Mobilités en Europe : nouveaux programmes, nouveaux budgets, nouvelles priorités

Nous attendions cela avec impatience : peu avant fin décembre 2020, nous apprenons que le Parlement européen et le Conseil de l’UE se sont mis d’accord sur le budget 2021-2027 de l'UE. Hourra ! Et ce qui intéresse particulièrement l’équipe « mobilité » à la Maison de l’Europe, c’est la part allouée aux programmes Erasmus + et Corps Européen de Solidarité : respectivement 26 milliards d’€ et 1 milliard d'€, pour 2021-2027. Pour Erasmus +, c’est une hausse considérable : + 70 % !





C’est dire combien l’UE croit en ces programmes et est convaincue de leurs bienfaits à long terme sur les bénéficiaires et les pays participants.


A ce dernier sujet nous notons avec regret que le Royaume-Uni ne participera plus à Erasmus +, c’est ce que prévoit l’accord post-Brexit du 24 décembre 2020. Il est vrai que pour le Royaume-Uni il y avait un très grand déséquilibre entre le nombre de ceux qui voulaient venir pour plusieurs mois au Royaume-Uni et le nombre beaucoup plus faible des Britanniques qui voulaient aller dans d’autres pays européens : revers de la médaille de la domination de la langue anglaise. Ce déséquilibre coûtait cher au Royaume-Uni : en effet les étudiants partant en Erasmus paient leurs droits universitaires à l’université qu’ils fréquentent dans leur pays, et pas à celle où ils sont pendant leur période Erasmus : un gros manque à gagner pour les universités du Royaume-Uni, dans lesquelles en plus les droits sont beaucoup plus élevés que dans beaucoup d’autres pays européens, en particulier la France.


Pour la nouvelle période budgétaire, 2021-2027, les deux programmes devront être « plus inclusifs et innovants, mais aussi plus numériques et plus écologiques. » (communiqué de presse du 11.12.20 de la Commission européenne). A titre d’exemple, « Les bénéficiaires des projets de mobilité seront autorisés à demander un soutien financier pour frais de voyage élevés de participants […] dans les cas où les participants optent pour des moyens de transport à plus faible émission de carbone (par exemple le train), mais pouvant être plus coûteux » (Extrait de l’article paru le 20.12.20 sur le site de l’Agence Erasmus + : https://agence.erasmusplus.fr/2019/12/20/erasmus-se-met-au-vert/ )





En ce qui concerne le Corps Européen de Solidarité qui permet à des jeunes de 18 à 30 ans de s’engager dans des missions de volontariat ou de mener des projets de solidarité en Europe, il s’ouvrira à des projets d’aide humanitaire au-delà des frontières européennes (jusqu’à 35 ans).

En revanche, le volet professionnel stage et emploi pour lequel nous avions obtenu une labellisation en 2018 disparaît du programme...


Globalement la mobilité a donc de beaux jours devant elle malgré la pandémie du Covid qui perturbe beaucoup les échanges, souhaitons que cela ne soit pas durable !

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