de contretemps. Nous attendions des nouvelles instructions au jour le jour. Je pense que le plus difficile pour moi a été l'annonce que l'école devait fermer. Nous étions à 2 jours d'une rencontre réelle et d'un démarrage des missions. J'étais très déçue de ne finalement pas pouvoir rencontrer réellement les personnes et de ne pas voir l'école. De plus, ça a encore repoussé de quelques jours le démarrage des missions.

Malgré tout, le moral reste bon. La structure coordinatrice est très présente et a essayé de trouver des solutions pour que nous ne restions pas sans rien faire le temps que la situation s'améliore.

3) Dans l'organisation de la vie de tous les jours, quelles sont les choses qui te marquent le plus et qui peut-être diffèrent de celles en France ? (mesures mises en place, comportements des personnes, vision des choses des personnes – polonais et/ou volontaires étrangers...)

A mon arrivée en Pologne fin août, alors qu'en France le port du masque était obligatoire dans les lieux clos mais également dans la rue pour certaines villes et notamment à Nîmes, les mesures ici étaient inexistantes. Les restaurants et bars étaient ouverts normalement et plusieurs marchés/foires ont eu lieu sans aucune règle de distanciation ou port du masque. Celui-ci était obligatoire uniquement dans les commerces/centres commerciaux. Malgré cette obligation, tout le monde ne le portait pas. Nous nous sommes d'ailleurs fait accoster une fois par un homme en sortant d'un commerce car nous avions le masque et qu'à son sens c'était totalement inutile.

Globalement, c'était un peu comme s'il ne s'était rien passé depuis 6 mois. Lors d'une discussion avec l'un des coordonnateurs du projet, courant septembre, nous avons échangé sur la situation sanitaire car nous étions beaucoup à être étonnés du peu de mesures mises en place et appliquées ici. Il nous a expliqué qu'à Szczecin il y a eu très peu de cas à l'échelle de la population pendant la 1ère vague, de mars à juin. C'est pourquoi la population n'était pas très concernée ni inquiète.

Depuis que nous sommes passés en zone jaune puis rouge en raison du nombre de cas toujours plus élevé, plusieurs mesures ont été mises en place : le port du masque est devenu obligatoire partout (extérieur et lieux clos), les rassemblements du plus de 5 personnes sont interdits, les écoles primaires, collèges et lycées sont fermés, etc. Ces mesures sont maintenant respectées.



Des fonds européens pour Bora-Bora



Pour mériter son titre de Perle du Pacifique, l’île polynésienne de Bora-Bora travaille depuis plus de 20 ans à préserver la beauté et la pureté de son lagon. La préservation de cet écosystème fragile est un véritable leitmotiv de la politique de son maire Gaston Tong Sang et sa politique environnementale se traduit déjà par la gestion de l’eau , le réseau d’assainissement et la gestion des déchets (l’île est Pavillon bleu depuis 20 ans). Ayant vécu 1 an à Bora-Bora, nous avons pu voir concrètement les efforts réalisés dans ce domaine.

La commune a postulé il y a deux ans à un appel à projets européen. Elle a été retenue au même titre que Terceira (Portugal), Ameland (Pays-Bas), Lampedusa (Italie) et Nisyros (Grèce). Les deux premières îles seront des îles pilotes. Lampedusa, Nissyros et Bora Bora, seule île française retenue, intègrent le projet IANOS en tant qu'îles suiveuses pour tester la réplicabilité des solutions opérationnelles adaptées aux conditions insulaires.

Le projet IANOS – « Integrated Solutions for the Decarbonization and Smartification of Islands » - est un projet financé par l’Union européenne dans une démarche de partenariat public-privé, qui vise à diminuer l’empreinte carbone des îles européennes et à les orienter vers l’indépendance énergétique en 2050.

En effet les défis et tendances spécifiques liés à l'énergie concernent la majorité des 2700 îles de l'UE (où vivent près de 3,5% de ses citoyens). La situation insulaire rend la sécurité et la résilience énergétique plus lourdes et plus coûteuses par rapport au continent à cause d’une forte dépendance aux combustibles fossiles ou à l'importation d'énergie du continent et de l’aspect saisonnier de la demande (les arrivées de touristes dans les petites îles ont augmenté de plus de 30% au cours de la dernière décennie).

Le projet IANOS qui concerne Bora Bora est baptisé SWEET (Solar and Sea Water Experiment for Energy Transition). Il a pour finalité de décarboner les secteurs de la production d'électricité et du transport terrestre et lagunaire.

La première étape, en cours d'exécution, est centrée sur l'augmentation de la part des énergies renouvelables de l'île et la promotion d'une agriculture locale et inclusive pour la population. Bora- Bora va se doter de serres anticycloniques et de parcs aquacoles alimentés en électricité par des panneaux solaires.

La phase 2 mettra en place un réseau de transports zéro carbone et développera l'énergie thermique des mers (utilisation de la différence de température entre l’eau chaude de surface et l’eau froide de grande profondeur). Des actions sur le bâti pour diminuer sa consommation d’énergie sont également prévues.

Ce projet d'un montant global de 8,7 millions d'€ est subventionné par l'Europe à hauteur de 7 millions.

"Après avoir réglé le problème de l'eau potable, préservé la qualité des eaux de baignade, traité les déchets et pour accompagner sa politique sectorielle de transition énergétique, nous allons proposer au Pays, à l'Europe, à la France ce programme de développement des énergies renouvelables. L'idée est de maîtriser totalement la production d'énergie électrique, de ne plus être dépendant de l'énergie fossile. On veut réduire le niveau de bruit dans le lagon, qui gêne l'homme mais aussi la faune et la flore [… ...]: le bruit peut perturber la croissance des espèces vivant dans le lagon. Notre objectif est de motoriser tous les bateaux en électrique. Cela préservera l'équilibre de notre écosystème." déclare Gaston Tong Sang, maire de Bora-Bora.

Isabelle et Charles-Antoine Roussy


Les collectifs départementaux de la mobilité internationale en Occitanie



Les dispositifs de Mobilité internationale apparaissent bien souvent comme complexes et peu lisibles pour les « travailleurs de jeunesse » (les professionnels du travail d’accompagnement et d’encadrements des jeunes) des secteurs de l’éducation populaire, du sport, de la cohésion sociale et de l’éducation spécialisée. C’est pourquoi la DRJSCS* Occitanie et le Conseil Régional Occitanie ont mis en place des collectifs départementaux de la mobilité afin de sensibiliser les jeunes et les travailleurs de jeunesse aux dispositifs de Mobilité internationale, levier très important pour permettre le développement de la personnalité et l’insertion professionnelle des jeunes.

Ces collectifs ont pour vocation de réunir dans chaque département différents acteurs de l’éducation formelle (établissements scolaires, établissements de formation professionnelle et d’enseignement supérieur), non-formelle (associations et établissements publics) et institutionnels qui montent des projets de mobilité, qui souhaitent en monter ou veulent simplement informer les jeunes à propos des opportunités de mobilité.

La Maison de l’Europe étant très active dans ce domaine sur les territoires du Gard et de la Lozère, elle était jusqu’en août 2020 membre actif de ces collectifs, proposant son expertise en termes d’opportunités de mobilité européenne et d’accompagnement des professionnels pour la mise en place de projets.

Depuis septembre 2020, la Maison de l’Europe a fait un pas de plus: elle est chargée de l’animation des deux collectifs et elle a récemment organisé deux réunions de ces collectifs - le 04.09 à Nîmes dans ses locaux et le 24.09 à la Mission Locale Jeunes de Mende - pour inviter de nouveaux acteurs, présenter les objectifs des nouveaux programmes Erasmus + et Corps Européen de Solidarité et prendre en compte les attentes de chacun en termes de mobilité européenne. En fonction des attentes et besoins, des groupes de travail ont été créés et des rencontres (virtuelles...) seront organisées dans les prochaines semaines.

Toute structure relevant de l’éducation formelle ou non-formelle qui serait intéressée par la mobilité et désirerait rejoindre l’un des deux collectifs, est invitée à nous contacter aux adresses suivantes : m.stange@maison-europe-nimes.eu ; l.ritter@maison-europe-nimes.eu

* DRJSCS = Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale


Le point sur nos projets de stages Erasmus+ en Europe


Malgré les difficultés actuelles, et même en télétravail, la Maison de l’Europe de Nîmes poursuit son travail d’organisation et de coordination des projets de stages professionnels Erasmus+. Avec le soutien de la Région Occitanie, les jeunes demandeurs d’emploi de notre région peuvent partir en Europe pour quelques semaines ou quelques mois pour une expérience professionnelle très formatrice à la fois pour les savoir-faire et au niveau personnel.

Beaucoup de départs en petits groupes étaient prévus et organisés pour la fin de l’année 2020. Certains, prévus au printemps, avaient déjà été reportés.

Malheureusement, la situation sanitaire et les restrictions imposées dans plusieurs pays de l’Union européenne ont remis en cause la disponibilité des entreprises des pays de destination pour accueillir des stagiaires. En tenant compte de cette difficulté et d’une situation très évolutive, nous avons dû prendre des décisions difficiles et reporter certains projets prévus pour octobre et novembre 2020.

Le projet de stage de 4 semaines dans la ville italienne de Brescia, prévu pour les jeunes des MLJ (Missions locales jeunes) d’Alès Pays Cévennes et du Gard Rhodanien - Uzège, a été reporté à janvier 2021. La même décision a été prise par notre autre partenaire pour un stage à Brescia, la MLJ de Lozère. Brescia, qui est en Lombardie, est maintenant confinée.

Le projet de stage à Prague, organisé pour les jeunes de la MLJ Nîmes Métropole et de la MLJ Petite Camargue, a également été reporté à janvier 2021. La République Tchèque est très affectée par la deuxième vague de la pandémie.

Notre dernier projet qui reste actif à court terme est la nouvelle collaboration entre la Maison de l’Europe et le Pôle Emploi Occitanie pour un premier projet de stage longue durée. Il est prévu que 5 jeunes demandeurs d’emploi de notre région partent en novembre à Kielce, en Pologne, pour un stage de 3 mois. Les jeunes sont très motivés pour maintenir ce projet, même s’il peut prendre la forme de télétravail pendant une partie de leur séjour. Notre partenaire polonais, Regionalne Centrum Wolontariatu w Kielcach, les accompagnera et assurera les meilleures conditions possibles pour leurs stages.

La Maison de l’Europe est également, directement, le porteur du projet de stages Erasmus+ « EuroFormation III ». Grâce au financement de l’UE – programme Erasmus+, un groupe du lycée Jacques Prévert de St Christol-les-Alès partira en Grèce et un autre groupe du lycée Hemingway de Nîmes à Prague. Les deux projets sont maintenus comme prévu pour janvier 2021.

Nous avons donc déjà un calendrier très chargé de départs en stages en Europe pour le début de 2021.

Nous croisons les doigts pour qu’une amélioration de la situation sanitaire en Europe permette à tous ces jeunes de faire enfin ces stages, qu’ils attendent avec un grand intérêt et une forte motivation !


Agenda Novembre 2020



Agenda de la Maison de l’Europe - Novembre 2020

Mardi 3 novembre, 9h30 – 11h00

Collectifs départementaux de la mobilité européenne dans le Gard et en Lozère

Réunion de travail entre les 13 collectifs départementaux de la mobilité européenne d’Occitanie, avec la participation de la DRJSCS Occitanie (Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale).

  • Plateforme zoom

Mercredi 4 octobre, 11h00 – 12h30

Stage Erasmus en Grèce

Formation des référents internationaux des Missions locales jeunes du Grand Avignon et du Comtat Venaissin en vue d’un départ de 9 jeunes à Kalamata en Grèce début 2021.

  • Plateforme zoom

Mardi 10 novembre, 17h00 – 18h30

Webinaire - L’action européenne du gouvernement Merkel dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne – un bilan à mi-parcours

Avec la participation de Dr. Pascal Hector de l’Ambassade d’Allemagne en France, Dr. Knut Krohn, correspondant de la Stuttgarter Zeitung à Paris ainsi que de l’OFAJ et du Fonds citoyen franco-allemand.

Jeudi 12 novembre et lundi 16 novembre, 9h30 – 12h30

Dispositif local d’accompagnement « Stratégie de sortie de crise »

Dans le cadre du soutien public à l’économie sociale et solidaire, la Maison de l’Europe bénéficiera (à distance) d’un diagnostic et de conseils sur sa gestion, dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement proposé par l’ACEGAA - Association d'appui aux associations du Gard.

  • Plateforme zoom

Vendredi 13 novembre, 18h à 19h30

Rencontre et échanges (à distance) avec Sylvie Guillaume, députée européenne.

Le lien pour se connecter vous sera envoyé dans la journée du 13 novembre.

Samedi 14 novembre

Stage Erasmus+ en Pologne

5 jeunes inscrits à Pôle Emploi partiront à Kielce en Pologne pour des stages Erasmus de 3 mois organisés par la Maison de l’Europe. Projet soutenu par la Région Occitanie et l’agence Erasmus+.

Mardi 17 novembre, 18h (horaire à confirmer après inscription)

Café Multi-Kulti

Découvrir des pays et leurs cultures avec nos volontaires européens… en visio-conférence. Les pays concernés seront l’Allemagne et l’Italie.

Mardi 24 novembre, 18h00

Réunion d’information « Bouger en Europe »

La Maison de l’Europe invite comme chaque mois tous les jeunes du département du Gard à une réunion d’information sur les dispositifs européens pour les jeunes

Jeudi 26 novembre, 18h (horaire à confirmer après inscription)

Café linguistique

Découvrir ou pratiquer des langues européennes de façon décontractée avec nos volontaires européens. Il s’agira cette fois de l’anglais et l’espagnol

Lundi 30 novembre, 18h00

Club littéraire européen « La métamorphose » de Franz Kafka

Librairies et bibliothèques fermées… nous refusons de rester les bras croisés ! Teofana, notre volontaire européenne, vous propose un club de littérature en ligne autour de l’univers absurde de « La métamorphose » de Franz Kafka.

Vous pouvez également retrouver « La métamorphose » en ligne avec le lien suivant: https://beq.ebooksgratuits.com/classiques/Kafka_La_metamorphose.pdf


Webinaire : présidence allemande du Conseil de l'Union européenne



Webinaire « L’action européenne du gouvernement Merkel dans le cadre de la présidence du Conseil de l’UE » : sa perception en France.

Mardi 10 novembre 17h

Nous vous invitons au 2ème webinaire que nous organisons au sujet de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne mardi 10 novembre à 17h sur la plateforme Webex.

Après la réunion publique en ligne du 13 octobre, en langue française, avec la participation de la députée européenne Evelyne Gebhardt (de nationalité française et élue en Allemagne où elle vit), la rencontre du 10 novembre sera en langue allemande avec traduction en français.

Avec nos invités spéciaux, Dr. Pascal Hector de l’ambassade d’Allemagne en France, Dr. Knut Krohn, correspondant du journal Stuttgarter Zeitung à Paris ainsi que l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse) et le Fonds citoyen franco-allemand, nous nous pencherons sur le point de vue français sur la présidence par l’Allemagne du