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Où en est Galileo, le système européen de positionnement par satellites ?



Les utilisations des systèmes de positionnement par satellites sont multiples : les transports (maritimes, aériens et terrestres), les opérations de secours et de sauvetage, les travaux publics, la prospection pétrolière, l'agriculture, la téléphone mobile.

Le système le plus ancien est le GPS (Global Positioning System) américain, et il est devenu un nom commun, comme Frigidaire ou Sopalin. Ces trois lettres sont souvent utilisées pour désigner indifféremment le système dans son ensemble ou (dans le grand public) l’appareil récepteur qui permet d’afficher sa position ou d’autres données comme des calculs d’itinéraires.


Galileo garantit l'autonomie de l'Union européenne vis-à-vis des États-Unis et de la Russie dans ce domaine stratégique, notamment dans les applications militaires, et déploie des performances plus avancées que celles actuellement offertes par le GPS des États-Unis ou le GLONASS de la Russie, ou encore le projet Beidou/Compass chinois. Cette indépendance est importante, car le GPS américain souffre de nombreuses restrictions sur la précision du positionnement (de l'ordre de 20 m pour le signal gratuit), sur la fiabilité ou la continuité (le positionnement peut être impossible dans certaines zones du globe et/ou à certains moments, pour des raisons techniques et/ou politiques).


La réalisation de Galileo a été décidée en 2001. Après l’échec d’une organisation en partenariat public-privé, depuis 2007 c’est l’Agence spatiale européenne (ESA) qui est chargée de cette réalisation et lance pour cela des appels d’offres auprès d’industriels européens.




Actuellement la constellation Galileo, entrée en service en 2016, est composée de 22 satellites opérationnels de première génération, plus quelques-uns en réserve en orbite. Elle doit être complétée par un lot de 12 satellites, à lancer avant la fin 2024, si possible avec Ariane 6. La précision du service ouvert à tous les utilisateurs est de moins de 4 m en horizontal et 8 m en vertical (altitude). Un niveau de qualité supérieure (High Accuracy Service - HAS), 20 cm en horizontal et 40 cm en vertical, a été mis en phase de service initial en janvier 2023.


A l'infrastructure spatiale s'ajoutent évidemment des équipements au sol répartis en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne et dans d'autres pays européens, pour les contrôles et les synchronisations du système.


Puis la seconde génération doit être déployée avant 2028. Début 2021, l’ESA a commandé 12 satellites d'une nouvelle génération à Thales Alenia Space et Airbus Defense and Space. La deuxième génération Galileo sera encore plus précise, au décimètre près, afin de faciliter le développement de l'internet des objets ou des voitures connectées. Elle sera aussi plus robuste pour résister aux menaces de brouillages et de cyberattaques.


Cependant le calendrier est un peu « embouteillé » par le retard sur le programme d’Ariane 6 (dont le 1er vol a été reporté récemment de fin 2023 à 2024, après d’autres reports auparavant), alors que la dernière fusée Ariane 5 vient d’être lancée. Le dernier lot de 12 satellites de première génération, construit par la société spatiale allemande OHB, attend donc toujours au sol une possibilité de lancement.

Bon, très bien, mais comment savoir si je peux utiliser ou si j’utilise déjà Galileo ? Vous pouvez passer par l’application GPSTest, qui donne avec la bannière de l’UE la liste des téléphones mobiles compatibles avec Galileo ou l’utilisant déjà. GPSTest donne également des informations sur l’intensité du signal, les fréquences, etc.


Jean-Jacques SMEDTS

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