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Rex Bailey, navigateur au long cours……dans les administrations de l’Union européenne

Trente-cinq ans de carrière à Bruxelles, dont une bonne partie à des postes de responsabilité, c’est une belle tranche de vie qui ne se raconte pas si facilement. Notre ami Rex Bailey s’est pourtant livré à l’exercice, nous donnant ainsi un témoignage de première main sur la vie d’un fonctionnaire européen de haut niveau. Notons que Rex Bailey, membre du Mouvement européen du Gard, est un (bientôt ex-)citoyen britannique devenu récemment français par la grâce du Brexit - faute de quoi il n’en aurait peut-être pas éprouvé la nécessité.


Tout au long de son parcours, de la Direction générale de l’Agriculture à celle de l’Énergie, Rex Bailey a occupé des fonctions souvent très différentes qui illustrent, à travers son exemple, la très grande flexibilité professionnelle qui est attendue de ceux qui embrassent une carrière de fonctionnaire européen.


Une carrière à laquelle on peut se préparer de multiples manières. Dans son cas précis, même si les circonstances ont aussi joué un rôle (comme pour tout un chacun), le Collège européen de Bruges a été de toute évidence, plutôt qu’un passage obligé, un tremplin professionnel, comme pour des centaines de fonctionnaires européens, et de nombreux leaders politiques de premier plan. Le célèbre « Collège d’Europe », avec 59 étudiants à l’époque (promotion 1972/73 dite « promotion Richard Coudenhove-Kalergi », du nom d’une personnalité peu connue mais qu’on découvre avec intérêt) n’était pas la grande institution qu’il est devenu depuis. Certains considèrent qu’il s’agit d’une sorte d’« ENA européenne » qui accueille en tout cas près de 500 étudiants (contre 22 à sa création en 1949), sur deux sites, Bruges et Natolin (Pologne).


Quoi qu’il en soit, Rex Bailey a pu, tout au long de ces 35 années, non seulement enrichir et exploiter les multiples compétences acquises dans les domaines les plus divers, mais aussi mettre à profit ses aptitudes linguistiques, marque de fabrique de tous les fonctionnaires européens. Dans son cas, ce ne sont pas moins de 6 langues européennes qu’il pratique couramment - dont bien sûr le français, dont il maîtrise avec un art consommé toutes les nuances, et le néerlandais acquis au contact de son épouse, elle-même fonctionnaire internationale dans le domaine juridique - sans oublier celles qu’il est capable d’aborder au moins à l’écrit, comme les langues scandinaves.


Tout au long de son exposé, Rex Bailey nous a amplement démontré que la soi-disant technocratie bruxelloise tant décriée par les europhobes de tout poil est en fait à l’écoute des besoins du terrain et des populations, et bien souvent en avance sur les évolutions qui s’annoncent -on le voit dans l’exemple de la révolution numérique.


Et au passage il n’a pas manqué de rappeler que, contrairement à une infox qui revient régulièrement sur les réseaux sociaux, les fonctionnaires européens paient bien entendu des impôts sur leur salaire. Seule particularité : ils les paient à Bruxelles, abondant ainsi (bien modestement sans doute) le budget de l’Union européenne. Même si, incontestablement, les salaires sont élevés -mais ils sont en rapport avec les qualifications et les compétences exigées- et les retraites confortables,-au sortir d’une vie souvent marquée, pour les cadres intermédiaires et supérieurs, par une grande flexibilité professionnelle mais également géographique.


Bref Rex Bailey, avec son flegme tout britannique mâtiné de truculence méridionale acquise depuis son installation à Vauvert voici près de quinze ans, apparaît comme un bon représentant d’une forme d’excellence européenne.


Rex Bailey vote à Vauvert en mars 2020 - photo Midi Libre


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