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Lettre Europe Décembre-Janvier 2022-2023

Tribune



SCHOLZ, une politique en question.


Le couple franco-allemand connait depuis longtemps des hauts et de bas, comme tous les vieux couples. Mais récemment, les choix stratégiques de l’Allemagne sur des sujets de première importance ont nettement irrité les Français.


Sur l’armement tout d’abord, le choix des avions de chasse américains face au Rafale français n’est lié a priori qu’au parapluie atomique américain et non à des capacités tactiques ou opérationnelles. Ce choix est donc strictement politique et atlantiste, non européen.


Le choix de s’orienter vers un système anti-aérien américano-israélo-allemand au détriment du projet franco-italien est lui logique car c’est le seul système actuellement opérationnel et la Bundeswehr a besoin de se reconstruire très vite. Cependant on ne construit pas une armée compétitive rapidement, il faut plutôt compter en dizaines d’années. Ce sont des investissements à long terme qu’il faut privilégier selon l’Elysée.


L’énergie est un sujet conflictuel depuis très longtemps. La guerre en Ukraine a forcé les Allemands à revoir complétement leur position qui jusque-là se basait sur le gaz russe. Face à la flambée des prix et aux difficultés d’approvisionnement, les deux pays sont en désaccord sur l’attitude à adopter. La France, ainsi qu’une dizaine d’autres États, plaide pour un plafonnement du prix du gaz utilisé pour produire de l’électricité. De son côté, l’Allemagne s’y oppose, poussant plutôt au développement de nouveaux gisements. En plus, Berlin a récemment voté un plan d’aide de 200 milliards d’euros aux particuliers et aux entreprises face à l’envolée des prix sans en informer l’UE, “ce qui pourrait perturber le marché du gaz et de l’électricité”.


Avec 23 heures d’avion pour moins de 12 heures sur place, le chancelier allemand Olaf Scholz est parti tout seul en Chine. Il a rencontré le président chinois, Xi Jinping, vendredi 4 novembre. L’Allemagne espère, avec sa délégation d’industriels, décrocher des contrats. Berlin ne veut pas de découplage avec la Chine, qui est vue comme un partenaire commercial important.


Cette visité a été très controversée y compris en Allemagne pour sa vision « Deutschland erstmal » (l’Allemagne d’abord).


Emmanuel Macron avait en fait proposé à Olaf Scholz d’effectuer une visite en tandem, afin de présenter une diplomatie européenne plus unie, mais Berlin a refusé, explique le journaliste de France Télévisions, Arnauld Miguet.


Dans une tribune publiée dans Politico, Scholz a écrit : « C’est précisément parce que le « business as usual » n’est plus une option dans ces circonstances (à la suite du XXe congrès du Parti communiste chinois) que je me rends à Pékin ». Et pourtant il est prêt à vendre des parts importantes du port de Hambourg, au risque de dépendre de plus en plus de l’Empire du Milieu.


Cependant tout n’est pas si sombre, la signature ce vendredi 18 novembre d'un accord entre les deux pays autour du développement d'un futur avion de chasse européen a montré que si brouille il y avait entre les deux dirigeants, elle semble en tout cas gérable, pour le moment….


Charles-Antoine ROUSSY, président de la Maison de l’Europe

Agenda



  • Mardi 6 décembre, 14h – 16h

Consultation jeunesse et mobilité européenne en Lozère


En tant que relais en Lozère, nous participons à la réunion-consultation du Département de la Lozère sur la jeunesse et la mobilité européenne


Salle François Brager, place Urbain V, 48000 Mende


  • Mardi 6 décembre, 18h

Café Multi Kulti « Ukraine – Allemagne – Albanie »


Rendez-vous au Café Olive à partir de 18h, pour un voyage autour de pays européens. Venez rencontrer les volontaires européens et découvrir leur culture !


Le Café Olive, 22 Bd Victor Hugo, 30000 Nîmes


  • Jeudi 8 décembre, 10h – 12h / 14h - 16h30

Le Forum des métiers et de la formation :


Stand d’information et animations sur l’actualité européenne, les formations et activités dans le cadre de la mobilité européenne pour les jeunes : Erasmus+, volontariat européen, projets franco-allemand …


Salle des fêtes 29 Av. Pasteur, 34190 Ganges


  • Lundi 12 décembre, 9h30 – 17h

Formation : « L’Europe et mobilité européenne dans ma commune »


Dans le cadre de son Kiosque Europe, le Centre social et culturel de Salindres organise une formation pour son personnel et les personnes associées à l’animation des jeunes


Centre social « La Cour des Miracles » 31 Rue de Cambis, 30340 Salindres


  • Mercredi 14 décembre, 9h30 – 12h30

Comité régional de suivi des programmes européens en Occitanie


En tant que centre Europe Direct, la Maison de l’Europe de Nîmes participe au prochain comité régional de suivi des programmes européens afin d’orienter et renseigner les porteurs de projets de notre territoire.


Musée Narbo Via, 2 Av. André Mècle, 11100 Narbonne


  • Mercredi 14 décembre, 17h

Fête de Noël de la Maison de l’Europe


La Maison de l’Europe invite ses adhérents, ses salariés, les volontaires européens et ses partenaires à un moment convivial en cette fin d’année.


Maison de l’Europe de Nîmes, 46 Rue de la République


  • Vendredi 16 décembre, 18h

Conférence / Débat : L’Europe et la sécurité énergétique


Irène Tolleret, député européenne du groupe RENEW au Parlement européen viendra animer cette conférence sur ce thème d’actualité cruciale. En collaboration avec Unîmes.


Maison de l’Europe de Nîmes, 46 Rue de la République



Fermeture de la Maison de l’Europe du 22 décembre au 2 janvier


Nous vous souhaitons d’agréables fêtes de fin d’année !


  • Jeudi 26 janvier, 18h (à confirmer)

Conférence / Débat : Le couple franco-allemand 60 ans après la signature du traité de l’Amitié (traité de l’Elysée)


Pascal Thibault, journaliste à Radio France internationale à Berlin viendra nous parler des relations franco-allemandes actuelles quelque peu tumultueuses. En collaboration avec l’association franco-allemande du Pays de Sommières et le Fonds citoyen franco-allemand.


Maison de l’Europe, 46 rue de la République Nîmes


Les nouvelles de l'Europe


La Commission européenne propose une réforme du Pacte de stabilité et de croissance



Après plusieurs mois de négociations informelles avec les États membres, la Commission européenne a annoncé les grandes lignes d’un projet de réforme du Pacte de stabilité et de croissance qui s’impose actuellement uniformément aux États membres de l’UE : un déficit public limité à 3 % du PIB national et un plafond d’endettement public de 60 % de ce même PIB.


Rappelons où en est la France (données 2021) : déficit public 6,4 % du PIB (en nette amélioration après le pic de la crise sanitaire), dette publique 112,5 % du PIB, donc très au-dessus des plafonds du Pacte de stabilité et de croissance.


La carte ci-dessous montre comment se situent les dettes publiques des États membres de l’UE.


Source : touteleurope.eu


Ce Pacte a été très critiqué pour les politiques « d’austérité » que son respect impliquait ;Le texte du projet de réforme prévoit que chaque pays définisse sa trajectoire de réduction de la dette et du déficit, au lieu des règles uniformes actuelles. La Commission présenterait à chaque État membre une trajectoire d’ajustement de la dette sur une période de quatre ans. En réponse, chaque pays proposerait sa propre trajectoire tenant compte de ses priorités économiques, de ses réformes et de ses investissements. Un délai supplémentaire de trois ans serait prévu pour les pays dont la dette publique dépasse 60 % du PIB, à condition qu’ils s’engagent à adopter des réformes structurelles et à faire des investissements stratégiques de nature à alimenter la croissance sans accroître la dette.


Les deux piliers fondamentaux du Pacte sont toutefois maintenus comme cible à plus long terme : déficit public limité à 3 % du PIB national et plafond d’endettement public de 60 % de ce même PIB


Une approche plus réaliste


En contrepartie de cet assouplissement, la Commission européenne prévoit un mécanisme de sanctions plus efficace : plus de marge de manœuvre, mais aussi plus de rigueur.


Depuis son adoption en 1992, le Pacte de stabilité n’a pas fait ses preuves et ses limites ont souvent été dépassées, y compris par des pays « poids lourds de l’orthodoxie budgétaire » comme l’Allemagne. Ses objectifs se sont révélés irréalistes en situations de crises et les sanctions prévues en cas de « sortie de route » n’ont jamais été réellement appliquées. Il a même été suspendu pendant la crise du Covid-19 et cette suspension a été prolongée (a priori jusqu’à fin 2023) à cause des répercussions économiques de la guerre en Ukraine.


Selon le nouveau plan, la procédure d’infraction pour les déficits excessifs serait maintenue, tandis que celle sur la dette serait renforcée : sanctions financières, sanctions de réputation (convocation à une audition au Parlement) et blocage des fonds structurels.


Mais surtout, l’intervention serait préventive : on n’attendrait pas qu’un État dépasse les limites de déficit ou de dette, on l’arrêterait avant.


Des divisions


C’est du côté de Berlin que l’opposition à cette nouvelle méthode se fait le plus entendre. L’Allemagne est particulièrement réticente aux modifications, qu’elle juge trop indulgentes pour les pays « dépensiers ».


La réforme du Pacte de stabilité et de croissance entraînera sans doute de longues discussions avec les États membres. Le commissaire européen à l’Économie Paolo Gentiloni craint “un risque de blocage”, si les vieilles divisions entre le sud et le nord de l’Europe remontent à la surface.


La Commission européenne doit présenter sa proposition de façon plus détaillée début 2023, après avoir recueilli les observations des États membres. Cette proposition devra ensuite être validée par les ministres des Finances réunis en Conseil de l’UE, puis par le Parlement européen.


Source principale : touteleurope.eu


Jean-Jacques SMEDTS

Vers un plafond européen pour les prix des contrats de gaz naturel ?


Gazoduc de gaz liquéfié

Sous pression des Vingt-Sept confrontés à une hausse des prix de l’énergie qui frappe particuliers et entreprises, la Commission européenne a soumis très récemment aux représentants des États membres auprès de l’UE une proposition de mécanisme de plafonnement du prix de marché du gaz, et indirectement du prix de marché de l’électricité, actuellement étroitement lié au prix du gaz.


Le sujet divise les Européens, les pays les plus confiants dans les mécanismes de marché craignant qu'un interventionnisme européen ne repousse les fournisseurs du continent, singulièrement les producteurs de gaz liquéfié (GNL), américains en tête, qui ont permis cet automne à l'Union, malgré la quasi-disparition des approvisionnements en gaz russe, de remplir ses stocks…. au prix fort.


C'est pourquoi la Commission insiste qu'il ne s'agit pas d'un instrument de régulation du marché gazier, mais d'un outil de plafonnement pensé comme dissuasif. « Idéalement, il ne serait jamais activé, car le marché aurait compris que l'Europe n'est pas prête à payer n'importe quel prix à n'importe quel moment », explique un expert.


Le but est d’éviter des pics de prix ponctuels accentués par la spéculation, comme en août dernier où les prix avaient atteint des niveaux « déraisonnables » pendant quelques jours, dépassant 300 € le mégawattheure (ils sont aujourd'hui redescendus aux alentours de 110 à 120 €).


Activation rapide


Concrètement, le mécanisme s'intéresse à un indicateur en particulier : le contrat à un mois sur le gaz naturel du « hub » TTF (Title transfer facility) de Rotterdam, utilisé comme référence pour beaucoup de contrats à long terme.


Si cet indicateur dépasse un plafond pendant 2 semaines (la Commission a avancé pour ce plafond 275 €/MWh, ce qui est très élevé) et si ce prix dépasse trop les prix observés sur le marché mondial (les deux conditions doivent être réunies simultanément), alors l'UE fixera une limite. Le prix devra cependant toujours rester égal ou supérieur aux prix mondiaux du GNL, pour que les navires méthaniers ne se détournent pas des ports européens.


Méthanier à quai


Pour les services de la commissaire à l’Énergie Kadri Simson, l'activation serait automatique, sans besoin d'une décision politique, de manière à assurer une plus grande visibilité aux acteurs du marché. L'activation serait aussi conçue pour être enclenchée très rapidement.


Veille sur la sécurité d'approvisionnement


La Commission surveillera ensuite l'évolution des prix. Si les conditions de déclenchement ne sont plus réunies, le mécanisme sera désactivé, avec toutefois la possibilité d'une réactivation si le marché s'affole à nouveau.


Cependant la priorité reste la sécurité d’approvisionnement de l’Union européenne, et le plafonnement pourrait être suspendu si cette sécurité était menacée.


Un équilibre pas facile à assurer entre des prix « raisonnables » et l’incitation aux fournisseurs de ne pas se détourner du marché européen...


Sources : lesechos.fr et touteleurope.eu

Jean-Jacques SMEDTS


Les nouvelles de la Maison de l'Europe


Rencontre à Nîmes avec l'ambassadeur de République tchèque en France



La Maison de l’Europe de Nîmes et le Mouvement européen du Gard invitent toujours un représentant du pays qui préside pendant 6 mois le Conseil de l’UE à venir présenter le bilan de ces 6 mois. Depuis le 1er juillet ce pays est la République tchèque, qui a pris le relais de la France et passera le relais à la Suède le 31 décembre.

Nous avons eu la chance de pouvoir profiter d’un passage dans le sud de la France de Monsieur Michal FLEISCHMANN, ambassadeur de la République tchèque en France, pour organiser le 22 novembre une rencontre privilégiée avec lui, au lycée Alphonse Daudet à Nîmes.


Pourquoi au lycée Daudet, que nous remercions pour son accueil dans sa belle salle d’expositions (l’ancien parloir des internes) ?

Chaque année scolaire, ce lycée accueille quatre jeunes filles tchèques, qui viennent y faire leurs trois années, immergées dans les classes… où elles trustent les premières places ! Il y a donc en permanence douze jeunes filles tchèques à Nîmes. Une adulte tchèque est là pour les encadrer et les aider matériellement, et en même temps donner des cours de langue tchèque au lycée ; c’est actuellement Mme Blanka Studnicka qui a ce rôle.

Le drapeau tchèque flotte en permanence sur la façade du lycée Daudet. Cet accueil d’élèves tchécoslovaques, puis tchèques après la séparation de la Slovaquie et de la Tchéquie, a débuté en 1923, avec des interruptions dues à la situation politique en Tchécoslovaquie ou à la guerre.

La Ville de Nîmes est jumelée depuis 1967 à Prague 1, le centre historique de Prague.

L’origine de ces liens remonte à la 1ère guerre mondiale : Ernest Denis, historien né à Nîmes en 1849, s’est passionné pour les peuples slaves de l’Europe centrale et a aidé à la création d’une Tchécoslovaquie indépendante après la 1ère guerre mondiale. Il y a un monument avec son buste place d’Assas, côté rue Gaston Boissier. Le même buste orne une place à Prague.



La rencontre avec l’Ambassadeur.

Une quarantaine de personnes, à l’invitation de la Maison de l’Europe, étaient venues pour rencontrer et écouter l’ambassadeur le 22 novembre à 17h30 au lycée Daudet, où M. Lorblanchet, proviseur, les a accueillies. Parmi elles, Mme Barbusse, adjointe au maire de Nîmes, M. Campello, conseiller municipal délégué aux jumelages, M. Jacques Denis, arrière-petit-neveu d’Ernest Denis, et Mme Depierre du lycée Paul Langevin de Beaucaire : ce lycée est labellisé « lycée ambassadeur du Parlement européen », ses élèves ont réalisé un « flambeau pour l’Europe » qu’ils ont transporté à vélo en petites équipes (par étapes bien sûr) de Beaucaire à Prague en juin… arrivée le 1er juillet. Bien sûr les élèves tchèques du lycée et Mme Studnicka étaient aussi présentes.


Après les mots de bienvenue du proviseur et de la Maison de l’Europe, Monika Oszmaniec, chargée des stages professionnels à la Maison de l’Europe, a présenté les stages en cours actuellement à Prague pour un petit groupe de jeunes de Nîmes-Métropole et de Vauvert – Petite Camargue.


M. Fleischmann a ensuite fait une présentation des actions menées pendant la présidence tchèque du Conseil de l’UE, souvent avec une touche très personnelle, assez éloignée des prudences du langage diplomatique : il a d’ailleurs indiqué ne pas être diplomate, mais plutôt homme de médias.


Il a rappelé qu’il avait passé quelques mois comme lycéen au lycée Daudet, avant de devoir le quitter : son père ayant demandé l’asile politique en France, lui-même ne pouvait plus être envoyé officiellement par le gouvernement tchécoslovaque.


Il a ensuite évoqué un fait très peu connu : le 17 novembre est la Journée internationale des étudiants, créée par la République tchèque pour commémorer l’écrasement d’une manifestation d’étudiants le 17 novembre 1939 : 1 200 ont été arrêtés, 9 ont été exécutés et les autres ont été envoyés dans des camps de « rééducation » nazis. Le 17 novembre 1989, 8 jours après l’ouverture du Mur de Berlin, plus de 50 000 personnes ont manifesté aux cris de « Liberté, démocratie », il y a eu des arrestations… c’était le point de départ de la « Révolution de velours » (le sang n’a pas coulé !). En 1999 la Tchéquie a rejoint l’OTAN et en 2004 l’Union européenne.


Puis M. Fleischmann a abordé les 6 mois (pas terminés) de la présidence tchèque du Conseil de l’UE. Il a insisté sur le rôle de cette présidence : aider à trouver des consensus, ne rien imposer.

Au départ les priorités pendant ces 6 mois, définies en accord avec la France qui précédait la Tchéquie et la Suède qui la suivra, composant ainsi un « trio », étaient :

- la crise migratoire déclenchée par la guerre en Ukraine

- la nécessité de ne plus dépendre des énergies fossiles russes

- la lutte contre la désinformation et la défense des valeurs démocratiques.

L’éventail des priorités s’est enrichi au fil des mois et il y a eu de nombreuses discussions entre États de l’UE sur ces sujets.


1 – Accueil des réfugiés d’Ukraine. La Tchéquie a accueilli 400 000 réfugiés, ce qui est beaucoup moins que la Pologne ne l’a fait, mais en proportion des populations c’est comme si la France devait en accueillir 3 millions ! Il a fallu répartir équitablement les aides de l’UE pour l’accueil de réfugiés.

2 – Sécurité énergétique. La Tchéquie a, comme la Pologne, beaucoup de mines de charbon, mais aussi des centrales nucléaires. Modifier en profondeur la structure de la production d’énergie demande du temps. Normalement il y a un Conseil des ministres européens par an sur ce sujet, il y en a déjà eu 3 en 6 mois et un Conseil européen doit également en traiter : l’objectif est de se passer le plus possible de la Russie, sans trop impacter les économies. Des plafonds de prix sont en discussion pour le pétrole et le gaz, une réussite est que les stocks de gaz sont pleins avant l’hiver à plus de 90 %, même s’ils ne représentent que 3 mois au plus de consommation.

3 – Défense. Il y a eu beaucoup de retards dans les investissements. Les entreprises qui produisent les matériels de défense sont souvent des entreprises privées, les aider à accélérer par de l’argent public nécessite des précautions. L’Allemagne a décidé de développer sa défense, certains craignent que son armée prenne trop d’importance en Europe.

4 – Cyberespace, cybersécurité. Tout ne repose pas sur les États, il faut faire pression sur les entreprises pour qu’elles prennent elles-mêmes des mesures responsables de protection.

5 – Résilience de l’économie de l’UE. Il faut diminuer la dépendance de l’économie européenne par rapport à la Chine et aux USA.