Tribune


"L’art du compromis consiste à partager un gâteau de telle sorte que chacun croie avoir la plus grosse part." *

Le 1er juillet, l'Allemagne a pris la présidence semestrielle du Conseil de l'Union européenne. Nous avons déjà eu l'occasion d'expliquer ce qu'il fallait attendre -ou pas! - de cette présidence tournante. En 6 mois, on ne peut pas espérer transformer l'Union en profondeur ! Par contre, le pays qui exerce la présidence cherche en général à faire avancer les dossiers laissés par ses prédécesseurs ; il s'agit, pour les dirigeants du pays concerné, de se présenter avec un bilan flatteur au moment de passer le témoin à la présidence suivante (ce sera le Portugal). Or, il y a un énorme dossier au centre de la table : celui du plan de relance de 750 milliards d'euros qui permettrait à l'U.E. de relancer la machine économique en panne pour cause de COVID 19. Il reste quatre pays dit « frugaux » (Autriche, Danemark, Pays-Bas, Suède) qui sont effrayés par des perspectives de transferts budgétaires au profit des « cigales » de l'Europe du Sud. C'est là que l'Allemagne a un rôle important à jouer ; en effet, elle a fait partie jusqu'à une date récente du camp des « frugaux » réticents vis-à-vis de ce plan. Mais Angela Merkel a pris récemment conscience que dans le marché européen les fournisseurs (allemands, notamment...) ne pouvaient pas retrouver la prospérité sans des clients (français, italiens, espagnols, portugais, grecs...) en bonne santé !

Donc, elle défend désormais ce plan de relance sans vouloir imposer en contrepartie des règles d'octroi des soutiens financiers qui soient trop drastiques et humiliantes.

Malheureusement, la France n'est guère crédible pour plaider le plan de relance auprès des « frugaux » car sa gestion des finances publiques la classe dans leur esprit dans la catégorie des cigales ! Par contre, l'Allemagne aura beaucoup plus l'oreille des « frugaux » car elle en fait partie avec son budget excédentaire jusqu'à la veille de la crise ! De plus, elle a acquis un poids politique en Europe que l'on peut peut-être regretter mais qui est incontestable. Souhaitons donc un grand succès à Angela Merkel avec l'appui du coq gaulois !

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le gouvernement des États-Unis avait bien compris qu'il devait fournir aux Européens, avec le plan Marshall, les moyens d'acheter des marchandises américaines.

Preuve, s’il en était besoin, que tout le monde a intérêt à être solidaire. Frédéric Bourquin, président de la Maison de l'Europe de Nîmes


*Henry Kissinger, diplomate américain né en 1923



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