Sylvie Guillaume était à Nîmes le 13 novembre !



Enfin, presque : confinement oblige, nous avons dû nous satisfaire d’une visio-conférence. Qui n’en a pas moins été passionnante !


Cette rencontre, organisée à l’initiative du MEF30 mais, comme très souvent, en partenariat avec la Maison de l’Europe, était prévue de longue date ; il a donc semblé préférable de la maintenir malgré son caractère « virtuel » plutôt que de la reporter une nouvelle fois (elle devait à l’origine avoir lieu le 16 mai).


Tous ceux qui ont suivi l’échange d’une heure 30 avec Sylvie Guillaume, euro-députée socialiste assidue, compétente et expérimentée (élue depuis 2009, elle a été vice-présidente du Parlement européen de 2014 à 2019) n’ont pas regretté le temps passé. Nous avons eu des informations à chaud sur l’élaboration du budget, avec à ce moment-là des éclairages plutôt optimistes sur l’avenir des négociations (les choses se sont un peu gâtées depuis avec le blocage de la Hongrie et de la Pologne, avec la Slovénie dans leur sillage, mais rien n’est joué). Puis des explications toujours utiles sur le plan de relance européen, qu’une majorité d’eurodéputés considère comme une avancée majeure ; à l’inverse, et c’est sans surprise, c’est pour cette même raison que la minorité de députés europhobes au Parlement ont voté contre sans état d’âme.


La question dite des « conditionnalités » du versement de fonds européens a été présentée sous ses différents aspects, et force est de reconnaître que le point est délicat : même si les signes de non-respect de l’État de droit qui sont au centre des discussions sont évidents, il n’en reste pas moins que faire plier un gouvernement qui, comme celui de Viktor Orban, s’appuie sur une majorité électorale solide, est tout sauf simple. Nous le savons aujourd’hui, la tension n’est pas retombée, loin s’en faut.


Et nous avons aussi eu de Sylvie Guillaume, en tant que rapporteuse auprès du Parlement de l’activité de la médiatrice européenne (en l’occurrence l’Irlandaise Emily O’Reilly, qui fut également médiatrice dans son propre pays) des précisions sur le rôle de cette institution, reprise de la tradition très ancienne et très vivace de l’« ombudsman/ombudswoman » scandinave -tradition dont la France aussi s’est inspirée en créant le Médiateur de la République, devenu aujourd’hui Défenseur(e) des Droits.


Bref un échange riche et fourni, qu’il conviendra de renouveler, peut-être avec des députés d’une autre sensibilité -mais toujours à rechercher parmi les euro-constructeurs, c’est le choix du MEF.


On peut voir ou revoir la vidéo de cette réunion grâce au lien suivant : https://youtu.be/ovgLvkM9Hho



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