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Lettre Europe avril 2023

Photo du mois:

Les jeux olympiques et paralympiques de Paris feront l’objet d’un pavoisement aux couleurs européennes !


Tribune:


Le Parlement européen doit prendre des cours de physique-chimie d’urgence !


L’Union européenne a finalement voté le 27/03/2023 la neutralité carbone des véhicules à moteur après un psychodrame qui se jouait depuis plusieurs mois, l’Allemagne étant revenue sur sa décision après que le Parlement avait approuvé la décision et bloquant le processus tout entier.


En fait le lobby automobile allemand, qui fabrique comme chacun sait parmi les meilleurs moteurs à explosion du monde, ne voulait pas entendre parler de la fin de ces moteurs pour les Porsche et BMW…


Le lobby a réussi à faire passer un amendement permettant à ces moteurs pétaradants de continuer à fonctionner en utilisant un carburant de synthèse fabriqué en reprenant le CO² dans l’air et en le tripatouillant avec beaucoup d’énergie électrique. Selon les chimistes la rentabilité énergétique serait de 10% environ pour fabriquer du e-fuel.


Soit les Allemands sont surs de disposer de quantités d’électricité astronomiques à partir de 2035 (sans nucléaire bien entendu, voir plus bas) soit l’essence écologique produite en si petite quantité que le prix sera exorbitant et donc réservé aux milliardaires et aux ex-émirs du pétrole.


De plus pour faire bonne mesure l’Allemagne organise un lobby antinucléaire avec 10 autres pays de l’UE, pour contrer la France et ses partenaires qui veulent maintenir juridiquement l’acquis de l’insertion du nucléaire dans l’énergie verte. Ce qui aurait comme effet de ralentir considérablement le processus qui vient à peine d’être enclenché, en le privant du financement « Green deal ».


Lors d’une journée du Mouvement européen l’année dernière nous avions reçu le député Philippe BERTA qui s’était plaint avec véhémence du manque de scientifiques dans les assemblées parlementaires en France et en Europe.


Dans l’article sur la Chine on note la présence de 29 ingénieurs au comité central du PC soit 15% des membres, aux USA, près de 30% des membres du congrès et du Sénat sont des chefs d’entreprises et 12% des ingénieurs ; pour l’UE nous avons 7.5% d’ingénieurs et 5% de chefs d’entreprises ... Ceci explique peut-être la domination technologique de la Chine et des USA sur l’UE.


PS : en France Assemblée nationale + Sénat : 2.5% d’ingénieurs au total !


Charles-Antoine ROUSSY, président


Les nouvelles de l'Europe:


Relations Chine/UE - Chapitre III : des rivaux systémiques





Les modifications des relations géopolitiques entre l’UE et les grandes puissances, Chine d’abord mais aussi Russie et USA bouleversent l’ordre économique et politique. Une nouvelle vision du monde est en train de naitre.


En 2019 l’Union européenne (UE) a publié un papier d’analyse stratégique qui qualifiait la Chine de « rival systémique », reflétant un bouleversement dans la façon d’aborder la relation sino-européenne. Cette qualification de plus en plus fréquente que ce soit de la part de l’UE ou des USA traduit les inquiétudes à la fois d’ordre économique, politique mais surtout de vision du monde, d’opposition entre démocraties et régimes autocratiques.

Vis-à-vis de la Russie depuis la guerre en Ukraine, il est clair que les régimes autocratiques chinois et russes partagent au moins en partie l’impression d’une exclusion plus ou moins rampante du concert des nations. Leur politique africaine assez parallèle en est aussi une preuve. Cependant, les intérêts des deux pays sont loin d'être convergents sur la scène internationale et leur bonne entente de façade ne signifie probablement pas une alliance stratégique.


La Chine veut partager avec l’autre grande puissance mondiale, les Etats-Unis, la domination de l’ordre mondial. De ce point de vue, la Russie et la Chine sont en concurrence par rapport aux Etats-Unis en tant qu’adversaire désigné.


Quant aux « Routes de la soie », actuellement en désaffection à Pékin, la Chine a presque complétement écarté tout passage par la Russie en dehors d’une ligne de chemin de fer vers Saint Pétersbourg, au profit des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.


Fait rare, ils ont laissé passer un communiqué du G20, dont ils ne se sont pas désolidarisés, condamnant la menace nucléaire russe. Xi Jinping s’est toujours fermement opposé à la menace, par les Russes, de l’emploi de l’arme nucléaire et l’a encore répété lors de sa visite à Moscou.


La stratégie chinoise déclarée.


Lors du XXème congrès du Parti communiste chinois plusieurs points ont été affirmés et posent la vision actuelle de Xi Jinping.

- La chine doit moderniser le « style chinois »

- La Chine doit viser l’autosuffisance et l’autonomie

- La Chine veut son intégrité géographique (Taiwan) de façon « pacifique »

La Chine est un pays moderne et scientifique. (Une montée en puissance des ingénieurs et scientifiques -au Comité central on en compte maintenant 29- semble logique dans un contexte où la Chine avance à marche forcée vers l’autonomie voire l’autarcie technologique).

On peut noter que les droits humains fondamentaux n’ont pas été cités lors de ce congrès, ce qui affirme encore plus son statut d’autocratie


Les objectifs de l’UE


PLACER LA SOUVERAINETE ET LA SECURITE ECONOMIQUES AU CŒUR DES OBJECTIFS DE L’UE


Les relations écono­miques de l’UE avec la Chine apparaissent désormais expo­sées à des risques significatifs de perturbations majeures, avec des enjeux économiques bien plus élevés que ceux vis-à-vis de la Russie. L’UE estime que mettre fin à l’interdé­pendance économique n’est pas une réponse adaptée : les échanges sont à l’origine de gains économiques significatifs et, malgré les asymétries constatées, ils créent des intérêts communs qui sont indispensables pour nourrir des relations durables et constructives, y compris dans la réponse aux défis communs. Cela justifie toutefois de placer la souverai­neté et la sécurité économiques au cœur des objectifs de la politique de l’UE vis-à-vis de la Chine, afin de minimiser les vulnérabilités, d’avoir les moyens d’agir de manière indépen­dante et de poursuivre des objectifs fondamentaux. Le but d’une telle stratégie est donc de construire une interdépen­dance plus sûre, et non un découplage total.


AMÉLIORER L’AUTONOMIE STRATÉGIQUE DE L’UE POUR ÉVITER UN AFFRONTEMENT ENTRE L’OCCIDENT ET LE « RESTE DU MONDE »


La guerre en Ukraine et la concurrence accrue avec la Chine appellent l’UE à renforcer sa capacité à agir non seulement sur le plan économique, mais aussi géopolitique. Les appels pour plus de souveraineté européenne ou d’autonomie stratégique ouverte de l’UE ne datent pas d’hier. La guerre rend cet agenda plus pressant. La question est de savoir comment l’UE devrait se positionner dans le nouvel ordre mondial qui émerge, bouleversé par les confrontations ouvertes entre l’Ouest d’un côté, et la Russie et la Chine, de l’autre. Du point de vue de l’UE, deux éléments semblent primordiaux. L’UE doit devenir une réelle puissance en matière de sécurité, tout en coopérant étroitement avec les partenaires de l’OTAN. Ainsi l’UE devrait-elle être capable de définir sa propre politique vis-à-vis du « reste du monde ». Pour cela, elle doit établir un nouveau modèle de relations avec des pays développés ou en développement qui doit lui permettre, à l’avenir, de ne pas être prise au piège entre les États-Unis et la Chine. Il est important de noter ici qu’il ne s’agit en aucun cas d’équidistance, mais bien de la capacité de l’UE à choisir stratégiquement au mieux de ses intérêts et ses valeurs.


Charles-Antoine ROUSSY



Sources :


Quel est l’âge légal de départ à la retraite en Europe ?


En France, la population manifeste depuis plusieurs semaines pour protester contre la réforme des retraites et notamment l’allongement de l’âge légal de départ à la retraite. Comment cela se passe-t-il dans les autres pays d’Europe ?


L’âge légal de la retraite dans l’Union européenne varie d’un Etat membre à l’autre. Il s’étale de 60 ans (pour les femmes) en Autriche et en Pologne à 67 ans (pour les deux sexes) en Allemagne, au Danemark et en Italie. Certains pays fixent un âge de départ à la retraite différent en fonction du sexe.

La majorité des Etats membres de l’Union européenne ont un âge légal de départ à la retraite aux alentours de 65 ans. Alors que le gouvernement français a présenté le 10 janvier un projet de loi visant à reculer ce seuil de 62 à 64 ans, les pays européens sont cependant loin d’être dotés de législations équivalentes.



Cet âge peut varier selon le sexe du travailleur, comme dans un quart des pays de l’UE, et aussi selon le statut professionnel et les exceptions propres à chaque Etat. Tous prévoient des systèmes de retraite anticipée ou au contraire différée, à côté de l’âge de départ normal. Enfin, le départ à la retraite dépend partout du nombre d’années travaillées.

Age légal est parfois loin de signifier âge réel en termes de départ à la retraite : le second diffère souvent sensiblement du premier. Selon les données d’Eurostat de 2020 par exemple, il y avait plus de 5,1 millions de personnes âgées de plus de 65 ans qui avaient encore un emploi dans l’Union européenne - un chiffre en constante augmentation au fil des années. Aussi, en 2019 et toujours selon Eurostat, plus d’un quart (27,5 %) des personnes âgées de 65 à 74 ans continuaient à travailler en Estonie, tandis qu’au moins 17 % de cette tranche d’âge avaient un emploi en Lettonie, en Irlande, en Suède, en Lituanie et au Portugal.

Pays

Age légal de départ à la retraite (au 1er juillet 2022)

Allemagne

67 ans

Autriche

65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes

Belgique

​65 ans

Bulgarie

64 ans et 5 mois pour les hommes, 61 ans et 10 mois pour les femmes

Chypre

65 ans

Croatie

65 ans pour les hommes, 63 ans pour les femmes

Danemark

67 ans

Espagne

65 ans

Estonie

64 ans et 3 mois

Finlande

64 ans pour les personnes nées en 1958, puis 3 mois supplémentaires par an, jusqu’à 65 ans pour celles nées entre 1962 et 1964

France

62 ans

Grèce

67 ans (pour 15 ans d’assurance) ou 62 ans (pour 40 ans d’assurance)

Hongrie

65 ans

Irlande

66 ans

Italie

67 ans

Lettonie

64 ans et 3 mois

Lituanie

64 ans et 4 mois pour les hommes, 63 ans et 8 mois pour les femmes

Luxembourg

65 ans

Malte

​64 ans pour les personnes nées entre 1959 et 1962, 65 ans pour celles nées après 1962

Pays bas

66 ans et 7 mois

Pologne

65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes

Portugal

66 ans et 7 mois

République Tchèque

63 ans et 10 mois pour les hommes et âge variable en fonction du nombre d’enfants élevés de 60 ans et 2 mois à 63 ans et 10 mois pour les femmes

Roumanie

65 ans pour les hommes, 61 ans et 10 mois pour les femmes

Slovaquie

62 ans et 10 mois

Slovénie

65 ans

Suède

Flexible à partir de 62 ans, pension complète à 65 ans


Les problématiques liées à la question de la retraite

Au-delà des différences, tous les régimes de retraite en Europe se trouvent confrontés à un problème commun : l’évolution de la démographie.

Le vieillissement de la population modifie négativement l’équilibre entre la population active et les aînés. D’après des projections présentées par l’Onu en 2015, la population de l’UE pourrait stagner à environ 500 millions en 2050, tout en comptant près de 50 millions de personnes en moins dans la classe d’âge 20-64 ans et 85 millions d’individus de 65 ans et au-delà en plus.

Conjuguée à la faiblesse de la croissance européenne actuelle, cette évolution aura d’importantes répercussions en termes de finances publiques.

Aussi, beaucoup d’Etats membres, dont la France, débattent actuellement d’une réforme de leur système de retraites, afin de financer leurs engagements actuels ou de les ajuster à un niveau pouvant être financé.


Recul de l’âge de départ

Un des principaux leviers à disposition des Etats est le recul progressif de l’âge de la retraite. Pas moins de 23 Etats membres ont ainsi décidé de le reculer dans les années à venir ou commencent déjà à le faire de manière progressive. Avec son projet de réforme des retraites présenté le 10 janvier, la France ne fait donc pas figure d’exception.

En Belgique, par exemple, cet âge passera de 65 ans actuellement à 67 d’ici à 2030 (66 ans en 2025). De même, il augmente progressivement au Danemark pour atteindre 69 ans en 2035 ou encore en Espagne pour être de 67 en 2027.

Les Pays-Bas, notamment, sont allés plus loin dans leur législation sur l’âge de départ à la retraite : il est lié à l’espérance de vie. A partir de 2024, les Néerlandais devront selon ce principe attendre 67 ans pour prendre leur retraite et à partir de 2025, l’âge légal de la retraite sera augmenté de 8 mois pour chaque année d’allongement de l’espérance de vie. La Slovaquie a également adopté un système similaire, jusqu’en 2030. L’Italie, quant à elle, continue progressivement de relever l’âge légal de départ à la retraite en fonction de l’espérance de vie aussi pour atteindre 69 ans et 9 mois d’ici à 2050.

La Suède, elle, demeure un cas particulier : elle a adopté le principe d’un âge de départ à la retraite flexible, avec la possibilité de toucher une pension à partir de 62 ans. En règle générale, une pension complète ne peut toutefois être perçue avant 65 ans.

Source : Toute l’Europe




L’après Brexit aujourd’hui : de l’apaisement… et des regrets ?


Trois ans après le Brexit, les rapports entre l'Union européenne et le Royaume-Uni s'améliorent.


Aujourd’hui on est bien loin des déclarations de Boris Johnson, aux accents presque guerriers, vantant le futur radieux du Royaume-Uni « enfin débarrassé du carcan européen » et « retrouvant le contrôle total de ses lois et de ses frontières »…

Charles III a succédé à Elisabeth II, mais les souverains n’interviennent pas dans la conduite politique du pays. Après une Première ministre éphémère, Liz Truss, qui se rêvait Margaret Thatcher, c’est Rishi Sunak qui est au 10 Downing Street. Plus réaliste, il cherche l’apaisement dans les relations avec l’Union européenne et avec la France.



Trois ans après le 31 janvier 2020, date de la mise en place effective du Brexit, l'adoption du "cadre de Windsor" a ainsi mis fin au différend avec l’UE à propos du statut particulier de l'Irlande du Nord, sans doute la question la plus épineuse lors des négociations du Brexit entre 2016 et 2019. Comment éviter de rétablir une frontière physique entre l’Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni, et la République d’Irlande, membre de l’UE ? Une interrogation vitale face au risque de voir ressurgir les violences entre communautés protestante et catholique.


Pour y répondre, Britanniques et Européens s’étaient entendus en octobre 2019 sur une solution censée éviter ces difficultés liées au Brexit : le protocole nord-irlandais. Un texte qui maintient de fait l’Irlande du Nord dans le marché unique européen pour les marchandises. La province doit ainsi continuer de suivre un certain nombre de règles de l’UE. Et les produits transitant entre la Grande-Bretagne et elle devaient subir des contrôles douaniers.


Sauf que le protocole nord-irlandais n’a jamais été pleinement appliqué par Londres. Ce qui a valu au Royaume-Uni le déclenchement de plusieurs procédures d’infraction de la part de la Commission européenne, avec de lourdes sanctions financières si ces procédures aboutissaient. En cause pour le gouvernement britannique, des vérifications trop contraignantes fragilisant l’économie de l’Irlande du Nord et suscitant la colère des unionistes, favorables au maintien de la province dans le Royaume-Uni. La principale force politique unioniste, le parti DUP, refusait d’ailleurs de participer au gouvernement local tant que le protocole nord-irlandais ne serait pas supprimé, provoquant la paralysie politique de l’Ulster depuis mai 2022.


Conclu le 27 février 2023 et officiellement adopté le 24 mars à la fois par le Royaume-Uni et l’Union européenne, le “cadre de Windsor” a vocation à régler ce différend. Il prévoit en effet un important allègement des contrôles pour les produits en provenance de Grande-Bretagne et qui sont uniquement destinés à l’Irlande du Nord : ils auront un étiquetage particulier leur ouvrant la « voie verte ». Les marchandises destinées à être exportées vers la République d’Irlande, et éventuellement d’autres pays de l’Union européenne, continueront à subir des contrôles douaniers aux points d’entrée en Irlande du Nord, ports et aéroports.

Le « cadre de Windsor » donne aussi la possibilité au parlement local de bloquer l’application de nouvelles règles de l’UE s’appliquant au commerce des biens dans la province : un “frein de Stormont” (“Stormont brake”), du nom du bâtiment abritant l’assemblée nord-irlandaise, prévu pour n’être utilisé que de manière exceptionnelle et qui pourra être rejeté par la Cour de justice de l’UE, qui conservera le dernier mot.


Sur d’autres dossiers également il y a eu un rapprochement entre le Royaume-Uni et l’UE, en particulier pour faire face à la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie.


Cependant il reste des difficultés dans plusieurs domaines, notamment la pêche en mer. Sujet brûlant lors de la négociation de l’accord de commerce post-Brexit, la pêche avait fait l’objet d’un compromis entre Londres et Bruxelles : les pêcheurs de l’UE ont conservé un accès aux eaux très poissonneuses du Royaume-Uni mais doivent renoncer à 25 % de leurs captures dans ces eaux d’ici à l’été 2026.

Des difficultés sont cependant apparues après l’entrée en vigueur de l’accord en janvier 2021, affectant notamment les pêcheurs français. Les autorités britanniques leur imposent des licences pour pêcher dans les eaux du pays, et ces licences sont souvent attribuées au compte-gouttes par le Royaume-Uni. D’autres pays proches du Royaume-Uni, en premier la République d’Irlande, sont évidemment concernés. Les discussions entre l’UE et le gouvernement britannique sont donc appelées à se poursuivre.


Dans le domaine de la lutte contre l’immigration illégale à partir de la France, le Royaume-Uni a accepté d’accroître de façon importante sa contribution financière aux dispositifs à mettre en place le long de la côte française la plus proche de la Grande-Bretagne, pour endiguer le flux croissant des traversées de la Manche sur des embarcations précaires et surchargées.


Sur le plan de l’économie et de leur vie quotidienne, les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté découvrent petit à petit que le Brexit n’avait aucun fondement et que les miracles annoncés étaient une illusion. Une majorité de l’opinion semble être passée du Brexit au Bregret, autre néologisme et mot-valise exprimant le regret du Brexit…


Enfin, pour terminer sur une note positive, il faut reconnaître à nos voisins d’outre-Manche une grande ouverture au choix de dirigeants issus de l’immigration: le premier ministre à Londres, Rishi Sunak, est d’origine indienne et en Écosse c’est Humza Yousaf, d’origine pakistanaise et indienne, qui vient de succéder à Nicola Sturgeon, démissionnaire, à la tête du parti indépendantiste et devrait bientôt devenir premier ministre de l’Écosse.


Jean-Jacques SMEDTS


Les nouvelles de la Maison de l'Europe de Nîmes:


A table, le repas est servi !


Les 13 et 14 mars, s’est tenue la deuxième édition des Trophées Europa’table, projet de grande envergure organisé à l’échelle locale et nationale, souhaitant agir en faveur d’une alimentation saine et d’une agriculture durable au lycée du Sacré Cœur de St. Chély d’Apcher en Lozère. Au-delà de l’aspect culinaire, ce concours met en avant les enjeux et défis alimentaires auxquels sont confrontés les ressortissants européens. En effet, le développement d’une alimentation durable est l’une des priorités fixées par la PAC qui fêtait ses 60 ans en 2022. Dans cette perspective, le projet Europa’Table vise à sensibiliser les jeunes apprentis en restauration à une conception et une pratique de la cuisine plus locales.

A l’occasion des 60 ans du Traité de l’Elysée, cette dernière édition a été conçue avec une orientation franco-allemande, avec la présence d’invités internationaux et par la déclination allemande des thématiques affrontées pendant le concours.


Réflexion sur une économie circulaire et durable

Le premier jour du concours s’est ouvert sur une conférence intitulée « Comment manger sain en Europe dans un monde en plein bouleversement ? Exemples de la France et de l’Allemagne ». Valérie Drezet-Humez, cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France, a ouvert la conférence et a présenté les mesures que l’Union européenne met en place pour faire face aux enjeux agricoles de notre époque. Puis, c’était au tour de Robert Aigoin, président de la commission économie circulaire, agriculture et accompagnement des filières du Département de la Lozère, d’intervenir sur les défis et les changements dans la production alimentaire régionale face aux crises qui se sont produites en Europe dans les dernières années. L’intervention de Sina Ribak, chercheuse/ingénieure allemande dans le domaine de l’agro-alimentaire a pu donner, grâce à son expertise, une direction scientifique au débat et une comparaison entre la situation en France et en Allemagne. En dernier, Émilie Roussey, cheffe du restaurant « ET » à Rodez en Aveyron, a évoqué les problématiques qu’un restaurant de cuisine locale et durable doit affronter en matière de fournitures et de prix à cause des récentes crises qui rendent particulièrement vulnérables les petites entreprises.


Valérie Drezet-Humez , cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France, lors de la conférence/débat d’ouverture du concours.


Le déroulement du concours

Le deuxième jour a été consacré au déroulement du concours. 6 binômes apprentis en hôtellerie se sont affrontés sous l’égide des Maisons de l’Europe (MdE) de leur département. L’épreuve pratique consistait à réaliser plusieurs plats à l’aide de produits locaux. L’agneau de Lozère, indication géographique protégée (IGP), et la châtaigne des Cévennes, tout récemment appellation d’origine protégée (AOP) ont été déclinés de manière différente par chaque candidat afin de mettre en avant la richesse du territoire de Lozère. L’orientation franco-allemande de l’édition a bien été mise en valeur aussi, les concurrents avaient pour mission de présenter des mets faisant référence à la gastronomie allemande.



Un binôme d’apprentis en restauration en train de préparer leur mets


En amont, une première phase de sensibilisation s’est déroulée à travers l’ensemble des MdE en France. Ces dernières ont organisé différents évènements (visite, atelier dans les milieux scolaires) et ont réalisé une campagne sur les réseaux sociaux afin d’informer sur le développement durable auprès des lycées hôteliers.

Le concours a été remporté par Marius Merlet et Théo Moreau, élèves au lycée du Sacré-Cœur de Saint Chély d’Apcher, lycée qui s’est particulièrement distingué dans ce projet en remportant la victoire deux années d’affilée. Les deux concurrents ont été récompensés par Valérie Drezet-Humez et Frédéric Bourquin, Président de la Fédération française des Maisons de l’Europe (FFME).


Marius Merlet et Théo Moreau du lycée du Sacré Cœur de Saint Chély d’Apcher reçoivent le premier prix de la main de Valérie Drezet-Humez


La FFME et la MdE de Nîmes étaient les organisateurs de ce projet qui a été soutenu par la Commission européenne et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.



Congrès de la Fédération française des Maisons de l'Europe à Nantes, 29-31 mars 2023

Après l’organisation des Rencontres fédérales à Nîmes en octobre 2022, la FFME a repris son rythme habituel de printemps en réunissant les 37 Maisons de l’Europe à Nantes du 29 au 31 mars.


Voici les 3 moments forts des Rencontres :

  • Rencontre avec Isabelle Coustet, Cheffe du bureau en France du Parlement européen afin de préparer la campagne de sensibilisation aux élections européennes en 2024

  • L’Assemblée générale et élection du nouveau bureau

  • Rencontre avec Jérôme Brouillet, Directeur de cabinet de la secrétaire d'Etat chargée de l'Europe au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Mathieu Prengel de la Caisse des dépôts et des consignation

Conférence inaugurale "Actualité et élections européennes" avec Isabelle Coustet, Cheffe du bureau en France du Parlement européen


L’objectif du bureau en France du Parlement européen sera simple : « Informer tout le monde, engager certains !». La date des prochaines élections n’est pas encore déterminée, « elle sera très probablement début juin 2024 », selon Isabelle Coustet. La mission des Maisons de l’Europe consistera à chercher et associer une majorité de partenaires sur le terrain pour informer tous les citoyens. Pour cela, le Parlement européen a créé la plateforme www.ensemble.eu . Elle nous permettra de communiquer sur nos évènements, télécharger les supports. Les citoyens peuvent s’y inscrire comme bénévoles et participer aux campagnes de sensibilisation. En septembre, les Maisons de l’Europe et centres EUROPE DIRECT sont appelés à coorganiser avec le bureau du Parlement européen une réunion de démarrage en région. De plus, le Parlement européen lancera début avril des appels d’offres pour proposer des actions de sensibilisation et des actions de communication.


L’Assemblée générale de la FFME et l'élection du nouveau bureau

Karine Daniel, née le 22 juin 1974 à Nantes, est élue Présidente de la Fédération française des Maisons de l’Europe et prend le relais de Frédéric Bourquin, ancien Président de la Maison de l’Europe de Nîmes, qui occupa cette position entre 2021 et 2023. Adjointe au maire de Nantes chargée de l'enseignement supérieur, la recherche, l'Europe et les relations internationales, Karine Daniel est élue municipale depuis 2008. Elle est également vice-présidente de Nantes Métropole déléguée aux relations internationales, l'Europe, l'enseignement supérieur et la recherche depuis 2012.


Rencontre avec Jérôme Brouillet, Directeur de cabinet de la secrétaire d'Etat chargée de l'Europe, au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et Mathieu Prengel de la Caisse des dépôts et des consignations


Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est le premier financeur de la Fédération française des Maisons de l’Europe. En 2023, la Caisse des dépôts et des consignations poursuit son partenariat avec la FFME et propose une dizaine d’évènements en région en collaboration avec les Maisons de l’Europe afin d’informer les collectivités territoriales mais aussi les entrepreneurs sur les politiques européennes, leur mise en œuvre locales et les possibilités de soutien, financier et technique, pour leurs projets sur le terrain.


17/04 Tournée en Occitanie du spectacle: "L’Europe à la barre"


Dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande d’Occitanie !


A l’occasion du 60e anniversaire de l’amitié franco-allemande en 2023 et la Quinzaine franco-allemande d’Occitanie, la Maison de l’Europe de Nîmes en partenariat avec les quatre autres structures hôtes centres EUROPE DIRECT de la Région organise une tournée du fameux spectacle en Occitanie du 17 au 21 avril 2023. La comédie « L’Europe à la Barre » constitue un procès mettant en scène le couple franco-allemand au sein de l’Union européenne. La tournée a pu voir le jour grâce au soutien du Fonds citoyen franco-allemand et de l’Association « France-Allemagne, l’Europe au cœur ». Chaque représentation sera suivie d’un débat avec les comédiens et le metteur en scène de la compagnie Les Têtes de l’art pour ouvrir à la réflexion et aux coopérations franco-allemandes notamment dans le cadre des jumelages de ville.



A Nîmes, la représentation aura lieu au Lycée d’Alzon, lundi 17 avril à 18h30. L’inscription au spectacle est gratuite : https://vu.fr/FrgJ


En collaboration avec l’OFAJ et son appel à projet « Mon Europe – mon avenir » nous invitons des lycées à participer aux ateliers d’improvisation sur les stéréotypes entre nos deux pays et à une rencontre avec les comédiens entre mi-avril et mi-juin dans le thème de la pièce de théâtre. La première est à destination de jeunes apprenant l’allemand, sous la forme d’ateliers d’improvisation, la seconde est ouverte à toute personne intéressée par le projet européen et la place qu’y trouve le couple franco-allemand.



Les jeunes bougent grâce à l'Europe: Roméo


La Maison de l’Europe permet aux jeunes de faire de nouvelles expériences en Europe : Roméo est parti en Belgique.


Roméo à Namur : Témoignage sur mon volontariat européen


Avant le départ, les volontaires ont reçu une préparation donnée par la Maison de l’Europe pour s’adapter facilement dans leur nouveau cadre de vie.


Je m’appelle Romeo Bodain, j’ai vingt ans. Je fais actuellement un volontariat européen en tant que bénévole pour l’animation à la maison de repos du foyer Saint-Anne à Namur en Belgique.


J’ai été très bien accueilli par mon coordinateur et le personnel de Saint-Anne. Il y a un cadre très agréable et une bonne ambiance au foyer, c‘est important pour être à l’aise et bien travailler en équipe.

Ma référente m’a expliqué le fonctionnement de l’établissement et m’a dit de ne pas me gêner si j’avais des questions ou des remarques, si j’étais surpris de la manière de travailler sachant qu’il peut y avoir des différences par rapport à la France. J'ai commencé le volontariat le 26 septembre après une semaine de découverte de la ville.


Le foyer Saint-Anne à Namur


Concernant mes missions, lorsque je commence à 10 h (lundi, mercredi et vendredi), je prépare le chariot d’hydratation et je vais chercher les résidents du rez-de-chaussée, du demi et du 1er étage pour les amener à l’activité. Ensuite, pendant l’activité je sers les personnes (hormis celles qui ont des troubles de la déglutition ou qui boivent de l’eau gélifiée). A la fin de l’activité j’amène les résidents à table et je monte au deuxième étage pour aider à donner le repas. L’après-midi je prépare le chariot d’hydratation pour le deuxième étage et j’amène toujours les personnes du rez-de-chaussée, du demi et du 1er étage à l’activité.


Parfois je participe ou mène l’activité ou je fais des visites en chambre pour rencontrer les personnes qui ne vont pas aux activités mais qui aiment bien avoir de la compagnie.

Lorsque je finis à 18 h (mardi et jeudi) je donne aussi le repas du soir au deuxième étage.


Au retour de mes vacances de Noël, j’ai fait une dégustation de spécialités françaises (tapenade, brandade, biscuits), les personnes ont beaucoup apprécié et nous avons passé un moment convivial ensemble. J’ai l’opportunité de participer à certains événements (anniversaires, Saint-Nicolas, le repas de Noël, le souper du personnel...)



Roméo avec une résidente


En dehors du bénévolat, le CES m’a permis de gagner en autonomie, que ce soit par rapport au logement, pour faire les courses, la cuisine, les lessives... mais également pour me repérer dans la ville et me déplacer.


Les jeunes bougent grâce à l'Europe: Maryna, Khatarina et Yina

La Maison de l’Europe permet aux jeunes de faire de nouvelles expériences en Europe.

La Biélorusse Maryna, Yina qui vient d’Espagne et l’Allemande Katharina sont venues passer un an à Nîmes. Elles nous font part de leurs expériences après quelques mois chez nous.




Témoignage de Maryna : déjà six mois à Nîmes



Maryna (à gauche)


Bonjour ! Je m’appelle Maryna et je suis originaire de Biélorussie et résidente en Italie quand j'ai été candidate au projet du volontariat européen à Nîmes en France. J’ai commencé mon projet au lycée St. Vincent de Paul de Nîmes le 1° septembre 2022 et je suis ravie d'être ici ! Je suis partie d’Italie avec la connaissance de base de la langue française et maintenant après 6 mois je peux voir l’amélioration incroyable de mon niveau et ça va être encore mieux je suis sûre ! Je suis assistante en langues étrangères au lycée (anglais et italien), je donne des cours de langues et accompagne les élèves s’il y a besoin. Je travaille aussi au CDI (centre de documentation et d’information) de notre lycée et je trouve ça très intéressant car on a la possibilité de consulter, prêter ou lire sur place beaucoup de magazines, journaux et de la littérature en langue française. Ce que j’ai appris et noté pendant ces mois est surtout la découverte du métier d’enseignant car je suis toujours à côté des enseignants. Le métier me plait beaucoup et je voudrais essayer de le devenir l'année prochaine. J’organise plein de présentations pour les publics différents et maintenant j’ai plus de confiance pour me présenter.



Trouvez Maryna ! ... (Au centre en haut)


J’ai participé à 2 séminaires avec les volontaires européens pendant cette période et cette expérience était très positive et utile. J’ai fait connaissance avec beaucoup de gens de pays différents. J'ai échangé des opinions, découvert de nouvelles cultures et parlé plusieurs langues en même temps. La Maison de l’Europe de Nîmes nous donne la possibilité de participer à différents projets culturels, sociaux et linguistiques et je pratique de cette façon mes compétences interpersonnelles et créatives.


Soirée pizza avec les autres volontaires


La vie en France me plait beaucoup, j’ai possibilité de faire des petits voyages, randonnées, j’ai du temps libre pour faire du sport et me socialiser aussi. Maintenant je suis en train de réfléchir sur mon projet personnel au lycée et aussi sur les idées après le volontariat. Je finis mon projet fin juillet 2023.



Témoignage sur le volontariat de Katharina


Je m’appelle Katharina, j’ai 18 ans et je viens d’Allemagne. Je réalise un volontariat à l’IFME de Nîmes pour 8 mois d’octobre à juin. Après 5 mois en France, beaucoup a changé. L’arrivée dans un autre pays n’était pas facile, mais maintenant je connais la ville, je connais les gens et je connais mieux leurs habitudes. Et notamment, je me connais mieux moi-même et j’ai appris des compétences différentes. Je me sens très bien en France et il me fait plaisir de découvrir cette culture jour après jour. J’ai trouvé de nouveaux amis avec lesquelles le plaisir de voyager en France est encore plus grand. A côté des loisirs, mon travail à l’IFME me plaît beaucoup. Pendant les 5 mois que je suis ici, j’ai pu réaliser plusieurs projets comme pour exemple une enquête auprès de tous les étudiants de notre école. De plus, j’ai trouvé une nouvelle école partenaire en Allemagne avec laquelle on va réaliser un échange et un guide de départ pour les étudiants qui partent à l’étranger a été mis en place. Je suis libre dans mon travail et ma tutrice me fait confiance et me donne des tâches responsables. Pour cette raison, je peux travailler de façon autonome et gagner en expérience.



Katharina et sa tutrice



C’est au tour d’Yina de présenter son expérience


Bonjour, je m’appelle Yina. J’ai 23 ans. Je suis née en République dominicaine et je viens d’Espagne. Ça fait presque sept mois que je suis en France comme volontaire européenne. Je suis arrivée à Nîmes début septembre avec l’objectif de vivre cette expérience du Corps européen de solidarité. Ce programme me permettrait de vivre en France pendant une longue période et d’acquérir de l’expérience professionnelle.


Mon projet se déroule dans le CFA (Centre de formation d’apprentis) Campus Purple à Marguerittes. Là, j’ai différentes missions, dont la principale est de collaborer aux cours d’espagnol et d’anglais : de faire des animations de culture et mobilité, d’intervenir directement dans les activités orales, les entretiens face à face, jeux de rôles, etc. En plus de temps en temps j’essaie de participer et d’organiser d’autres petits projets à l’école.



Par exemple, j’ai fait une petite activité d’origami pour un repas japonais, j’ai participé à la préparation des apprentis pour le projet « De la Pédagogie dans l’assiette », j’ai accueilli des visites dans l’école…

Comme je n’habite pas à Marguerittes, pour y arriver il me faut soit partir avec ma tutrice en voiture soit prendre le tram, ce que ne me dérange pas trop grâce à la bonne connexion entre le centre-ville de Nîmes et l’école (25 min). Il faut aussi mentionner que mes horaires de travail ne sont jamais les mêmes et ils varient tous les jours, donc la plupart du temps je n’ai mon planning qu’un ou deux jours en avance. Il y a aussi quelques jours où je n’ai pas de cours présentiels à Marguerittes et j’ai donc le droit de travailler chez moi sur mes projets. Heureusement, j’ai aussi le droit de manger gratuitement au restaurant d’application quand il est disponible, quand ce n’est pas le cas je dois penser à prendre quelque chose à manger.

Je participe aussi aux activités de la Maison de l’Europe à Nîmes. Avec les autres volontaires, on est sollicités dans l’organisations des ateliers et évènements, par exemple : les ateliers de Noël, la journée des langues, des forums de mobilité, Europa’ Table, café Multi Kulti et café Linguistique, radio Coucou l’Europe, etc.



En conclusion, dans ces premiers mois je me suis sentie très bien accueillie, surtout grâce à ma tutrice, à tous les profs de langues, aux volontaires et aussi à l’équipe de la Maison de l’Europe. J’essaie toujours de bien profiter de l’expérience et de participer à de nouvelles choses. Les activités que j’ai aimées le plus étaient pour l’instant : tous les petits voyages et séminaires, l’expérience dans la cuisine du restaurant d’application, des petits exercices de théâtre mis en place pendant les cours d’espagnol et la réalisation du Kahoot sur la culture espagnole. Finalement, après les premiers mois d’adaptation, j’espère pour le reste du projet de pouvoir me sentir plus à l’aise pour la réalisation de projets personnels.


Ensemble, prenons de l'avance sur les catastrophes climatiques




(Together One Step Ahead of Climate Disasters)



Pendant le mois de mars, La Maison de l’Europe de Nîmes a été le relais de la campagne de communication #TogetherOneStepAhead of Climate Disasters. Cette campagne, portée par le service de l’UE à la Protection civile et Opérations d’Aide humanitaire européenne, avait pour but de sensibiliser les citoyens européens à la multiplication des évènements météorologiques dus au changement climatique, mais également aux moyens déployés pour venir en aide aux personnes touchées par ces évènements.

Pendant cette campagne, la France est mise en avant pour l’aide qu’elle a apporté à Madagascar dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’UE, après plusieurs tempêtes tropicales consécutives qui ont durement frappé l’ile. Ce type d’aides est centralisé par le Centre de coordination de la réaction d’urgence de l’UE qui fait en sorte que les 27 pays membres et les 8 Etats participants puissent envoyer des experts quand cela est nécessaire, de manière à prévenir, préparer et réagir aux catastrophes. Pour Madagascar, la campagne porte notamment sur une aide en termes d’éducation aux risques des tempêtes tropicales auprès des enfants et aux moyens de rester en sécurité ; mais aussi en termes d’analyse des dangers et de protection des équipes d’intervention sur place par exemple. Ce mécanisme permet de mobiliser de l’aide dans des domaines très variés et de pouvoir faire intervenir les personnes les plus qualifiées dans ces domaines.



Ce type d’évènement climatique n’est pas isolé, la campagne #TogetherOneStepAhead met notamment l’accent sur les feux de forêts au Portugal et les inondations au Pakistan, en disant que le seul moyen de garder une longueur d’avance sur les catastrophes climatiques est de travailler ensemble.


Vous pouvez vous rendre sur le site de la campagne (https://civil-protection-humanitarian-aid.ec.europa.eu/resources-campaigns/campaigns/together-one-step-ahead-climate-disasters_en) et suivre les hashtag #TogetherOneStepAhead pour vous tenir informé sur le sujet.


La Maison de l'Europe accueille Meilyna comme nouvelle volontaire


"Chers lecteurs,

Je m’appelle Meilyna Derrar et je viens de rejoindre l’équipe de la Maison de l’Europe en tant que volontaire dans le cadre d’un service civique.

Curieuse de l’autre et de l’ailleurs, j’apprécie de découvrir et d’apprendre par la mise en perspective d’une réalité valable à un endroit donné et à un instant « t » avec d’autres modes de fonctionnement. C’est pourquoi j’ai été volontaire pour participer à des échanges linguistiques et culturels ; ce qui m’a notamment permis de participer au programme « Youth Exchange » du Rotary International et d’effectuer une année d’échange en Argentine.

Actuellement en licence de droit, il était important pour moi, de m’engager au service d’une cause qui dépasse les intérêts et les egos individuels. Sans nul doute, être volontaire à la Maison de l’Europe de Nîmes, me permettra de vivre une expérience intense et épanouissante de citoyenneté, donnant du sens à mon parcours de jeune citoyenne et de future professionnelle.

J’espère pouvoir vous rencontrer lors de nos évènements ou dans nos locaux.

A très bientôt,

Meilyna DERRAR"


L'Europe en Région:


Une AOP pour la châtaigne des Cévennes


Le châtaignier, l’arbre à pain des Cévennes Source : Châtaigne des Cévennes


Le 16 janvier 2023, la Commission européenne a reconnu la châtaigne des Cévennes comme produit d’appellation d’origine protégée (AOP). Elle rejoint ainsi d’autres produits locaux tels que le pélardon et l’oignon doux des Cévennes, les olives et l’huile d’olive de Nîmes ou le taureau de Camargue notamment.


Qu'est-ce qu'une appellation d'origine protégée ?

C’est un produit dont toutes les étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu au sein d'une même aire géographique, qui donne ses caractéristiques au produit. Il s'agit d'un label européen qui protège le nom du produit dans toute l'Union européenne.


La châtaigne des Cévennes

La culture de la châtaigne est très présente dans cette région montagneuse sur les contreforts du Massif central, au climat méditerranéen adapté à cette espèce.

L'AOP concerne le sud de la Lozère, l'ouest du Gard et la partie nord de l'Hérault (voir carte ci-après). Ces conditions géomorphologiques abritent des variétés traditionnelles typiques, des savoir-faire et des traditions ancestrales. Les Cévennes ont fait la châtaigne et la châtaigne a fait les Cévennes et ses paysages de terrasses et de forêts sont indissociables de la castanéiculture.


La Châtaigne des Cévennes l'AOP se présente sous trois formes différentes : fraîche - idéale pour la faire griller en « castagnade » ou réaliser la délicieuse crème de marron-, sèche – la « blanchette » utilisée pour la confection du « bajanat » soupe de châtaignes cuites dans du lait – ou en farine.

L'AOP répond à des conditions bien particulières :

Des murs de pierres sèches construits dans les fortes pentes forment des terrasses appelées traversiers, faïsses ou bancels sur lesquelles poussent les châtaigniers. Le débroussaillage chimique est interdit et seuls les engrais organiques sont permis. La récolte s’effectue à l’automne après la chute naturelle de la châtaigne au sol ou dans des filets et la châtaigne ne reçoit aucun traitement après sa récolte.

Une fois débarrassée de sa bogue piquante, elle est séchée par fumage dans des bâtiments connus sous les noms de "clèdes" ou de "sécadous" ce qui lui permet de se conserver. Il existe une trentaine de variétés différentes telles que le marron d'Olargues, la pellegrine ou la figarette.

Sa production concerne plus de 70 opérateurs (arboriculteurs et ateliers de transformation), et sa production est estimée à 120 tonnes en 2022.


L'Europe vrai ou faux ? :


L’Europe veut-t-elle supprimer le Label rouge ?


Non, la Commission européenne ne programme pas la fin de la filière volailles fermières française et elle ne veut pas la disparition du Label rouge ou du Poulet de Bresse ! Le Label rouge ou n'importe quelle autre appellation ne sont pas menacés.

Certains états comme la France ont mis en place des labels de qualité bien avant que l’Union européenne ne mette en place des règles de protection des consommateurs européens. Le Label rouge par exemple existe depuis près de 60 ans, c’est un signe de qualité français qui désigne des produits, qui par leurs conditions de production ou de fabrication, ont un niveau de qualité supérieur par rapport aux autres produits courants similaires.



Les normes de commercialisation relatives aux produits agricoles de l’UE garantissent un niveau de qualité distinctif et une information fiable et transparente pour les consommateurs. Protéger le producteur et le consommateur, tel est l’objectif de ce système. Cependant, le marché a évolué, notamment en matière de bien-être animal. Des appellations supplémentaires pourraient donc être autorisées.

Les discussions actuelles avec les experts des États membres font suite à une consultation publique pour recueillir les avis de toutes les parties prenantes – associations professionnelles et de consommateurs, producteurs, citoyens.


Ces discussions suscitent l'inquiétude des producteurs français quant au maintien d’appellations que les producteurs européens peuvent actuellement utiliser pour valoriser un niveau de qualité distinctif de la volaille élevée en plein air.

Des messages sur les réseaux sociaux, relayés notamment par certains eurodéputés mais aussi par une partie de la profession affirment qu'une "nouvelle réglementation européenne va torpiller l'élevage en plein air" et mettre fin aux "labels de qualité", comme le Label rouge ou l'appellation du Poulet de Bresse.


Non, la Commission européenne n’a pas pour projet d’éradiquer les labels de qualité, ni les vider de leur sens pour tromper les consommateurs.

Actuellement, il existe 5 expressions validées au niveau européen que les producteurs peuvent faire apparaître sur l’étiquetage des volailles, avec un cahier des charges précis à respecter :

Alimenté avec x% de … »,Elevé à l’intérieur - système extensif”, “Sortant à l’extérieur », “Fermier - élevé en plein air. Et enfin, “fermier - élevé en liberté”, avec la condition que la volaille ait accès en permanence pendant toute la journée à un parcours extérieur illimité.



Ces 5 dénominations qu’on retrouve actuellement sur les produits issus de l’élevage du poulet ont toujours été facultatives. La Commission européenne n’a jamais imposé un mode d’élevage aux producteurs et n’a pas l’intention de le faire. Libre à chaque éleveur de travailler comme il le souhaite.

Ces 5 expressions réservées existant depuis 2008 resteront inchangées. Les discussions avec les représentants des États membres portent sur la création d’autres expressions permettant aux producteurs de valoriser d’autres caractéristiques liées au mode d’élevage de la volaille, notamment liées au bien-être animal, tout en informant de manière transparente le consommateur sur le contenu des indications.

Elles devront être accompagnées d’un cahier des charges précis et être enregistrées auprès de l’État membre concerné. Les autorités nationales continueront à demeurer responsables des contrôles, tout comme aujourd’hui. Il s’agit donc d’étendre un dispositif protecteur du producteur et du consommateur.


Non, les étiquetages ne pourront pas être remplacés par de nouvelles mentions trompeuses telles que “volaille de plein vent”, “poulet à l’air libre”, “poulet de champs”.

L’information des consommateurs reste la priorité absolue. Toute information des consommateurs sur les denrées alimentaires doit être clairement compréhensible et non ambigüe.




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