Lettre Europe Octobre 2020

Tribune : L'unanimité en question



Lors des derniers jours, la règle de l’unanimité a permis à certains pays de bloquer plusieurs initiatives européennes importantes.

Chypre s’est opposée brutalement aux décisions et aux sanctions (pourtant bien faibles) de l'UE vis-à-vis de la Biélorussie (alors qu’elle est d’accord sur le fond...), arguant du fait que l’UE ne prenait pas de sanctions équivalentes contre la Turquie dans le différend sur les espaces maritimes en Méditerranée orientale.

Quelques jours plus tard, c’est au tour de la Hongrie et de la Pologne de menacer de bloquer le fonds de relance post-Covid et le projet de budget pluriannuel de l’Union (soit un montant de quelque 1 800 milliards au total, à approuver à l’unanimité pour permettre notamment à l’Union de s’endetter pour relancer l’économie) au motif de la “conditionnalité des aides”.

La conditionnalité consiste à décider que les pays qui ne respectent pas les valeurs européennes de la démocratie (indépendance de la justice, liberté de la presse, équilibre des pouvoirs) pourraient se voir rogner voire supprimer les aides européennes. Le texte évoque aussi des menaces sur « la bonne gestion financière » et les carences de la lutte anticorruption . Il pourrait aboutir à remettre en cause bien d’autres pratiques des régimes “ illibéraux “.

Nous voyons là la répétition de plus en plus fréquente d'un “chantage facile” permettant à n’importe quel pays membre de l’UE de bloquer une décision pour des raisons qui peuvent être sans lien direct avec le sujet en cause. Cela devient se développe avec le populisme qui enfle dans plusieurs pays de l'UE. De fait, ces blocages empêchent de prendre des décisions rapides, souvent nécessaires à la politique extérieure européenne. Par contrecoup, on facilite le discours des populistes et des opposants à l'UE, qui disent “Voyez l’Europe, elle ne décide jamais rien!!!”. La boucle est bouclée.

Comment en sortir ??

Pour modifier les règles de fonctionnement de l’UE, il faudrait de modifier les traités... à l’unanimité des 27. Qui peut croire aujourd’hui à cela, si in fine cela enlève le droit de veto des uns et des autres sur un sujet ? Tout casser et refaire autre chose, est-ce encore possible? souhaitable?

La seule voie crédible, juridiquement disponible à ce jour, ce sont les programmes de coopération renforcée entre pays qui se choisissent et qui gèrent seuls cette coopération, par exemple sur la fiscalité, l’économie ou la défense ...(c'est-à-dire sur des sujets où l'unanimité est bloquante).

Espérons que l’Allemagne et la France nous montrent le chemin rapidement.

Charles-Antoine ROUSSY, nouveau président de la Maison de l’Europe

PS: Dans les institutions européennes, l'unanimité est nécessaire, notamment pour les décisions du Conseil de l’UE, pour :

  • les questions de politique étrangère et de défense (politique étrangère et de sécurité commune),

  • les questions relatives à la justice et aux affaires intérieures (coopération policière et judiciaire en matière pénale, procureur européen),

  • les questions de fiscalité et l'harmonisation des législations nationales en la matière,

  • les questions liées à l'adhésion à l'UE (élargissement),

  • les questions budgétaires avec la définition du budget pluriannuel de l'UE (cadre financier pluriannuel) et la création ou modification de ressources financières propres à l'Union,

  • les questions de politique sociale avec l'harmonisation des législations nationales dans le domaine de la sécurité sociale et de la protection sociale,

  • les questions de citoyenneté (sur les droits accordés aux citoyens européens),

  • les modifications apportées aux traités.

Brexit : vers un sprint final ?

Pour le moment les jours et les semaines s’égrènent, la cloche annonçant le dernier tour a peut-être déjà sonné, mais le Royaume-Uni et l’Union européenne restent arc-boutés sur des positions très figées.

Les deux parties ont décidé début octobre « d’intensifier leurs négociations » qui doivent se terminer bien avant le 31 décembre (pour laisser le temps de la ratification d’un accord), mais cela n’a pour le moment pas entraîné de mouvements visibles.

Seul élément récent, qui ne doit certes pas améliorer l’ambiance : le 1er octobre la Commission européenne a entamé contre le Royaume-Uni une procédure d’infraction pour non respect d’un accord signé. Et pas un accord annexe ni ancien: il s’agit du texte mis au point à grand-peine sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 31 janvier. Londres dispose d’un mois pour répondre. La procédure pourrait se terminer devant la Cour de justice de l’Union européenne, honnie par les Brexiters !

Même à l’intérieur du parti conservateur, certains des membres importants constatent que le projet de loi sur le marché intérieur de Boris Johnson revient sur une partie de l’accord de divorce avec l’UE (il s’agit des conditions douanières pour les marchandises passant par l’Irlande du Nord) et en cela ils trouvent que le Royaume-Uni viole les lois internationales, comme le font des « États voyous » : shocking, isn’it ? Beaucoup lui reprochent aussi une gestion maladroite de la crise du Covid (il en a lui-même été atteint), qu’il aurait sous-estimée, d’où un confinement trop tardif (ce n’est pas sans rappeler un grand pays anglophone de l’autre côté de l’Atlantique...). Globalement Boris Johnson a donc vu sa cote baisser.


La pêche est un des points qui cristallisent les oppositions entre le Royaume-Uni et l’UE, dont l’équipe de négociation est toujours menée par Michel Barnier.

La Politique commune de la pêche garantit jusqu’à maintenant l’accès des bateaux de pêche européens aux eaux de tous les pays européens côtiers, à condition qu’ils respectent des quotas de prises définis chaque année en commun. Le Royaume-Uni entend « retrouver le plein contrôle de ses eaux »… et pour une île c’est évidemment de première importance ! Par le plein contrôle, le Royaume-Uni entend : négocier la quantité de poisson qui pourra y être pêchée, et par qui, ce que n’accepte pas l’UE.

Le sujet est d’autant plus important, et pas seulement pour les pêcheurs britanniques, que l’espace maritime du Royaume-Uni est très vaste et très poissonneux. Les pêcheurs français, espagnols, belges, danois, irlandais, néerlandais, y font une part importante de leur pêche, et redoutent que s’il n’y a pas rapidement un accord le Royaume-Uni « mette des barbelés sur ses frontières maritimes ». Or le poisson pêché dans les eaux du Royaume-Uni par des bateaux d’autres pays européens représente plus de 40 % du tonnage pêché par ces bateaux. Les pêcheurs du Royaume-Uni, eux, vont peu dans les eaux d’autres pays européens, où ils pêchent moins de 20 % de leurs prises…. et ils vendent 75 % de leur poisson aux autres pays européens, la France étant leur premier client avec la moitié de ces ventes. En résumé, le Royaume-Uni a la ressource, mais les autres pays européens ont l’écoulement : normalement on devrait pouvoir trouver un accord équilibré !

En l’absence d’un accord, le Royaume-Uni pourrait interdire l’accès de sa zone économique maritime exclusive (200 milles marins, soit 370 km) aux bateaux de pêche européens, et négocier des accords séparés avec chaque pays. Les pêcheurs européens le redoutent, notamment les pêcheurs des Hauts-de-France, de Normandie et de Bretagne.


Un élément dont tente de profiter le Royaume-Uni est que la question de la pêche dans les eaux du Royaume-Uni ne concerne qu’une partie des 27 États de l’UE : tous n’ont pas de côtes sur l’Atlantique, la Manche ou la Mer du Nord. Tenter de diviser l’UE, une politique souvent appliquée, que ce soit avant ou après les Horaces et les Curiaces …

Les négociations avec le Royaume-Uni seront bien sûr un des grands sujets à l’ordre du jour du Conseil européen (les 27 chefs d’Etats ou de gouvernements) des 15 et 16 octobre. Cela peut-il déclencher un sprint final dans ces négociations ? Let’s wait and see !!


Discours sur l'état de l'Union européenne le 16 septembre 2020


Mercredi 16 septembre, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a tenu son premier discours sur l’état de l’Union * devant le Parlement européen. La Maison de l’Europe de Nîmes avait à cette occasion lancé une invitation à un « petit déjeuner – transmission de ce discours » dans la plus grande de ses salles. L’invitation a été envoyée à l’équipe interne (salariés, volontaires européens), aux adhérents, ainsi qu’à une quarantaine de partenaires (référents internationaux d’établissements scolaires, journalistes, collectivités territoriales). Une vingtaine de personnes ont répondu positivement à l’invitation.


Déroulement :

8h45

- Michael Stange a accueilli les participants et a introduit le sujet. Notamment pour les volontaires européens, ce Discours sur l’état de l’Union était une nouveauté

- Il a brièvement rappelé le rôle des Institutions européennes en se focalisant sur la Commission européenne et la fonction de la présidente Ursula von der Leyen

- Avant le discours, il a également rappelé quelques objectifs du programme de travail de la Commission en place depuis l’été 2019.

9h15 – 10h30

- Transmission du discours

10h30 – 11h

- Échanges et débat

Quelques points à retenir de l’échange et débat après le discours :


La forme :

- Il n’était pas possible de suivre le discours en VO avec des sous-titrages, seules des traductions simultanées dans une langue étaient proposées : puisque la Présidente Von der Leyen s’exprimait en trois langues (allemand, anglais ou français suivant les sujets), il aurait été préférable de pouvoir suivre le discours en version originale avec des sous-titrages dans une langue au choix. Suivre le discours en traduction simultanée enlève beaucoup de l’intensité et du contenu du message. Pour un tel discours, ce ne sont pas seulement les mots qui comptent mais également la façon dont ils sont exprimés et l’expression de l’orateur

Le contenu :

- La majorité des participants ont trouvé ce discours très intéressant et « réussi ».

- L’ordre dans lequel la Présidente a abordé les sujets a été critiquée : l’économie et l’emploi se sont trouvés en deuxième position du discours (après la situation créée par l’épidémie de Covid 19), et l’État de droit et le Pacte vert n’ont été abordés qu’après. Dans « l’Europe dans le monde », elle a d’abord traité le sujet de la Biélorussie (Belarus) avant de parler du différend entre la Grèce, la Turquie et Chypre en Méditerranée orientale

- La thématique de l’économie a pris une ampleur prépondérante dans le discours

- Il a été apprécié de fixer des objectifs encore plus ambitieux pour le Pacte vert

- Le sujet du leadership européen a été débattu. La volonté de la Présidente de passer à la majorité qualifiée pour une majorité de décisions en politique extérieure a été saluée par nos participants

- Sur le thème des migrations, les participants ont apprécié les paroles mais souhaitent des actes concrets. « Cette misère existe depuis 5 ans et peu d’actions ont été réalisées par l’UE »

- Il a été regretté que la citoyenneté européenne, la jeunesse et Erasmus+ n’aient pas été abordés

* La Commission européenne a trouvé pour désigner ce discours un acronyme très vilain : SOTEU, pour State Of The European Union...


Visite préparatoire pour les stages Erasmus+ à Brescia (Italie du Nord)



Le charme de Brescia ...

Fin octobre et fin novembre 2020, la Maison de l’Europe, avec financement par la Région Occitanie et le programme Erasmus+, organise deux départs de petits groupes de jeunes en stage Erasmus à Brescia en Lombardie (Italie du nord). Les Missions locales jeunes d‘Alès Agglomération et du Gard Rhodanien à Bagnols-sur-Cèze envoient ensemble 12 jeunes à Brescia du 30 octobre au 28 novembre 2020. La Mission locale jeunes de Mende (Lozère) envoie, elle, 7 jeunes dans la même ville de Brescia du 23 novembre au 23 décembre 2020.

Sur une placette de Brescia : Michael Stange (Maison de l’Europe de Nîmes, 2ème à partir de la gauche) avec les personnes des Missions locales jeunes.


Avec 4 représentants des Missions locales jeunes, la Maison de l’Europe a fait du 30 septembre au 2 octobre une visite préparatoire à Brescia afin de rencontrer l’association partenaire sur place, Tempo Libero, et visiter quelques entreprises d’accueil des stagiaires et les lieux d’hébergement. Tempo Libero est une association de 300 salariés environ dont l’essentiel de l’activité est tourné vers l’accueil des jeunes et l’intégration. La mobilité internationale et l’accueil de jeunes européens n’est qu’une petite partie de son activité.

Grâce au financement par le programme Erasmus+ et la Région Occitanie, la Maison de l‘Europe paiera pour les stagiaires le voyage, l’hébergement et un programme culturel sur place, ainsi que pour chacun un forfait hebdomadaire pour la restauration, et rémunérera l’association locale Tempo Libero pour ses prestations.

Réunion avec le responsable d’une école maternelle


BRESCIA VOUS ATTEND ! C’est une belle ville de près de 200 000 habitants. L’Italie du nord, très fortement touchée par le coronavirus au début de l’épidémie l’hiver dernier, fait aujourd’hui figure d’exception en Europe avec un nombre limité de nouveaux cas (pourvu que cela dure!), beaucoup moins qu’en France. Mais les précautions sanitaires y sont évidemment toujours appliquées.

Si vous êtes intéressés et si vous avez entre 18 et 26 ans, n’hésitez pas à contacter vos conseillers dans une des trois Missions locales jeunes !


Erasmus Days : 15, 16 et 17 octobre 2020



La 4ème édition du Forum de la mobilité internationale, organisé chaque année depuis 2017 à la CCI du Gard dans le cadre des Erasmus Days, ne pourra malheureusement pas se faire en 2020 à cause du Covid-19. En effet ce Forum rassemble plusieurs centaines de jeunes en un même lieu. Après maintes réunions du comité d’organisation mis en place par le Pôle Métropolitain Nîmes-Alès, et au vu de l’évolution défavorable de la situation sanitaire en France, nous n’avons même pas pu maintenir un circuit de la mobilité en 4 étapes en centre ville de Nîmes.

Si vous souhaitez organiser au sein de vos établissements un évènement en lien avec le programme Erasmus et la mobilité européenne, nous vous proposons notre concours. Pour ne pas baisser complètement les bras devant l’épidémie, la Maison de l’Europe de Nîmes et les volontaires européens se mobilisent et proposent à tous les établissements scolaires, structures de formation et universités du territoire 3 ateliers clés en main de 1 heure chacun :

1. Mobilité – Opportunité – Compétences

Dans cet atelier nous testons les connaissances des participants sur les dispositifs européens pour les jeunes, par un quiz en ligne. Nous parlons également des compétences qui sont utiles pour être mobile en Europe et celles qui seront renforcées par une expérience à l’étranger. A la fin, nous présentons les outils de valorisation du programme Erasmus comme le nouvel « Europass mobilité ».

2. Partir à l’étranger, à quoi ça sert ?

Dans cet atelier, nous présentons l’impact d’une mobilité sur le parcours personnel et professionnel, en nous appuyant sur les résultats d’études récentes. Nous y intégrons également des témoignages de jeunes partis en Europe.

3. La mobilité professionnelle et les stages Erasmus

Dans cet atelier, nous nous penchons sur le volet professionnel du programme Erasmus, notamment les stages professionnels à l’étranger.

Pour le moment, un joli programme a pu être mis sur pied pour ces Journées Erasmus 2020, plusieurs centaines de jeunes y participeront:

Lundi 12 octobre :

Journée Erasmus au LEGTPA à Saint Chély d’Apcher (Lycée d’Enseignement Général, Technologique et Professionnel Agricole François Rabelais), en Lozère

Jeudi 15 octobre :

Dans la journée du jeudi 15 octobre nous proposons 4 créneaux pour intervenir dans les établissements avec un maximum de 3 ateliers en parallèle : 9h – 10h , 11h – 12h , 13h30 – 14h30 , 15h30 – 16h30.

Plusieurs structures ont déjà manifesté leur intérêt, notamment à Nîmes : Lycée Albert Camus, Lycée de la CCI, École régionale de la 2ème chance, Lycée Saint Vincent de Paul.

Vendredi matin 16 octobre :

Journée Erasmus à Alès Agglomération.

Vivons la mobilité européenne avec le programme Erasmus+ !


Journée européenne des langues 2020 !



A l'initiative du Conseil de l'Europe, depuis 2001 la Journée européenne des langues est célébrée chaque année le 26 septembre. La Commission européenne s’est associée à cette initiative.

« Convaincu que la diversité linguistique est une voie vers une meilleure communication interculturelle et l'un des éléments clés du riche patrimoine culturel du continent, le Conseil de l'Europe soutient le plurilinguisme à travers toute l'Europe. » (https://edl.ecml.at/Home/tabid/1455/language/fr-FR/Default.aspx )

A la Maison de l’Europe, nous ne perdons jamais une occasion de découvrir et parler des langues étrangères : chaque année nous proposons des animations avec nos partenaires qui accueillent des volontaires européens dans leur établissement.

Ainsi, le 29 septembre , grâce à la diversité des nationalités des volontaires européens (Espagne, Grèce, Italie, Pologne, Roumanie, Slovaquie), les élèves des lycées St Vincent de Paul et de la CCI Gard ont pu bénéficier d’animations linguistiques en plusieurs langues. Par des quiz, des jeux et des témoignages, ils ont pratiqué ses langues tout en s’amusant !

N’oublions pas que les langues c’est comme la biodiversité : si on ne fait pas d’efforts pour les préserver, certaines disparaissent. Chaque année des langues s’éteignent dans le monde, avec la disparition des dernières personnes qui les parlaient.

Autrement dit, si on utilise l’analogie avec une vieille publicité : les langues c’est le contraire de la pile Wonder, ça s’use que si l’on ne s’en sert pas.


Agenda d'octobre 2020

Vendredi 9 octobre, 9h30 – 11h

Entretien collectif avec des candidats pour le stage Erasmus+ à Prague (21.11 – 21.12 2020)

Tous les jeunes inscrits aux Missions locales Nîmes Métropole et Petite Camargue peuvent postuler pour ce stage dans le cadre du programme Erasmus +

  • Maison de l’Europe, 46 rue de la République à Nîmes

Lundi 12 octobre, 13h30 – 16h30

Erasmus Days au Lycée d’Enseignement Général, Technologique et Professionnel Agricole (LEGTPA) François Rabelais à Saint Chély d’Apcher (Lozère)

Animations, expositions, stands d’information autour de la mobilité européenne pour les jeunes et du programme Erasmus+

  • LEGTPA François Rabelais – Civergols, Saint Chély d’Apcher

Mardi 13 octobre, 17h – 18h30

Nos voisins allemands et la présidence du Conseil de l’Union européenne – un bilan à mi-parcours

Webinaire (télé-conférence interactive) avec la participation de la députée européenne Evelyne Gebhardt, en coopération avec les Centres d’informations Europe Direct de la Région Occitanie, l’Europazentrum Baden Württemberg et l’Office franco-allemand pour la jeunesse

Mardi 13 octobre, 18h

Café Multi Kulti : Découvrir des pays européens et leurs cultures dans un cadre convivial. Pour cette fois : autour de l’Espagne et de la Grèce

  • Café Olive, 22 bd Victor Hugo à Nîmes

Jeudi 15 octobre, 9h – 17h et vendredi 16 octobre 9h – 12h

Erasmus Days dans le Pôle métropolitain Nîmes – Alès

Animations, expositions, stands d’information et témoignages autour de la mobilité européenne pour les jeunes et du programme Erasmus+ dans plusieurs établissements scolaires et universitaires du Pôle métropolitain

Lundi 2 novembre, 9h –17h

Convention annuelle des maires de la Région Sud (PACA)

Stands d’information et renseignements sur l’Europe en Régions. La Maison de l’Europe de Nîmes y sera présente, avec d’autres Centres Europe Direct

  • Palais des congrès, Parc Chanot, Rond-Point du Prado, à Marseille

Il reste encore des places dans les Groupes de langues !



Les cours de langues de la Maison de l’Europe ont repris depuis le 21 septembre. Vous souhaitiez apprendre une langue mais avez raté le début des cours ? Pas de problème, il reste encore des places dans les groupes suivants (A1 = débutants etc., par ordre croissant de maîtrise de la langue) :

· Allemand A1/A2

· Anglais A2, Anglais B1

· Espagnol A2/B1

· Français Langue Étrangère A1 (débutants)

· Italien A1/A2

Au vu de la situation actuelle et conformément à notre protocole sanitaire, la distanciation physique est prévue durant les cours ainsi que le port du masque et la désinfection des salles entre chaque séance.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous envoyer un mail à l’adresse info@maison-europe-nimes.eu ou consulter notre site web : https://www.maison-europe-nimes.eu/

Quinzaine franco-allemande 2020

Dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande en Occitanie (qui est cette année du 9 au 23 octobre), les Centres d’information Europe Direct de la Région Occitanie, l’Europazentrum Baden-Württemberg en Allemagne et l’Office franco-allemand pour la Jeunesse vous invitent au webinaire (télé-conférence interactive) « Nos voisins allemands et la présidence du Conseil de l’Union européenne », mardi 13 octobre,: 17h – 18h30.

Avec la députée européenne Evelyne Gebhardt, née en France mais élue en Allemagne, les participants dresseront un premier bilan à mi-parcours de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne. Comment fonctionne le tandem Ursula Von der Leyen (présidente de la Commission européenne, qui avant cette fonction était ministre de la défense en Allemagne) - Angela Merkel pour faire face à la pandémie Covid-19, à la crise des migrants sur l’île de Lesbos et pour mettre en place le plan de relance Next Generation EU ? Grâce à la participation de l’OFAJ nous aborderons également la question de la place des citoyens et notamment des jeunes dans la dynamique franco-allemande. Le débat sera animé par Michael Stange, directeur de la Maison de l’Europe de Nîmes, lui-même bi-national français et allemand.

Vous pouvez vous inscrire ici: https://forms.gle/jt6M43fSqciAdqoX8 ; le lien pour vous connecter vous sera communiqué lundi 12 octobre.

Le « webinaire » sera également diffusé via un Facebook live sur la page Europe Direct Occitanie https://www.facebook.com/EuropeDirect.Occitanie



L'assemblée générale 2020 de la Maison de l'Europe

…une belle unanimité



Les adhérents qui ont participé à l’assemblée générale ordinaire et extraordinaire de la Maison de l’Europe de Nîmes, le 28 septembre, ont voté à l’unanimité (non sans avoir posé des questions) le rapport moral, le rapport financier, le rapport d'activités et le budget prévisionnel 2020, et élu le nouveau Conseil d’administration, pour lequel il y a une grande continuité mais aussi deux nouveaux administrateurs.

Ils ont également (c’était la partie extraordinaire de l’assemblée générale) autorisé le Bureau de la Maison de l’Europe à demander et souscrire un prêt de 50 000 € maximum avec garantie de remboursement par l’État, dans le cadre des mesures d’aide publique au redémarrage de l’économie. L’objectif est de mieux assurer, à des conditions avantageuses, le besoin en fonds de roulement de l’association : les versements de subventions et d’avances sur financements de projets et les flux de dépenses ne coïncident malheureusement pas et de ce fait la trésorerie de l’association a parfois connu de sévères périodes d’étiage.

Exceptionnellement, cette assemblée s’est tenue à la Maison du Département du Gard, dans la salle des délibérations du Conseil départemental, très bien équipée et confortable, que le Conseil départemental avait accepté de mettre gracieusement à notre disposition. Qu’il en soit remercié. Cela a permis d’éliminer toute crainte de distanciation insuffisante entre les participants, qui disposaient tous d’un micro individuel.

Lors de cette assemblée, Frédéric Bourquin, notre président depuis mai 2013 (un septennat!) a annoncé sa décision de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat. Il a tant fait pour notre association que chacun peut comprendre qu’il souhaite prendre un peu plus de temps pour sa famille et aussi pour sa récente fonction de trésorier national de la Fédération française des Maisons de l’Europe (FFME). Il reste heureusement administrateur et continuera à nous aider et nous éclairer dans les années à venir.

Depuis sa prise de fonction en 2013, la Maison de l’Europe s’est grandement transformée:


D’une secrétaire en emploi aidé nous sommes passés à une équipe de quatre permanents en CDI,

Du local exigu place Hubert Rouger, puis un peu plus grand rue de la Cité Foulc, à notre siège actuel au 46-48 rue de la République, il n’y a pas photo,

De la Lettre Europe trimestrielle de 2013 à celle-ci, entièrement électronique, adressée mensuellement à plus de 1000 destinataires (et lecteurs, souhaitons-le) l’évolution est considérable,

D’un budget 2013 de 32 000€ nous en sommes aujourd'hui à 335 000 € , rien à ajouter !

Après avoir obtenu en 2012 le label Centre d’Information Europe Direct et l’agrément pour accueillir un volontaire en Service civique, nous sommes maintenant en plus agréés pour accueillir, envoyer et coordonner des volontaires en Corps européen de solidarité et agréés JEP (Jeunesse de éducation populaire)… et nous organisons des stages de professionnalisation en Europe pour des jeunes de notre région


Un grand MERCI à Frédéric pour tous les efforts, le temps et les compétences qu’il a consacrés à notre Maison de l’Europe pendant ces 7 années, en soutenant et accompagnant la véritable mutation de l’association, en l’aidant à maîtriser sa croissance rapide, liée aux impulsions dynamiques données par Michael Stange, directeur de l’association !

Pour la dernière assemblée présidée par Frédéric, les résultats de l’année 2019 qui ont été présentés sont très satisfaisants, y compris sur le plan financier puisque le résultat est nettement positif et que le niveau actuel de la trésorerie disponible est conjoncturellement élevé. De plus l’association a traversé la période de confinement du printemps 2020 sans trop de difficultés, grâce aux efforts d’adaptation de toute l’équipe, qui a alterné télétravail et chômage partiel. Frédéric a donc la satisfaction de quitter la présidence de l’association sur une note très positive.

Le Conseil d’Administration renouvelé a élu (à l’unanimité là aussi !!) un nouveau Bureau pour la Maison de l’Europe:

Président: Charles-Antoine ROUSSY

Vice-président: Jean-Luc BERNET

Vice-président: Pascal BESSON

Secrétaire général: Jean-Jacques SMEDTS

Secrétaire générale adjointe: Isabelle ROUSSY

Trésorier: Jacques GAUTIER

Trésorière adjointe: Colette DAGANI

Après cette élection, nous sommes restés dans la même salle pour écouter et voir la présentation faite par Frédéric sur un sujet qui lui tient très à cœur : la défense des droits de l’Homme en Europe. Europe au sens large puisqu’il s’agit des 47 pays du Conseil de l’Europe, y compris donc la Russie et la Turquie. La Convention européenne des droits de l’Homme a été signée il y a 70 ans et la Cour européenne des droits de l’Homme, créée pour veiller à l’application de la Convention, a été créée il y a 60 ans.

Vous trouverez dans la Lettre Europe de novembre un article sur cette très instructive présentation.

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