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Lettre Europe juin 2023

Photo du mois:

Dans le centre de Kiev, une affiche en forme de timbre montre le président russe Vladimir Poutine en train d'être jugé.


Tribune:


Les B.R.I.C.S. et la guerre en Ukraine


Le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a vu le jour en 2001 et a intégré l’Afrique du Sud en 2011. Considéré au départ comme le regroupement des puissances émergentes, il représente plus de 40% de la population mondiale, et plus de 31% du PIB.


Plusieurs pays importants sont déjà observateurs, certains importants (la Thaïlande, le Mexique, l'Égypte) d'autres beaucoup moins (la Guinée et le Tadjikistan). Les Emirats arabes unis, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Nigeria, le Sénégal, l’Algérie, l’Argentine, l’Iran ont présenté leurs candidatures. Le Mexique, la Corée du Sud ou encore la Turquie ont été refusés sans raison évidente.


Largement dominé par la Chine, Les BRICS sont une organisation basée sur les intérêts économiques et théoriquement non politiques. Même aujourd’hui l’Inde et la Chine ont des relations difficiles depuis la guerre de 1962, Pékin refuse aussi à Brasilia un poste au Conseil de sécurité de l’ONU. Sur le plan économique l’Inde, le Brésil et la Russie désirent une revalorisation du Yuan refusée par Pékin.


Les BRICS plaident pour « une refondation des organisations internationales comme le Conseil de Sécurité de l’ONU, le FMI ou la Banque mondiale dans un sens qui reflète mieux l'émergence des nouvelles puissances et le caractère multipolaire du monde au XXI° siècle ». Les BRICS veulent renforcer leur poids et mieux faire avancer leurs points de vue dans les négociations économiques internationales notamment au G 20, au FMI et à l'OMC. C’est clairement le discours de Xi Jinping.


Au niveau de la guerre en Ukraine les BRICS tentent de représenter une position équilibrée entre Russie et Ukraine, visant une position de médiateur dans cette guerre. Cependant ils présentent une position anti-américaine commune et sont opposés aux sanctions économiques contre la Russie. Ce qui en fait au minimum des soutiens financiers à V. Poutine.


A l’évidence les BRICS représentent un rival systémique en face du G7, permettant à la fois à la Russie de sortir de son isolement lié à la guerre, et à la Chine de montrer sa force dans le cadre de la problématique de Taiwan. Il est aussi clair que l’Afrique est la cible principale des BRICS, l’intégration de l’Afrique du Sud en est une preuve.

Pour le moment les BRICS sont un regroupement d’intérêts majoritairement économiques mais que vont-ils devenir? C’est une question que l’Union européenne va devoir rapidement évaluer car la guerre en Ukraine est en train de redessiner la géopolitique mondiale.


Charles-Antoine ROUSSY


Les nouvelles de l'Europe:


Les enfants ukrainiens dans l’horreur de la guerre


Depuis le début de la guerre, l’actualité a souvent relaté les horreurs commises par Poutine et son armée mais un fait a jusqu’à présent été peu mis en lumière : les déportations d’enfants ukrainiens et pourtant il s’agit d’un crime ressenti comme encore plus odieux que les autres.

Les chiffres sont imprécis mais le phénomène existe bel et bien : depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, des milliers d’enfants ukrainiens, orphelins ou pas, ont été forcés de passer la frontière russe.


Photo : Conseil de l’Europe, Declaration on Ukrainian children


Les états et les instances internationales prennent peu à peu la mesure de cette catastrophe humanitaire. Aujourd’hui, l’opinion internationale, en Europe et aux Etats-Unis, de plus en plus avertie, s’émeut du phénomène.

Et les Russes ne s’en cachent pas, bien au contraire, ils qualifient ces mesures d’actions humanitaires !


Combien d’enfants ont-ils été déportés ?

Certaines associations comme « Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre » en ont identifié 19.000 alors que les Russes évoquent eux-mêmes le chiffre de 700.000 enfants. Le site Children of War a été créé à la demande de Volodymyr Zelenski. Il rapporte le chiffre de 12 000 enfants qui ont été déportés vers la Russie. On peut voir leurs photos, noms et prénoms. On peut aussi trouver des informations sur 440 enfants tués, 851 enfants blessés et 328 enfants disparus dont on ignore le sort.

La Cour pénale internationale (CPI) a émis en mars un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour crime de guerre de « déportation illégale » d’enfants ukrainiens.


Il s’agit d’une volonté politique. Selon Karolina Hird, analyste de la Russie à l'Institute of the Study of War, les ordres partent de Poutine et passent par Maria Lvova-Belova, commissaire -soi-disant- aux droits de l’enfant qui est devenue le visage d'un système omniprésent dirigé par le Kremlin : la déportation de milliers d'enfants ukrainiens vers la Russie. Des données en "open source" (sources ouvertes à tous) et des réseaux tels que Telegram Messenger éclairent le rôle joué par Lvova-Belova, visage d’une structure opérationnelle composée de camps de rééducation, d'itinéraires de transport et de stratégies de déportation. Plusieurs organisations s'efforcent de lever le voile sur le réseau qui se cache derrière. Les responsables des territoires occupés, des fonctionnaires locaux, des employés d'hôpitaux, des journalistes, du personnel universitaire et des militaires ont été impliqués comme en témoignent des rapports et des témoignages de première main transmis à la CPI. D'autres organisent la logistique des transports, remplissent des papiers et délivrent des passeports.

"Il est très important de comprendre que de nombreuses personnes du gouvernement russe gèrent tout cela", a déclaré Artem Starosiek, PDG de Molfar, une communauté ukrainienne de renseignement open source, qui a enquêté sur Lvova-Belova.

On peut se demander pourquoi le Kremlin a organisé une telle opération.

Il s’agit d’un processus historique. Poutine, ancien membre du KGB, reprend les méthodes staliniennes. Les déportations de masse, systématiques et organisées, sont une des formes de violences étatiques extrémistes du stalinisme. En un quart de siècle, on estime à 7 millions le nombre de personnes qui ont été déportées, c’est-à-dire déplacées de force avec confiscation de leurs biens.

C’est une politique volontariste d’assimilation massive de la part de Moscou qui réitère celle mise en œuvre en Crimée en 2014.

Une autre raison est démographique. Cette guerre est couteuse en vies humaines pour chacun des pays. L’Ukraine se voit ainsi privée de sang neuf au profit de la Russie.


Comment réagit la communauté internationale ?

Beaucoup d’états et d’organisations internationales expriment leur indignation. Mais de quels moyens d’action disposent-ils ? Aucun.

- L'Union européenne va organiser en partenariat avec la Pologne et Kiev une conférence afin d'aider à la localisation des enfants enlevés en Ukraine par la Russie et à leur retour dans leur pays. Son objectif est "d'aider les organes de l'ONU et les organisations internationales concernées à obtenir des informations plus complètes" sur les enfants déportés. "Cela inclut également les enfants qui ont été adoptés ou transférés dans des familles d'accueil russes", a détaillé la présidente de la Commission européenne.

- L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a activé le mécanisme de MOSCOU. Ce mécanisme vise à enquêter sur les allégations de graves violations des engagements pris par les Etats dans le cadre de l’OSCE -dont la Russie est membre- et à identifier des actions pour y remédier.

Les conclusions des rapports des deux Mécanismes de Moscou publiés le 13 avril et le 14 juillet 2022 sur les violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire en Ukraine ont mis en lumière des informations crédibles concernant des transferts forcés et la déportations de civils ukrainiens par la Russie, y compris d’enfants non accompagnés. Le rapport du 5 mai dernier incrimine davantage les opérations russes en déplorant de « multiples violations des droits des enfants » au service d’un « plan pour les assimiler de manière massive». Les autorités russes auraient développé une méthode « systématique », qui vise à intégrer les jeunes ukrainiens dans des familles russes au lieu d’agir en faveur du retour dans leur famille. Ils seraient également soumis à une « campagne d'information pro-russe dans le but de les rééduquer et [seraient] soumis à des formations militaires ».

- Le Conseil de l’Europe lors de son 4e Sommet a adopté une déclaration sur la situation des enfants d'Ukraine.


La seule action utile que peut mettre en place la communauté internationale aujourd’hui est de documenter le plus possible ces actions afin d’identifier ces enfants et de leur permettre un éventuel retour dans leurs familles Et de communiquer des informations nécessaires à une éventuelle inculpation devant la Cour pénale internationale.


De quels crimes peuvent être accusés Poutine et toute la chaine des responsables de ces atrocités ?

Dans son premier rapport rédigé depuis que la Russie a lancé son offensive contre l’Ukraine le 24 février 2022, la Commission d'enquête de l’ONU conclut que les situations qu'elle a examinées concernant le transfert et la déportation d'enfants, à l'intérieur de l'Ukraine et vers la Fédération de Russie respectivement, violent le droit international humanitaire et constituent un crime de guerre.

Si l’ONU n’a pour l’instant pas retenu le chef d’accusation de génocide, elle pointe du doigt les mesures juridiques et politiques prises par des responsables russes concernant le transfert d'enfants ukrainiens, et le décret présidentiel de mai 2022 facilitant l'octroi de la citoyenneté russe à certains enfants.

Le rapport de l’OSCE souligne la forte probabilité d’un crime contre l’humanité dans la mesure où la Russie ne respecte pas l’interdiction d’évacuer « des enfants vers un pays étranger, sauf temporairement pour des raisons impérieuses de santé ou de sécurité ».


Cette tragédie est une volonté de détruire l’avenir d’un peuple. Et nous y assistons, impuissants.


Isabelle ROUSSY


Du bois des barques échouées de migrants aux «violons de la mer»


Beaucoup de migrants débarquent sur les côtes de l’Italie et leurs embarcations restent sur les plages. Des débris de barque s’échouent aussi, après un naufrage souvent meurtrier…

Une fondation italienne a eu l’idée de relier ces drames à une action positive : donner une deuxième vie à ces bois échoués, en les confiant à des prisonniers de droit commun pour qu’ils les transforment en violons.


Ces « violons de la mer » ne sont pas des Stradivarius, mais ils ont une âme ! Et ceux qui participent à cette métamorphose en sont conscients et fiers, quels que soient les crimes qui les ont amenés en prison...



La Fondation italienne Casa dello Spirito e delli Arti – Maison de l’esprit et des arts - accompagne des personnes marginalisées, notamment des détenus, pour favoriser leur réhabilitation.

Avec le soutien de cette Fondation, la prison de haute sécurité Opera, à Milan (1 400 détenus), a monté un atelier de menuiserie et de lutherie, où des détenus fabriquent des violons, des violoncelles et des violes de gambe, sous la direction d’artisans qualifiés et pédagogues. Habituellement les instruments étaient destinés à des élèves de conservatoires qui ne pouvaient pas s’en acheter.


Utiliser les bois des barques de migrants échoués à Lampedusa ou d’autres lieux donne une dimension différente à la fabrication de ces instruments : les quelques détenus qui y participent pensent évidemment au sort des migrants, ils s’en sentent solidaires et retrouvent ainsi un peu de dignité. « A travers l’art et l’artisanat, des détenus deviennent des passeurs de mémoire », s’enthousiasme un responsable de la Fondation.


Il faut trois mois pour fabriquer un « violon de la mer ». Le bois des barques est généralement du pin et de l’olivier, et pas l’épicéa (scié en plus d’une façon particulière) utilisé habituellement. La peinture des barques est préservée le plus possible, pour afficher clairement l’origine des bois. D’après le luthier de l’atelier, la sonorité de ces instruments est tout à fait satisfaisante, bien meilleure qu’attendu, et elle est chargée d’une émotion particulière.

Les instruments sont confiés à des formations musicales, qui le temps d’un concert deviennent « Orchestre de la mer ».


Un détenu de l’atelier : « J’ai la chance d’être impliqué dans un travail qui donne une voix à ceux qui ne l’ont plus. Je suis fier de ces violons qui chantent pour vaincre l’oubli ».


Jean-Jacques SMEDTS


L’Europe met le nez sur son passé


L’histoire laisse des traces multiples : des écrits, des monuments, des peintures sur les parois des grottes, des œuvres d’art, des musiques, des légendes… Les odeurs, pourquoi pas ?


Appréhender le passé par notre odorat, c’est l’objet de l’ambitieux projet « Odeuropa » dans lequel plus de trente chercheurs de 6 pays européens (*) se sont lancés en janvier 2021, pour 3 ans, avec un financement de près de 3 millions d’€ apporté par la Commission européenne. Un projet européen qui sort vraiment des sentiers battus !


Les spécialités mobilisées sont multiples : historiens, linguistes, chimistes, parfumeurs, cherchent à recenser, décrire, analyser et même parfois reconstituer les odeurs - agréables ou non - qui accompagnaient notre passé.

L’intelligence artificielle est mise à contribution pour repérer ce qui peut se rapporter aux odeurs dans les textes et les images du passé qui constituent une énorme base de données. L’ordinateur apprend à repérer des mots tels que « senteurs, boisé, fruité » et des objets dont les matières sont odorantes : tabac, cuir, fleur, corbeille de fruits…, ou encore des lieux pouvant être chargés d’odeurs : jardin, usine, cabinet de toilette, … Dans les tableaux, sont aussi recherchés des animaux odorants ou des gestes comme se pincer le nez ou le froncer, ou encore les accessoires utilisés pour se protéger des mauvaises odeurs (pendentifs, diffuseurs de parfums).

Les données collectées sont utilisées par les historiens pour constituer et nourrir une vaste encyclopédie en ligne du patrimoine olfactif européen. Les livres anciens ont eux-mêmes des odeurs complexes : le papier, les encres, le cuir de la reliure….

Certaines senteurs peuvent être reconstituées. Ainsi l’odeur de boîtes à tabac anciennes a été analysée à partir des COV (composés organiques volatils) qu’elles ont conservées, puis ces COV ont été assemblés pour reconstituer les senteurs. Plus simplement, des textes donnent des recettes, comme par exemple celles des « pommes d’ambre », pendentifs en forme de sphère ajourée utilisés aux XVIe et XVIIe siècles pour se protéger des mauvaises odeurs et (soi-disant) de maladies comme la peste. Dans ces pendentifs on trouvait du romarin, de la cannelle, du clou de girofle, de la rose et des produits musqués comme la civette (musc produit par des glandes de cet animal) et l’ambre gris (qu’on trouve – à grand prix - dans le système digestif du cachalot).


Le projet vise aussi à développer des politiques de conservation et de protection du patrimoine olfactif européen.

Certes les parfumeurs ont eux-mêmes conservé des parfums qui ont jalonné leurs parcours, mais cela ne remonte guère plus loin que le début du XXe siècle.

Il existe en France, à Versailles à l'ISIPCA (école française d'études supérieures en parfumerie, cosmétiques et arômes) une Osmothèque, véritable conservatoire des parfums. Un lieu unique au monde, où 5 000 fragrances sont conservées à 12 °C sous atmosphère protectrice dans des flacons presque opaques. « Ces parfums sont des œuvres qui constituent une histoire de l’art olfactif… et un conservatoire d’émotions », dit la présidente du comité scientifique de l’Osmothèque. Parmi cette multitude de senteurs, près de 1 000 ont disparu et ont été reconstituées ; la plus ancienne est probablement le parfum du roi des Parthes (dont le royaume s’étendait au 1er siècle ap. JC du sud-est de la Turquie à l’est de l’Iran) : les 27 ingrédients sont cités dans un texte latin, et c’est un parfum extrêmement puissant avec beaucoup d’épices.


Les odeurs, une dimension nouvelle de la compréhension de notre passé !


Jean-Jacques SMEDTS


(*) Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Italie, Slovénie… et Royaume-Uni.


Les nouvelles de la Maison de l'Europe


Bilan du Joli Mois de l'Europe


Retour sur la participation de la Maison de l'Europe de Nîmes - Europe Direct Nîmes Bas-Rhône Cévennes au Joli Mois de l'Europe 2023.



Le Joli Mois de l'Europe est un dispositif national et régional qui met à l'honneur différents projets et événements ayant lieu dans toute la France. Pendant tout le mois de mai, de nombreux partenaires associatifs et institutionnels organisent des événements sur l’Europe et son action en région. Spectacles, cafés-débats, concerts, expositions, dégustations, villages européens… Chacun à sa manière évoque l’Europe dans notre quotidien.


La Maison de l'Europe de Nîmes - Europe Direct Nîmes Bas-Rhône Cévennes a organisé des événements dans ce cadre et participé à des activités organisées par ses partenaires.


En chiffres, le Joli Mois de l'Europe 2023 de la Maison de l'Europe de Nîmes, c'était...

  • 24 évènements

  • 4 départements, 2 régions

  • 1278 personnes touchées

  • 3298 personnes touchées sur les réseaux sociaux


FÊTE DE L'EUROPE À BELLEGARDE

La 21ème édition de la Fête de l'Europe de Bellegarde a été organisée lundi 8 mai. C'était l'occasion de découvrir la culture et la gastronomie d'autres pays et de participer aux animations prévues pour les grands et les petits. Cette année, les territoires d'outre-mer ont été mis à l'honneur.

La Maison de l'Europe, a tenu un stand d'information avec des quiz et des jeux qui ont permis à plus de 150 personnes d'approfondir leurs connaissances sur l'Union européenne tout en s'amusant!

Nous étions également présents sur scène avec notre volontaire ukrainienne Yuliia qui est montée sur scène pour proposer une initiation à une danse traditionnelle ukrainienne.



JOURNÉE VOLONTAIRES EUROPÉENS À FRONTIGNAN


Les 10 et 11 mai, les volontaires européennes accueillies et coordonnées par la Maison de l’Europe de Nîmes ont participé au 1er rassemblement régional des volontaires européens d’Occitanie à Frontignan.

Organisé par la Maison de l'Europe de Montpellier, les CEMEA et cofinancé par la DRAJES Occitanie, le mercredi 10 mai a permis aux volontaires d’Occitanie de se rencontrer et d’échanger sur leurs projets et a permis aux tuteurs et tutrices des volontaires de s’interroger sur les bonnes pratiques, la Validation des Acquis de Mobilité Internationale, les outils et recettes à partager pour réussir un bon accueil de volontaires.


Le jeudi 11 mai, la Ville de Frontignan a organisé la 7ème édition du salon « Bougeons nos frontières » en invitant plus de 250 élèves des classes de 4ème. Les volontaires européens ont animé des ateliers dédiés à la sensibilisation à l'Union européenne durant la matinée.



JOURNÉE SERVICE CIVIQUE À MÉJANNES-LE-CLAP


Sur l'ensemble de la journée du 16 mai, les volontaires en Service Civique provenant de tout le département du Gard se sont rassemblés à Méjannes-le-Clap afin de pouvoir échanger sur leurs expériences et rencontrer les autres services civiques de la région.

Ces volontaires ont participé à 6 différents ateliers (quiz jeux olympiques ; les champs des possibles-formes d’engagement ; première impression-lutte contre les préjugés ; être humain-vivre ensemble ; mon projet de mobilité en Europe ; civiq déclic- mon parcours citoyen au quotidien).


Caterina et Yuliia ont animé le stand autour du projet de mobilité. L’après-midi, les volontaires ont été divisés en 2 groupes. Le premier groupe est parti visiter la grotte de la Salamandre, tandis que le deuxième groupe a participé à une « course d’orientation ». La journée s'est soldée par une remise de cadeaux et une évaluation de la journée par les volontaires.


L'EUROPE EN LOZÈRE

Durant le Joli Mois de l'Europe, la Lozère a également été mise à l'honneur. La Maison de l'Europe était présente du 11 au 12 mai dans le département pour des animations auprès de ses partenaires. La première journée était dédiée aux établissements scolaires de St Chély d'Apcher tandis que la seconde était dédiée aux jeunes de la Mission Locale de Mende.


  • 11 mai Lycée Sacré Coeur (St Chély d'Apcher)

Au cours de la matinée, Caterina a présenté au sein du lycée Sacré Coeur, une animation sur la construction européenne. Les 30 jeunes ont dû replacer les événements importants de l'Histoire de l'UE dans l'ordre chronologique.

  • 11 mai Lycée François Rabelais (St Chély d'Apcher)

L'après-midi, Caterina est ensuite intervenue avec le PETR du Gévaudan auprès d'une trentaine de jeunes au lycée agricole de François Rabelais. Il s'agissait d'informer les lycéens sur la PAC autour d'activités ludiques. Le président du GAL Gévaudan Jacques Blanc, est venu pour rappeler l'importance de l'UE dans le département de la Lozère.


  • 12 mai Mission Locale (Mende)

La Maison de l'Europe a organisé un café Europe avec les jeunes de la Mission Locale de Mende. Ainsi, 8 jeunes ont débattu dans la matinée sur la gestion de l'immigration par l'UE et sur les questions de la transformation numérique comme objectif de l'Europe.


L'EUROPE DANS LES CANTINES


Au cours de la semaine du 22 mai au 26 mai, les écoles de Vauvert, Aimargues, Aubord, Le Cailar, Gallician et Beauvoisin ont célébré le JME en proposant des menus européens à la cantine. À cette occasion, la Maison de l'Europe de Nîmes est intervenue sur le territoire de Petite Camargue pour faire connaître l'UE aux plus jeunes.


Les enfants ont pu profiter durant leur pause-déjeuner d'animations et de jeux autour de différentes thématiques. Les 5 volontaires mobilisés ont présenté des jeux autour de la citoyenneté européenne, de l'environnement, des langues et de la géographie européenne. Les élèves ont pu en apprendre davantage sur l'UE tout en s'amusant.


Au total, nous avons touché 120 élèves



L'EUROPE DANS MA COMMUNE

L'Europe des communes à destination des élus et décideurs locaux :


L’Europe fait partie intégrante des politiques nationales et locales comme de la vie quotidienne de nos citoyens. Pourtant, les maires et présidents d’agglomération ou de Communauté de communes déclarent en grande majorité connaître peu ou mal le rôle de l’Europe et les opportunités offertes par celle-ci. Les élus souhaitent toutefois être mieux informés sur les politiques européennes, leur mise en œuvre dans les territoires et les possibilités de soutien, financier et technique, pour leurs projets locaux. C’est la raison pour laquelle le PETR Vidourle Camargue, la Communauté de communes de Sommières et la Maison de l’Europe de Nîmes – EUROPE DIRECT ont co-animé une soirée autour des dispositifs européens pour les communes mardi 23 mai à Crespian, petite commune du Pays de Sommières. Michael Stange de la Maison de l’Europe a présenté les financements et dispositifs disponibles de l’Union européenne pour les communes avant d’intégrer un petit moment ludique autour du volontariat européen (Corps européen de solidarité) et national (service civique) avec des témoignages de volontaires. La soirée s’est clôturée par des témoignages de projets soutenus pas le PETR Vidourle Camargue.

PROJECTION / DÉBAT L'AUBERGE ESPAGNOLE

Le 31 mai, la Maison de l'Europe était présente au côté du PETR de Vidourle Camargue au cinéma Le Venise à Sommières pour la projection du film "L'Auberge Espagnole". La fin de la séance était l'occasion de débattre sur les différents clichés entre le film et la réalité.


Charlène est intervenue pour présenter les différents programmes de mobilité existant au sein de l'UE. Nos volontaires ont également témoigné de leurs expériences en France et à l'étranger.


Nous avions un stand d'information à la sortie de la salle pour que le public puisse s'informer sur les différents programmes de mobilité.

CAFÉ MULTI KULTI ET LINGUISTIQUE

Comme tous les mois, nos volontaires ont organisé des cafés linguistique et Multi Kulti, mais cette fois-ci, ils avaient une touche particulièrement européenne !


Pour le café Multi Kulti, notre volontaire Yuliia avait préparé une présentation de l'Union européenne comme introduction, puis nous avons eu une présentation du Sénégal, de la République Dominicaine et de la Biélorussie.


Le café linguistique était pour la première fois au café La Serre, dans le bâtiment de la piscine Pablo Neruda. Le thème de la soirée était centré sur le poète Baudelaire. Nous avons pu assister à des lectures de ce dernier en allemand, espagnol, français et anglais.



AUTRES ÉVÈNEMENTS

Tout au long du mois de mai, la Maison de l'Europe a animé plusieurs ateliers sur des thématiques variées au sein des lycées de Nîmes.


Lycée Hemingway


60 élèves ont testé leurs connaissances sur l'UE à travers le jeu EUROMIND. Les élèves ont été divisés en 4 équipes et sont passés dans 4 ateliers différents dédiés aux thématiques : la PAC, le patrimoine européen, le fonctionnement de l’UE et l’histoire de l’UE. Sur chaque atelier, il y avait des quiz et des jeux interactifs pour faire acquérir des nouvelles connaissances aux élèves de façon ludique.


Lycée St Vincent de Paul


Une classe de seconde a participé à un jeu de simulation d'élection européenne. Pendant la première partie, les élèves ont discuté et négocié les programmes des différents groupes politiques présents à l’intérieur du Parlement européen. Pendant la deuxième partie, les différents programmes ont été présentés avec leurs modifications et votés par les élèves comme pendant une véritable séance de vote pour les élections européennes.


REMERCIEMENTS

L'équipe de la Maison de l'Europe de Nîmes - Europe Direct Nîmes Bas-Rhône Cévennes souhaite remercier les personnes et les partenaires ayant rendu possible l'organisation et l'animation du Joli Mois de l'Europe 2023 :


Les volontaires européennes: Yuliia, Yina, Maryna, Lucía, Raquel, Natia, Marina, Katharina, Felicitas et Alwine, Julija, Meilyna et Eve, volontaires en service civique et stagiaire à la Maison de l'Europe.


Le PETR Vidourle Camargue

Nîmes Métropole

Le lycée Dhuoda

Le lycée Hemingway à Nîmes

Le collège Feuchères

La Ville de Bellegarde

La Ville de Monteux

La Ville de Frontignan

Le cinéma le Venise à Sommières

Le Collectif départemental du service civique


Merci pour ce Joli Mois de l'Europe 2023 et à l'année prochaine !



Passage de témoins pour la présidence du Conseil de l’Union européenne


Tous les semestres, la présidence du Conseil de l’Union européenne change de mains.

Jusqu’au 30 juin c’est la Suède qui assure cette responsabilité. S.E. Håkan ÅKESSON, ambassadeur de Suède en France viendra à Nîmes le 26 juin 2023 à 18h nous présenter le bilan de la présidence suédoise.



Tous les semestres la présidence du Conseil de l’Union européenne change de mains.

Jusqu’au 30 juin c’est la Suède qui assure cette responsabilité. Mais 6 mois c’est très court, aussi les États membres qui assurent la présidence travaillent en étroite coopération par groupes de trois, appelés "trios". Ce système a été introduit par le traité de Lisbonne en 2009. Le trio fixe les objectifs à long terme et élabore un programme commun définissant les thèmes et les grandes questions qui seront traités par le Conseil au cours d'une période de dix-huit mois. Sur la base de ce programme, chacun des trois pays élabore son propre programme semestriel plus détaillé. Chaque pays a ainsi l’opportunité de mettre en avant et de faire avancer des dossiers qui lui tiennent à cœur. Les conditions géopolitiques sont différentes pour chacun et c’est le moment d’impulser des conceptions personnelles dans la construction européenne.

Le trio actuel est composé des présidences française, tchèque et suédoise et le prochain associera l’Espagne, la Belgique et la Hongrie.


Quelles sont les tâches de la présidence ?

La présidence a pour rôle de donner une impulsion aux travaux législatifs du Conseil de l’UE tout en maintenant la continuité du programme de l'UE et en veillant au déroulement harmonieux du processus législatif et à une bonne coopération entre les États membres. Pour y parvenir, la présidence doit jouer le rôle d'un intermédiaire intègre et neutre. La future présidence de la Hongrie soulève quelques inquiétudes quant à ces qualités.


La présidence a deux tâches principales :

  • Planifier et présider les sessions du Conseil et les réunions de ses instances préparatoires.

  • Représenter le Conseil dans les relations avec les autres institutions de l'UE, en particulier avec le Parlement européen et la Commission. Son rôle est de tenter de dégager un accord sur des dossiers législatifs. Elle travaille en étroite coordination avec le président du Conseil européen et le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité


Chaque présidence présente ses priorités :

La Suède a défini quatre priorités :

  • sécurité – unité

  • compétitivité

  • transition écologique et transition énergétique

  • valeurs démocratiques et État de droit

La présidence suédoise veut mettre en avant la poursuite de l'aide économique et militaire à l'Ukraine, ainsi que le soutien à son statut de pays candidat à l'UE. Elle porte une attention particulière à la compétitivité européenne, à la réduction des risques de prix élevés et volatils de l'énergie et à la réforme du marché de l'énergie, à la transition écologique et à la défense du principe de l'État de droit.


« Notre unité et notre volonté d'agir restent essentielles pour la sécurité, la résilience et la prospérité de l'UE. La Suède prend la présidence alors que l'Union européenne est confrontée à des défis sans précédent. Une Europe plus écologique, plus sûre et plus libre constitue le fondement de nos priorités. » Ulf Kristersson, Premier ministre suédois, lors de la présentation des priorités politiques de la présidence suédoise, le 14 décembre 2022.


Le Mouvement européen Gard invite chaque semestre le représentant du pays qui achève sa présidence tournante à nous présenter son bilan, bilan qui sera d’autant plus intéressant que ce premier semestre 2023 a été d’une actualité très riche.

À la lumière de la situation créée par l’agression russe en Ukraine, on mesure que chacune de ces priorités établies par la Suède a gagné en urgence et en acuité.

La Suède aura-t-elle fait avancer ses priorités ? Si oui, jusqu’à quel point ? Où en est sa démarche pour rentrer dans l’Otan ? C’est ce que nous dira l’ambassadeur.


Lundi 26 juin 2023 de 18h à 19h30

à la Maison de l’Europe 46 rue de la République - Nîmes

rencontre-débat sur

« Les acquis de la présidence suédoise du Conseil de l’Union européenne »

(janvier/juin 2023)

avec S.E. Håkan ÅKESSON, ambassadeur de Suède en France



Les jeunes bougent grace à l'Europe: témoignages des volontaires européens


Témoignage de Natia: volontaire géorgienne


Je m'appelle Natia Gogolidze et je viens de Tbilissi, en Géorgie. Je suis arrivée en France en septembre et depuis, j'ai beaucoup progressé. Je suis volontaire au Lycée CCI Gard avec une autre volontaire, Raquel. Je suis venue ici pour me découvrir et acquérir une expérience différente en rapport avec mes études.

Mon projet est très intéressant et varié. J'organise des ateliers avec des étudiants et des enseignants, je présente mon pays et je sensibilise les gens à l'UE. Il est intéressant pour moi de travailler avec des personnes différentes.


J'ai vécu une expérience extraordinaire à Madère grâce à ma tutrice Sophie. J'ai participé à des ateliers sur la façon de devenir un entrepreneur social et d'être créatif. Je suis toujours prête à découvrir de nouvelles choses et à partager mes connaissances avec les autres.

Après 6 mois de séjour en France, je peux dire que je suis heureuse d'avoir pris cette décision, pour les gens que j'ai rencontrés et l'expérience que j'ai vécue avec eux.

Je suis sûre que le reste du volontariat sera aussi bon que maintenant.



Témoignage de Besmir: volontaire albanais


Bonjour, je m'appelle Besmir, je vais vous résumer mon parcours en tant que volontaire européen.

Au début, je ne connaissais pas le volontariat européen, puis je me posais beaucoup de questions sur ce qui est en rapport avec ce travail.

Qu’est-ce que je vais faire ? Qu’est ce que je pourrais apporter à l’organisme dans lequel j’irais travailler ?

A commencer dès le premier jour j’ai été très bien accueilli par la Maison de l’Europe à Nîmes, un personnel très agréable et très à l’écoute.

Mon travail se déroulait à Vauvert, une petite ville à 20 min de Nîmes en plein cœur de la Camargue, là où la culture et les traditions restent numéro 1. Je travaillais avec le centre social RIVES, un organisme très sérieux avec un personnel irréprochable.

Durant mon volontariat j’ai dû travailler beaucoup avec des enfants et des collégiens, les aider dans leurs devoirs et leurs parcours, organiser des animations, les informer sur certains aspects mais aussi présenter mon pays qui est l’Albanie (son histoire, la culture, les traditions, la gastronomie), une mission très importante car beaucoup de personnes ne connaissent pas.

L’expérience durant ce volontariat était très bénéfique car j’ai appris comment venir en aide aux jeunes, prendre le temps de réfléchir avant de prendre des décisions, avoir des idées claires pour mon avenir, assister à des séminaires importants où j’ai fait connaissance avec plusieurs volontaires de différents pays de l’Europe.

Pour finir je tiens à vous laisser une citation pour toutes les personnes qui veulent débuter un volontariat européen.


« Ne rêve pas ta vie mais vis tes rêves » --BERNARD ASLEYR—



Témoignage de Lucía: volontaire espagnole


Comme volontaire CES au lycée Saint Vinent de Paul j’assiste les profs d’espagnol pendant les cours dans toutes leurs fonctions. Je travaille avec dix-sept différents groupes, de la seconde à la terminale (bac pro, général et technologique) et avec les BTS de Tourisme, Commerce et Management. Parallèlement, j’organise des cours d’espagnol pour enseignants ou étudiants avec des différents buts (rafraîchir des connaissances, préparer une mobilité à l’étranger, s’entraîner à l’expression orale, etc.).



Avec la Maison de l’Europe et en compagnie de mes copines volontaires, on mène des projets liés à l’apprentissage de langues et qui motivent à la mobilité européenne.


Étant formée en langues étrangères et pour l’enseignement de celles-ci, j’ai choisi ce projet avec les objectifs d’approfondir la langue et la culture francophones et gagner de l’expérience comme enseignante. Je cherchais d’ailleurs à compléter mon expérience comme professeure dans ce pays dans le système privé après avoir été assistante de langue dans des établissements publics dans le passé.


L’immersion linguistique et culturelle dans le pays en plus de l’ambiance internationale avec les autres volontaires et expatriés sur la ville, m’ont offert la possibilité de parler différentes langues et développer mes compétences communicatives et multilingues. De plus, je suis en contact avec des différents accents du français grâce à la diversité des habitants de la ville, où se mélangent des gens de l’Afrique, des Antillais et des Français d’autres régions. Le côté multiculturel de la ville nourrit ma curiosité et m’apporte des connaissances qui ne peuvent qu’enrichir ma future activité comme professeure de français.



Travailler dans l’éducation m’a donné beaucoup d’autonomie, notamment à l’heure de planifier et développer les cours où je suis seule avec les élèves. J’ai appris aussi à m’adapter aux différents caractères et besoins des groupes, et à improviser quand il est plus utile que suivre un planning. Au même temps, être entourée d’autant de gens de différents âges et origines que moi dans le lycée m’a permis de voir des points de vue divers et d’ouvrir encore plus mon esprit.



Les jeunes bougent avec l’Europe : focus sur les stages professionnels

L’été arrive doucement à Nîmes. C’est le moment de faire un point sur les projets de stage Erasmus+ menés par la Maison de l’Europe ce printemps !

Le premier groupe de l'année 2023 est parti pour effectuer des stages en Suède le 17 mars. 4 jeunes de la MLJ Montpellier Méditerranée Métropole, MLJ Nîmes Métropole, MLJ Rhône Argence et E2C Nîmes se trouvent actuellement dans la ville de Lund et continuent leurs projets dans les secteurs de la communication, des projets internationaux et de la vente. La Maison de l'Europe de Nîmes a accompagné les jeunes lors de leur voyage en Suède, s'assurant qu'ils s'installent sans problème. Nous avons également fait une visite d’accompagnement et d’évaluation à mi-parcours en mois de mai.

Le groupe continue ses projets de stages de 4 mois et rentrera en France le 9 juillet.

Groupe pendant une visite culturelle Marwa pendant une activité culturelle
(Marie, Nans, Quentin au centre)

Le deuxième projet de l'année a été réalisé en Allemagne, et plus précisément à Berlin. Le groupe de 8 jeunes de la Mission Locale Nîmes Métropole et de la Mission Locale Petite Camargue est parti le 23 avril. Les jeunes ont également été accompagnés par la Maison de l'Europe de Nîmes jusqu’à leur arrivée. Ils ont effectué des stages de 6 semaines dans les secteurs tels que le marketing, le théâtre, le travail avec les enfants, la production vidéo, etc.

Le groupe est déjà rentré en France le 4 juin avec de nombreuses expériences à partager sur la dynamique ville de Berlin.

Groupe à Berlin Séphora avec sa tutrice

Nouveau départ de groupe le 6 mai. C’était le plus grand groupe de l'année et une collaboration avec 4 Missions Locales différentes: 12 jeunes de la MLJ Alès Pays Cévennes, la MLJ Gard rhodanien Uzège, la MLJ Lozère et la MLJ Petite Camargue. Le groupe a effectué son stage à Prague, en République tchèque dans différents domaines : l'informatique, l’hôtellerie, la petite enfance, l’animalier, la photographie, la couture et la gestion de projet.

Le groupe est rentré en France le 3 juin. Lors de notre réunion de bilan et remise des Europass du 5 juin, nous avons entendu plein de bonnes choses sur la ville de Prague et sur les stages effectués.

Groupe à Prague Visite guidée pour le groupe à Prague

Enfin, nous arrivons au dernier groupe de cette année scolaire. 6 jeunes de la Mission Locale Rhône Argence sont partis pour Barcelone, en Espagne, le 27 mai. Ils y resteront 5 semaines et travailleront dans différents domaines : épicerie bio, centre équestre, centre culturel, animation, petite enfance, couture. Le groupe rentrera en France le 1er juillet.














Groupe à Barcelone Cory avec son tuteur

Nous sommes impatients de les retrouver à leur retour.

Ces projets ne seraient pas réalisables sans le financement de l'Agence Nationale Erasmus+ et de la Région Occitanie. Tous ces projets sont menés par la Maison de l’Europe de Nîmes et il n’y a pas eu de frais de participation pour les jeunes !


Grâce à la Commission européenne, des jeunes de la Lozère et du Gard découvrent Europa Expérience


Europa Expérience a ouvert ses portes en 2022 au grand public à Paris. Via un parcours multimédia, des installations immersives et un cinéma à 360 degrés, vous découvrirez comment l’Union européenne fonctionne et comment vous pouvez participer à façonner son avenir. Vous pouvez également vous offrir un road trip virtuel à travers les pays membres sur un parcours de 1500m² répartis sur trois étages. Tout au long de la visite, on découvre des installations en réalité augmentée.


Afin de promouvoir ce nouveau lieu ludique sur l’Union européenne dans les régions, la Représentation en France de la Commission européenne a invité les Centres Europe Direct à amener quelques scolaires de leurs territoires à Paris. Europe Direct Bas-Rhône Cévennes a organisé deux voyages :

Vendredi 26 mai, des jeunes du lycée Rabelais à Saint-Chély d’Apcher en Lozère ont pu aller à Paris. Ils étaient accueillis par une personne de la Commission européenne pour visiter librement les installations d’Europa Expérience.

L’après-midi ils ont participé à un jeu de simulation sur l’Union européenne.


Lundi 19 juin, ce fut au tour des lycéens du Gard. Pour remercier les lycées qui s’engagent depuis 5 ans dans l’organisation des Erasmus Days dans le Gard nous avons constitué un groupe de jeunes venant du lycée Albert Einstein à Bagnols-sur-Cèze et des lycées de la CCI à et d’Alzon à Nîmes. Michael Stange de la Maison de l’Europe de Nîmes les a accompagnés.

La découverte des lieux :

A 10h, arrivée et visite du cinéma en réalité virtuelle et des stations interactives du rez-de-chaussée suivies à 11h30 par une présentation/échanges avec un représentant de la Commission européenne et un représentant du Parlement européen. Après une pause, jeu de rôle de 14h à 16h.

Voici une première appréciation des Lozériens : « On a beaucoup appris sur les instances de l’Union européenne et grâce à la préparation par la Maison de l'Europe de Nîmes ils ont pu répondre à plein de questions. J’étais très fière d’eux. » Juana Maria Vega, enseignante d’anglais et référente Erasmus.


Les nouvelles du mouvement européen:


Quand l’Europe soutient la bouvine* !


Comme Bruxelles est loin de la Camargue ! et aucun fonctionnaire communautaire ne saurait dire ce que fait un manadier*, un gardian* ou un razeteur* ! Ce n’est pas pour autant que l’Europe ne soutient pas nos traditions taurines.

Source: PETR Vidourle Camargue


La vie des éleveurs de taureaux n’est pas facile et les courses camarguaises*, abrivados* et ferrades* apportaient un revenu supplémentaire aux manades quand la crise de la COVID est venue interdire toute manifestation mettant à mal un équilibre fragile. Difficulté supplémentaire, à la fin du confinement comme pour beaucoup d’autres activités le public s’est fait plus rare.

Une enquête de la Fédération des Manadiers affiche une estimation de perte globale de 15 millions d’euros en 2020 pour les 116 manades adhérentes.


L’élevage de taureaux pour la course camarguaise est un véritable art de vivre. Défini par les usages et pratiques des gens de Bouvine, ce patrimoine culturel tente d’être sanctuarisé par une reconnaissance de l’UNESCO.


Il a donc été décidé d’organiser une opération d’envergure pour dynamiser les traditions locales.

Les 5 Communautés de Communes membres du Pôle d’Équilibre Territorial et Rural (PETR) Vidourle Camargue (Petite Camargue, Pays de Sommières, Rhôny-Vistre-Vidourle, Terre de Camargue et Pays de Lunel) ont souhaité porter un projet pour revitaliser ces lieux de tradition et apporter une aide financière directe aux manades. En association avec la Fédération des Manadiers, la Fédération française de Course camarguaise et l’Union des Jeunes Provence et Languedoc, il a été décidé de créer en 2022 un événement d’exception pour inviter le grand public à prendre part à la vie des manades. Le PETR Vidourle Camargue qui gère plusieurs fonds européens a été sollicité pour apporter un soutien financier.

Une action qui s’organise en trois axes :

- Le temps fort de cet engagement a été le festival des journées « Manades, je vous aimeuuuh ! ». D’avril à octobre 2022, 23 manades en Vidourle Camargue ont ouvert leurs portes au public à l’occasion de journées de découverte conviviales et festives. Ce fut un événement d’exception pour faire découvrir aux visiteurs la « Fé di biou » (la foi dans le taureau), soutenir les manades et les traditions camarguaises

Ainsi, le week-end, en journée ou en soirée, dans les prés ou sous leur laupio*, les manadiers ont proposé des démonstrations de leurs savoir-faire. Passionnés, ces derniers ont transmis leur excellence dans la perpétuation de la Raço di Biou* et le travail avec le cheval Camargue. Plus que de simples fermes, les manades sont le lieu d’une culture complète alliant des animations taurines et équestres destinées aux fêtes de village, des costumes traditionnels, un vocabulaire riche mêlant Occitan et Provençal et même un sport unique au monde : la course camarguaise.

- De plus, en partenariat avec les clubs taurins et la Fédération française de Course camarguaise (FFCC), les communautés de communes volontaires ont créé un nouveau « Trophée taurin intercommunal Rhôny-Vistre-Vidourle».

- Enfin le PETR Vidourle Camargue à travers le programme européen LEADER a participé de façon importante au financement des infrastructures dédiées à la pratique de la course camarguaise et aux animations de rue, ainsi que des équipements et événements pour transmettre ces traditions.


Le financement :

Grâce au dispositif LEADER programme européen qui vise à soutenir la ruralité dans ses spécificités et son développement, l’action « Manades je vous aimeuuh ! » a bénéficié d’un financement à hauteur de 64%, soit environ 68 k€. La valorisation des traditions taurines et plus globalement de la bouvine est inscrite dans la stratégie du Groupe d’Action Locale (GAL) Vidourle Camargue, elle constitue même l’élément distinctif central de notre territoire aux yeux de l’Union européenne.

Le trophée taurin a bénéficié d’une subvention de 6000 euros pour un coût total de 10 000 euros.

Pierre Martinez, président du PETR Vidourle Camargue fait remarquer que l’Union européenne soutient aussi les petits projets de proximité et permet ainsi d’apporter une aide efficace à des collectivités dont les moyens sont limités.


Petit lexique à destination des non-initiés :

Bouvine : tradition taurine

Pour les autres termes, une recherche sur internet peut être efficace (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_de_la_course_camarguaise ) mais une visite dans notre belle région sera infiniment plus agréable et instructive. Les manades vous accueilleront avec plaisir et une balade à cheval au milieu des taureaux sera un moment inoubliable.


Les nouvelles du mouvement européen


Les LGBT et l’Europe – Retour sur la conférence- débat du 4 avril au Spot


Les LGBT et l’Europe ? Mais au fait, quelle est la question ? Les LGBT (pour être correct politiquement, il faudrait dire « les personnes revendiquant leur appartenance à la communauté LGBTQIA+ mais on va faire simple) les LGBT donc, sont des citoyens comme les autres et à ce titre ils ont droit à la même protection que tout un chacun : ça c’est acquis. Mais comme minorité, et minorité très particulière, ils sont plus souvent que d’autres victimes de harcèlement, de discriminations, voire de violences, et la question est donc : l’Europe leur apporte-t-elle, ou leur garantit-elle un supplément de protection ? Et cette fois la réponse est : oui.


C’est ce que voulait vérifier la conférence-débat consacrée à ce sujet, organisée conjointement entre le MEF-30, la Maison de l'Europe et l’université de Nîmes au Spot le mardi 4 avril. Et c’est cette problématique qu’ont illustrée, chacun à sa manière, les intervenants invités.


Franck Arnaud, avocat et membre du Team Europe, a rappelé certaines des bases juridiques qui garantissent cette protection, dont la source et la base restent la Charte européenne des Droits sociaux fondamentaux adoptée en 2001. De nombreux textes, législatifs (directives) ou non (résolution, recommandations, rapports) sont venus consolider ce principe, qui reste un incontournable dans les valeurs européennes : nul ne doit être discriminé du fait ou au prétexte de son orientation sexuelle.


Un récent évènement vient illustrer à quel point ce principe est à la fois solide, et comme tout principe, toujours fragile et susceptible d’être remis en question : à l’instigation de son premier ministre, qu’on ne présente plus, le Parlement hongrois a récemment adopté une loi qui, sous couvert de protéger les enfants de la pédophilie, contient des dispositions clairement homophobes. La Commission européenne a introduit contre cette loi un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne, avec le soutien immédiat de plusieurs États-membres et, espérons-le, bientôt de tous (celui de la France se fait un peu attendre).


Le 2e intervenant, Richard Herry a jugé opportun de retracer le cheminement qui a conduit à la création d’associations et de structures qui se proposent de porter haut les couleurs que la communauté LGBT s’est appropriées, à savoir l’arc-en-ciel, rien de moins. Lui-même est un membre fondateur de l’Arène des fiertés, et a souligné ce que signifie le fait, pour des personnes LGBT, de pouvoir désormais apparaître au grand jour à travers diverses manifestations, la « Gay pride » étant la plus connue, d’où le nom d’Arène des fiertés. Il rappelle néanmoins que la loi sur le mariage pour tous n’a pas été accepté sans réticence -le mot est faible- du côté des autorités municipales.


Enfin Marylou Gouilly, mène dans le cadre de l’université de Nîmes des recherches consacrées aux problèmes de santé, et notamment de santé mentale, des personnes LGBT et de leurs familles sous la forme d’une approche dite « dyadique » : la recherche menée s’intéresse ainsi aussi bien à des familles ayant un enfant LGBT qu’à des familles dont les parents sont LGBT. L’objectif étant de rendre compte des processus impliqués dans la manière qu’ont les personnes LGBT et leurs proches de faire face à la stigmatisation, mais aussi de rendre compte des facteurs et des mécanismes impliqués dans l’acceptation par les parents de leurs enfants LGBT, et enfin, de la manière dont ces facteurs impactent la qualité de la relation parents/enfants ainsi que la santé mentale des uns et des autres.


Au-delà, il s’agit bien évidemment de dénoncer, de prévenir et de combattre les discriminations en accompagnant les familles. Les résultats de la recherche ont donc vocation à être diffusés auprès des associations LGBT et des institutions susceptibles d’accueillir les personnes concernées, qu’il s’agisse de jeunes gens ou de parents.


Le débat avec la salle a ensuite été l’occasion de revenir sur plusieurs points et de les clarifier, mais toujours dans le sens de la valeur ajoutée européenne, qui est importante sur cette « cause » comme sur d’autres. Il a par exemple été rappelé que le Parlement européen a voté le 17 avril 2017 une résolution demandant aux États-membres d’interdire les thérapies de conversion, proposées, ou le plus souvent imposées, par des organisations de type sectaire, à des personnes LGBT dans le but de les « guérir » de leur orientation sexuelle. Le vote positif du Parlement a été massif, les seules voix « contre » venant des bancs de l’extrême droite, auxquelles se sont ajoutées quelques abstentions de députés du PPE.


Pour conclure sur un panorama européen, rappelons qu’à l’heure actuelle 14 États-membres ont adopté une législation de type « mariage pour tous », et 6 autres des mesures autorisant diverses formes d’union civile qui rétablissent les couples homosexuels dans l’intégralité de leurs droits civiques. On voit ainsi qu’il reste encore du chemin à faire, si l’on imagine dans quel imbroglio administratif s’embarquerait par exemple un couple homosexuel avec enfants amené à, ou décidant de, s’installer en Pologne, en Hongrie ou en Roumanie. Si les cas se présentent, il sera intéressant de voir comment les diverses réglementations d‘origine européenne entrent en jeu pour que les droits des personnes, y compris LGBT, soient intégralement préservés.


Enfin, pour compléter le tableau de cette soirée, il convient de dire un mot de l’excellent accueil fait par le Spot, tant sur le plan des locaux que sur celui du buffet, du reste financé par l’université, qui clôtura la manifestation. On le sait, les moments conviviaux ont toute leur importance, et elle égale parfois -bon, n’exagérons pas- celle des propos échangés pendant la partie « formelle » d’une conférence.






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